Les agents de la région Auvergne Rhône-Alpes appelés à la grève
Françoise Sigot
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La menace planait depuis plusieurs semaines, cette fois, elle est actée. Les syndicats UNSA, FSU, CGT et CFDT ont déposé en fin de semaine dernière un préavis de grève pour le 13 avril. Une échéance volontairement assez lointaine, marquant leur "espoir" de trouver d'ici là un espace de dialogue avec l'exécutif régional.
"Ce préavis a pour objectif d'ouvrir de réelles négociations sur l'ensemble des sujets sur l'harmonisation des accords existants. Il a pour but de nous amener à la négociation de l'ensemble des sujets concernant la mise à niveau des accords visant ces personnels", expliquent-ils dans le courrier remis au président Laurent Wauquiez vendredi dernier.
Le point qui cristallise les critiques et les interrogations reste bien évidemment la réorganisation des services. "Tous les chefs de service ne sont pas encore nommés, les agents ne peuvent pas se projeter, ils ne savent pas avec qui ils vont travailler, ni dans quelles conditions", dénoncent les syndicats qui relèvent beaucoup de signes d'inquiétude et décrivent de plus en plus d'agents "inquiets et à bout".
Selon nos informations, il reste encore une trentaine de chefs de service à nommer sur plus de 100 et l'exécutif de la région espère pouvoir achever leur recrutement d'ici la fin du mois. Pas de quoi satisfaire totalement les partenaires sociaux qui réclament un organigramme, mais aussi et surtout la feuille de route de chaque service.
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D'autant que pendant que la fusion tarde à s'incarner au sein des services, les négociations sociales sont remises à plus tard. "Lors de son élection, le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes, nous a fait savoir qu'il attendait les élections professionnelles pour engager les négociations. Les élections sont faites depuis longtemps et nous n'avons pas commencé à négocier", déplore l'intersyndicale qui souhaite que le temps de travail, comme les régimes indemnitaires et encore les promotions soient rapidement inscrits à l'ordre du jour de l'agenda social.
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Françoise Sigot