Dans un doublé historique, les écologistes se hissent aux commandes de la ville comme de la Métropole de Lyon mettant ainsi un terme à près de 18 ans de mandat cumulé pour Gérard Collomb.Article publié le 29 juin à 2:38 mis à jour à 17h45 avec résultats définitifs.
Fin de parti pour une campagne électorale hors norme, aux rebondissements quasi quotidien et profondément altérée par la crise du Covid-19. A Lyon, sur fond d'abstention record (62,24%), Grégory Doucet, tête de liste de Maintenant Lyon pour tous, devient le nouveau maire de la ville avec 52,6% des votes exprimés.
Il survole le vote face au dauphin de Gérard Collomb, Yann Cucherat (29,7% des voix), qui portait les couleurs d'une liste d'union ex-LREM/LR conclue entre les deux tours, et Georges Kepenekian, candidat divers centre sans étiquette (17,1% des voix).
La liste de Gregory Doucet, qui se présentait dans le 3e arrondissement, remporte 7 arrondissements sur 9, seuls les 2e et 6e arrondissement restent dans les mains de la droite, comme les précédentes élections. Et même si Valentin Lungenstrass, le candidat écologiste était pourtant bien placé au 1er tour dans le 2e, il n'a pas transformé l'essai face à l'union de la droite. De tous les anciens élus, seul Pascal Blache, le maire LR du 6e arrondissement, rempile donc pour un deuxième mandat avec 50,02% des voix.
"Lyon a rendez-vous avec l'histoire, le temps de l'écologie est venu. Il est temps de tracer le chemin de la transition écologique et humaniste. Je serai le maire qui écoute, qui délègue et associe et, notamment, qui ancrera les femmes dans la vie de la cité (...) Nous serons fiers demain, d'avoir agi aujourd'hui", indiquait le nouveau maire devant ses soutiens à son QG de campagne.
Humanitaire, cadre chez Handicap International, l'ONG d'origine lyonnaise, Gregory Doucet, nouveau venu sur la scène politique lyonnaise tente déjà de rassembler et de rassurer, notamment les acteurs économiques qui avaient, ces dernières semaines, multipliés les mises en garde.
"On ne fera rien contre les Lyonnais, rien ne sera fait sans les lyonnais (...) Aux acteurs économiques, nous disons que l'économie n'est pas l'ennemi de l'écologie. Elle est sa meilleure alliée, elle le sera dans le temps de la relance mais aussi dans le temps d'après", poursuit-il.