L’installation du nouveau conseil municipal de Grenoble s’est tenue ce vendredi au Musée de Grenoble. Le maire sortant EELV Eric Piolle l’emporte, sans surprise, grâce à une majorité absolue des voix, après avoir enregistré 53% des voix au second tour grâce à une large coalition issue de la gauche. Il a cependant dû tenir la barre d’un premier conseil très politisé, marqué par les nombreuses remarques et les interventions de l’ancien maire de droite, Alain Carignon et de ses colistiers, qui disposent désormais de sept sièges au conseil municipal."Un format un peu particulier, compte-tenu de la situation". Et à plusieurs titres. Alors que l'installation du Conseil municipal de Grenoble, ville emblématique de la victoire des écologistes dès 2014, se tenait au Musée de Grenoble compte-tenu des exigences de distanciation sanitaires, Eric Piolle a commencé son nouveau mandat en cédant brièvement sa place à son adversaire, l'ancien maire de droite Alain Carignon.
Se soumettant ainsi à la tradition voulant que le doyen de l'assemblée préside la première séance jusqu'à l'élection du maire. Un épisode qui a pris une résonance bien particulière. Car durant les 45 premières minutes de l'installation de ce nouvel conseil municipal, le maire sortant EELV a été confronté à une vague de prises de parole, issues principalement de l'entourage de son principal opposant, Alain Carignon, qui dispose désormais de sept élus depuis son score de 23% au second tour. Mais aussi de ses anciens adversaires lors de cette quadrangulaire, Emilie Chalas et Olivier Noblecourt, qui disposent désormais chacun de trois élus au sein de ce nouveau conseil municipal.
Une majorité absolue sans surprise
Mais à l'issue du vote, où devaient se prononcer les 59 nouveaux conseillers municipaux, le résultat est demeuré sans appel : Eric Piolle a obtenu une majorité absolue dès le premier tour, avec un total 46 voix, contre 3 voix qui se sont prononcés pour son opposante LREM, Emilie Chalas (hors nuls et blancs). Le maire nouvellement réélu a pu compter sur une large majorité, puisque sa liste avait récolté dès le premier tour, le soutien de représentants citoyens, du parti écologiste et d'une partie de la gauche.
"Il y a six ans, les grenoblois ont fait un choix clair et précurseurd'écouter leurs aspirations plutôt que de rester guidés par de vieilles habitudes. On disait qu'il s'agissait d'un accident, d'une parenthèse. Aujourd'hui, on sait que non", a indiqué Eric Piolle, dans un discours introduisant ce second mandat.