Région Auvergne-Rhône-Alpes : un nouveau préavis de grève déposé
Françoise Sigot
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Région Ne pas utiliser Laurent Cerino 3
Laurent Cerino/ADE
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Si la réorganisation des services est en passe d'être achevée, celle portant sur le régime indemnitaire autrement dit les conditions salariales ne fait que débuter. En effet, depuis la fusion des régions, la loi oblige les nouvelles régions à se doter d'un régime indemnitaire unique au 1er janvier prochain. En Auvergne Rhône-Alpes les négociations en vue de la création de ce nouveau régime ne débutent donc pas sous les meilleurs auspices. Les syndicats craignent "un nivellement par le bas", et dénoncent "un dialogue social de pacotille".
Après un premier mouvement de grève au printemps dernier, l'intersyndicale a donc déposé un préavis de grève courant jusqu'au 22 décembre. Ce prévis vise aussi bien les services centraux que les lycées, où des débrayages sont prévus.
Du côté de l'exécutif, on assure au contraire qu'aucun agent "ne perdra de l'argent". La mise en place d'une prime visant à récompenser les agents "qui s'investissent le plus dans leur travail" est également mise dans la balance par l'exécutif qui a aussi prévu à travers ces négociations de parvenir à une harmonisation du temps de travail et de hisser les agents des deux anciennes collectivités à 1607 heures annuelles comme le prévoit la loi.
Au-delà des négociations difficiles sur les rémunérations, les syndicats de la région dénoncent encore les conditions de travail et les conséquences de la réorganisation des services. "La validation des organigrammes ne signifie pas forcément la fin des problèmes pour les agents. En effet, de nombreux postes crées, correspondant à des besoins liés aux nouvelles politiques, ne sont en réalité pas pourvus et toujours en attente de publication. Dans le même temps, de nombreux agents, au bord de la rupture, attendent toujours une nouvelle affectation", affirment les syndicats.
Un comité technique chargé d'avancer dans ces négociations était toujours en cours à l'heure où nous bouclons ces lignes.
Françoise Sigot
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