[Ce qui m'inspire - De nouveaux VP à la tête de l'économie 2/5] Henri Gisselbrecht, à Clermont Auvergne Métropole
Sonia Reyne
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Henri Gisselbrecht, le vice-président du développement économique à la métropole Clermont Auvergne, souhaite instaurer "un véritable partenariat avec les entreprises auvergnates".
[Série d'été / Interview] Il vient de prendre la vice-présidence du développement économique à la métropole Clermont Auvergne, juste après une réélection à la mairie de Lempdes (63) au premier tour. Henri Gisselbrecht, vétérinaire, se souvient du débat télévisé Giscard Mitterrand en 1974 et se passionne pour l'économie locale.
Quel est votre parcours en quelques mots ?
Je suis marié, j'ai deux enfants de 29 et 25 ans, un garçon et une fille. Professionnellement, je suis vétérinaire, diplômé en 1986 de l'école vétérinaire de Lyon. J'ai créé ma clientèle ici en 1990 lorsque je me suis installé. Je suis également maire de Lempdes (63) depuis 2014.
Qu'est-ce qui vous inspire dans votre quotidien d'homme politique ?
Je trouve que c'est passionnant, un mandat comme celui d'élu municipal, car c'est à peu près le seul mandat où vous voyez les effets de la décision que vous prenez rapidement. C'est un engagement très proche des gens, qui permet de faire des rencontres que je n'aurais pas faites autrement, de découvrir également des personnes, des histoires aux antipodes de ce que je connaissais.
Qu'est-ce qui vous a donné envie d'entrer en politique ?
Politiquement, je me suis engagé relativement tard. Je n'avais jamais milité dans un parti politique et pour tout vous dire, je ne songeais pas à devenir maire en me rasant le matin. Un certain nombre de circonstances font que ça s'est trouvé comme ça.
Je me suis engagé parce qu'en 2009 et 2010, ce qui se passait dans la commune de Lempdes me déplaisait. Je trouvais que le maire de l'époque mettait ses ambitions personnelles au-dessus de l'intérêt général et je constatais surtout un manque de dialogue avec la population. Mes clients, lors de mes consultations en cabinet, s'en plaignaient.
J'ai assisté à une réunion publique organisée par le groupe d'opposition de l'époque et rapidement, nous avons eu des relations cordiales et amicales. Le côté sans étiquette politique et rassemblant des citoyens d'horizons et de sensibilités politiques différents me plaisait énormément. En 2013, j'en suis devenu le président. J'ai réfléchi quelques semaines avant d'accepter, parce que je savais que ça signifiait d'être tête de liste en 2014.
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