Jean-François Debat, l'un des architectes du PS nouveau ?
Marie-Annick Depagneux
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"Le PS est affaibli mais n'est pas mort ", martèle Jean-François Debat. Après les revers électoraux du printemps, infligés par un quinquennat présidentiel lourdement sanctionné, et par la vague En Marche, le président du groupe d'opposition à la région Auvergne-Rhône-Alpes compte bien participer activement à la reconstruction du parti de la rue Solférino. Pour preuve, il est l'un des premiers signataires de l'appel du mouvement "se mobiliser aujourd'hui pour réinventer la gauche demain !", aux côtés de Najat Vallaud Belkacem, autre socialiste balayée par le vent du renouvellement.
A 51 ans, et alors que les éléphants du parti sont en difficultés, Jean-François Debat peut-il ainsi donner une nouvelle dimension à son engagement ? En intégrant l'ENA il pensait embrasser la Préfectorale "pour être sur le terrain". Mais la politique happe très tôt ce socialiste militant depuis l'âge de 18 ans. Ainsi, en 1989, le conseiller d'Etat se retrouve adjoint au maire de Bourg-en-Bresse, dans l'Ain, en charge de la politique de la ville et aussi président de l'office HLM local. Dix-neuf ans plus tard, ce père de 3 enfants (Arthur, Romane et Justine), marié à une psychopédagogue (Anne), gagne la mairie et décroche sa réélection en 2014. S'il est né à Lyon, c'est dans la capitale bressane, où son père médecin choisit d'y exercer sa profession, qu'il grandit au sein d'une fratrie de cinq.
Jean-François Debat, c'est aussi l'histoire de rendez-vous manqués.
Pourquoi n'a-t'il pas brigué la tête de liste de la gauche lors des élections régionales de 2015, face à Laurent Wauquiez (LR), pour répondre à ceux qui souhaitaient un renouvellement ? Manque de notoriété ?
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"Jean-Jack Queyranne n'a pas souhaité ouvrir la discussion à ce propos. Je me serais alors placé en diviseur. Nous n'avions pas besoin de cela", glisse, loyal, l'ex-vice-président délégué aux Finances.
Marie-Annick Depagneux