Auvergne-Rhône-Alpes : le nouveau cadre de travail des agents de la région se dessine
Françoise Sigot
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Il aura fallu une bonne demi-journée d'échanges entre Etienne Blanc, premier vice-président du conseil régional Auvergne-Rhône-Alpes et les organisations syndicales pour parvenir à dessiner les nouvelles règles du temps de travail et de la politique de rémunération qui se mettront en place au 1er janvier.
Le discours est un peu moins positif chez les syndicats. Certes, ils reconnaissent que l'harmonisation des régimes indemnitaires ne se traduira pas par une perte du niveau de leur rémunération pour les agents déjà en poste avant la fusion des deux régions, mais l'organisation du travail les laisse dubitatifs. "On nous refuse une organisation sur quatre jours en se retranchant derrière la mise en place du télétravail, mais bon nombre d'agents, spécialement dans les services techniques, ne peuvent pas télétravailler", peste notamment Christian Darpheuille, pour l'UNSA.
De fait, si l'UNSA, FO et Sud ont en partie ratifié le document présenté par la région, l'intersyndicale à laquelle ne participent pas Sud et FO n'envisage pas le retrait du prévis de grève à ce stade. Leurs inquiétudes se portent plus particulièrement sur les lycées.
"De nombreux remplacements ne sont pas effectués, ce qui génère une surcharge de travail pour les agents. Enfin le recours à des contractuels, dont les contrats s'interrompent à chaque vacances scolaires se généralise, ce qui crée des problèmes de gestion des emplois du temps", dénonce l'intersyndicale UNSA, CGT, CFDT, FSU, décrivant des agents "à bout".
Françoise Sigot