Pierre Gattaz : "Que la France redevienne un eldorado économique"
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Pierre Gattaz était l'invité d'honneur du Printemps des entrepreneurs, dont la sixième édition s'est tenue ce 4 avril au Double Mixte à Villeurbanne. Le président du Medef en a profité pour détailler différentes mesures proposées par le syndicat patronal pour que la France "redevienne un eldorado du monde économique et faire revenir nos jeunes, nos talents et les entrepreneurs".
Pour le dirigeant du groupe Radiall, "l'objectif est le plein-emploi, ainsi qu'un taux de chômage de 5 % maximum. Mais ce ne sera possible que si nous retrouvons la croissance. Pour l'instant, elle stagne autour de 1 %." Pour relancer cette croissance, le président du Medef évoque sept défis qui restent à relever, à commencer par la mondialisation. "Le monde est à équiper. Les Français ne sont pas en Chine, ni à Singapour ou en Afrique, où les parts de marché des Français sont passées de 10 % à 5 %."
Le pacte de responsabilité et de solidarité lancé par François Hollande a permis de diminuer les charges sociales des entreprises et ainsi d'augmenter leurs marges. "Mais l'écart reste toujours fort par rapport à l'Allemagne par exemple, mais aussi avec la moyenne européenne." Pour Pierre Gattaz, il faudrait par conséquent réduire les dépenses publiques de 100 milliards d'euros "ou du moins faire en sorte que la croissance des dépenses soit de 0 % par an. Aujourd'hui, elles augmentent de 20 milliards chaque année." L'idée est que cette baisse des dépenses publiques permette une diminution de la fiscalité de façon plus générale.
Selon le patron du Medef, l'un des principaux freins à l'embauche pour les entreprises est le besoin de fléxisécurité mais aussi la complexité du travail "avec 80 codes et 4 000 normes". Pour lutter contre cette "peur de l'embauche", il propose que la loi travail aille plus loin mais aussi une simplification des codes avec "des principes gravés dans le marbre".
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Plutôt que d'apprendre au lycée les théories d'Adam Smith ou de Pareto "qui ne servent ensuite à rien dans l'entreprise", Pierre Gattaz propose que "dès le collège, d'enseigner la micro-entreprise." Mais aussi de développer l'apprentissage, une filière d'excellence encore "mal vue". "En Suisse, 70 % d'une classe d'âge est en apprentissage, les 30 % restants sont des bacheliers", illustre-t-il.
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