La Drôme mise sur l'agrotourisme et le bien-être
Aurélien Tournier
Aurélien Tournier
Avec 8 millions de nuitées à l'année et 145 000 lits à l'année, la Drôme se hisse au 39e rang des départements pour les nuitées des visiteurs français. L'offre y est riche et variée. Les activités de pleine nature, le sport, patrimoine et les festivals sont d'ailleurs appréciés. Mais l'ensemble reste à développer. Pour 2013-2015, l'ADT de la Drôme (Agence de développement touristique) a choisi pour fil rouge l'agrotourisme et le bien-être.
Qui ne connaît pas le nougat de Montélimar, la pogne de Romans-sur-Isère ou encore la clairette de Die ? La Drôme peut aussi se targuer d'être le premier département bio de l'Hexagone. Une production de qualité qui fait la part belle à l'agrotourisme. Ou comment connaître l'envers du décor. « Le parcours "Bienvenue à la ferme" a accueilli 250 000 visiteurs », précise Bruno Domenach, directeur de l'ADT de la Drôme. « Il y a un intérêt pour ce tourisme. Le producteur montre, fait déguster », poursuit-il.
Des entreprises profitent aussi de cet élan. La boulangerie Pascalis, à Bourg-de-Péage, a ainsi créé le « musée de la pogne », afin de faire découvrir l'aventure familiale et la fabrication de ce met local. Les producteurs de vin n'hésitent pas non plus à ouvrir leurs caves et proposer des dégustations. La maison Jaboulet, à Tain-l'Hermitage, installe d'ailleurs, chaque été, un bar éphémère sur ses terres. La cave de Tain, quant à elle, a développé une application mobile, afin que les touristes puissent se promener dans les vignes.
Après le bien-vivre, un autre axe de développement : le « bien-être ». Plusieurs établissements proposent déjà des services en ce sens (massages, spa, espace détente, etc.). Une station thermale est également implantée à Montbrun-les-Bains, au sud du département. « C'est un secteur où il y a actuellement de la demande. C'est dans la tendance. Il faut encourager toutes ces structures. Parfois, nous suggérons à des chambres d'hôtes, par exemple, d'ajouter cette prestation. Le taux de remplissage peut être plus intéressant », indique-t-on à l'ADT de la Drôme.
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Selon Bruno Domenach, l'économique touristique drômoise serait aujourd'hui en stagnation. Si la stratégie portée vise à attirer essentiellement les familles, seniors, jeunes, sportifs, les CSP intermédiaires ainsi qu'une clientèle européenne, il souhaiterait que des touristes du Brésil, de Russie, d'Inde et de Chine (Bric), investissent également le territoire. « Nous avons besoin de retrouver une croissance. L'ADT travaille surtout sur la France et l'Union européenne. En ce qui concerne la Bric, il y a un travail à faire au niveau de la Région », conclut-il.
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