[6/7] Voiron veut maintenir sa vitalité

Marie Lyan

Centre ville Voiron
Office de tourisme Pays Voironnais / Adayg

Marie Lyan

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Pour le maire de Voiron, Julien Polat (LR), l'engagement de l'Etat aux côtés de la municipalité résonne comme une bonne nouvelle.
"Face aux évolutions des modes de vie et à la concentration des activités dans les métropoles, il faut que les villes péri-métropolitaines de taille moyenne arrivent à maintenir la vitalité de leurs commerces".
Avec près de 530 commerces, Voiron possède un tissu économique dynamique qui concourt à son identité, d'après l'édile. "Si la ville perdait cela, c'est comme si elle perdrait un peu son âme".
C'est pourquoi après la piétonnisation et la requalification du centre-ville engagée par ses prédécesseurs, Julien Polat a poursuivi à travers une modification du règlement de stationnement, tout en investissant chaque année 150 000 euros dans l'achat de nouvelles caméras de surveillance près des commerces.
Mais des défis sont encore présents : la ville de 20 000 habitants affiche un taux de vacance de ses locaux commerciaux de 7%, principalement sur des zones situées en périphérie immédiate de son centre historique.
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Dans son courrier de candidature adressé à l'Etat en date du 6 février dernier, l'élu n'hésite pas à parler d'un "sentiment de dévitalisation" généré par l'ensemble de ces facteurs.
C'est pourquoi la municipalité a récemment sollicité l'aide de la Caisse des dépôts pour l'accompagner dans son diagnostic, à travers la réalisation d'une étude visant à identifier et réorganiser les polarités commerciales.
"L'étude vient d'être rendue et nous permettra d'alimenter la stratégie que nous poursuivons avec l'Etat, afin de rentrer dans une logique projet", indique Julien Polat, qui n'est pas encore en mesure d'en dévoiler les premières conclusions.
Mais autant dire que le programme Action Cœur de ville arrive à point nommé : "On avait beaucoup d'idées mais nous n'étions pas capables de tout faire seuls", glisse Julien Polat.
Le maire a cependant déjà esquissé les grandes lignes de son plan d'attaque dans sa lettre d'intention adressée à l'Etat. Y figure notamment l'idée d'instaurer une taxe pour limiter les vacances de locaux commerciaux et de renforcer le dialogue entre les preneurs et les bailleurs avec la mise en place d'un négociateur, mais aussi l'instauration d'un nouveau plan de stationnement pour favoriser la rotation des véhicules, la création d'un poste de manager du centre-ville, ou encore le développement d'une plateforme collaborative de e-commerce (ledeclicvoironnais.com) pour les acteurs du centre-ville...
Selon la ville, le diagnostic en cours devrait permettre de "définir les facteurs de commercialité des lieux clés" et de "proposer des typologies des commerces à accueillir".
Mais la mairie note également que ce travail ne portera ses fruits que s'il est accompagné d'une réflexion conjointe en matière de logement :
Mais avant cela, la ville de Voiron attend justement des précisions de la part de l'Etat concernant l'affectation des fonds du programme "Action Cœur de ville".
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Deux premières rencontres avec la préfecture de l'Isère, qui sera chargée de chapeauter le dossier au niveau local, sont prévues les 27 avril et 1er juin prochain. "On est partis pour un travail échelonné sur plusieurs années", affirme l'édile.
Marie Lyan