Municipales 2020 : A Grenoble, la course aux municipales s’accélère
Marie Lyan

Alain Carignon (sans étiquette) et Eric Piolle (EELV)
DR
Marie Lyan

Alain Carignon (sans étiquette) et Eric Piolle (EELV)
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C'est désormais officiel. Le maire écologiste de Grenoble, Eric Piolle (46 ans) est candidat à sa propre succession à la tête de la ville. Si sa volonté de "poursuivre le travail engagé" ne semblait pas faire de doute, l'élu vient d'annoncer officiellement sa candidature pour un second mandat ce mardi auprès de plusieurs médias locaux, en portant un T-shirt "Nous avons l'espoir en commun", qui pourrait devenir son slogan de campagne.
L'élu a confirmé sa volonté de "rassembler un arc humaniste" autour des valeurs "issues notamment du Conseil national de la Résistance, du féminisme, de la défense des biens communs", autour d'une "logique de projet".
Citant les derniers grands événements qui se sont déroulé au cours de ses six dernières années de mandat en matière d'écologie, - tels que la Cop 21, les grandes marches pour le climat, mais aussi la sortie de Nicolas Hulot du gouvernement -, l'élu estime ainsi qu'il est temps "d'accélérer les transitions" dans les domaines de l'alimentation, de la santé, des mobilités, du logement social.
Alors qu'Eric Piolle avait rassemblé, en 2014, une coalition composée des écologistes, ainsi que du Parti de gauche (devenu La France Insoumise) et de citoyens, l'élu souhaite impulser "une coalition de gauche renouvelée" dont les contours n'ont pas encore été précisés, mais qui se veut déjà "la plus large possible".
Dans une interview accordée à notre confrère de Libération, Eric Piolle est cependant conscient que tout n'est pas joué :
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Quelques jours plus tôt, c'est également un ancien maire, Alain Carignon, 70 ans, qui a annoncé sa propre candidature en début de semaine. Cela faisait deux ans que l'ancien élu, qui avait réalisé deux mandats à la tête de la ville entre 1983 et 1995, sillonnait de nouveau la ville, avec l'objectif de 2020 en tête.
Malgré sa condamnation en 1996 pour corruption, pour laquelle il avait à l'époque écopé de 29 mois de détention pour "abus de biens sociaux et usages de faux", Alain Carignon présentera sa candidature et souhaite même l'appuyer à travers un livre d'une soixantaine de pages, qu'il a choisi d'intituler : "Alain Carignon est un homme libre, Grenoble 2020".
Cette fois, l'ancien ministre de l'Environnement de Jacques Chirac ne demandera pas l'investitute LR et s'affiche "sans étiquette", avec des ambitions qu'il résume en quatre points :
Ces deux candidatures vont rejoindre celle de la députée de la 3e circonscription de l'Isère, Emilie Chalas, déjà investie officiellement par la Commission d'investiture nationale (CIN) de LREM cet été. En pleine construction de son équipe et de son projet, qui se veut "alternatif" et "centré notamment sur l'écologie, la sécurité et la mobilité", cette dernière souhaite elle aussi ouvrir la porte à la droite comme à la gauche, ainsi qu'aux candidats déçus de l'investiture LREM, à savoir Cécile Prost, et Olivier Six. Et se placer directement en compétition avec le maire sortant, Eric Piolle, dont elle questionne le bilan :
des Patriotes
, qui n'ont pas encore annoncé leur position pour cette élection locale.
La bataille pourrait donc s'avérer serrée au sein de la capitale des Alpes, avec une thématique, l'écologie, qui pourrait bien se tailler une place de choix dans les débats entre les différents candidats.
Marie Lyan
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