Tourisme : "les villes auront toujours quelque chose à apporter" (Virginie Carton, Only Lyon Tourisme & Congrès)
Marie Lyan
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Se diriger vers un tourisme à la fois plus "durable" mais aussi plus hybride (entre télétravail et vacances, visiteurs et habitants), ou encore vers des modes de transports plus doux comme le rail... La nouvelle directrice générale d'Orly Lyon estime...
DR/Laurence Papoutchian
Tourisme : "les villes auront toujours quelque chose à apporter" (Virginie Carton, Only Lyon Tourisme & Congrès)
Entretien. Après deux années de crise, comment se réinventera l’avenir des destinations urbaines, comme celle de Lyon ? Après avoir été hissée à la seconde place des World Travel Awards, Only Lyon Tourisme & Congrès entrevoit désormais l’avenir du tourisme urbain qui se veut à la fois plus long séjour, plus responsable, et aussi plus régional. Avec l’arrivée d’une nouvelle directrice générale, qui n’était autre que la numéro 2 de l’agence depuis une quinzaine d’années, sa feuille de route devra non seulement prendre en compte les évolutions post-covid, mais aussi, le nouveau schéma de...
Virginie Carton - J'étais en effet aux côtés de François Gaillard durant toute cette belle aventure de développement de la destination, de gain en visibilité, qui a aussi été une période particulièrement riche, avec l'arrivée de nouveaux acteurs. Je pense au Musée des Confluences, à la rénovation de la ville, etc.
Effectivement, je connais bien la force de la maison, qui dispose d'une équipe de 75 personnes. Nous sommes sous un fonctionnement associatif, et c'est important car nous comptons ainsi sur près de 600 professionnels avec lesquels nous travaillons et qui font même partie de notre gouvernance.
Nous disposons d'un budget de près de 7 millions d'euros, avec comme principal financeur public, la Métropole de Lyon, puisque le tourisme demeure une compétence métropolitaine. En retour, la Métropole perçoit le produit de la taxe de séjour, qui est réglée par tous les clients qui vont dans un hébergement marchand, Airbnb compris, et qui atteint habituellement en moyenne près de 9 millions d'euros annuels.
Nous sommes à l'aube de la parution d'un bilan plus détaillé sur l'année 2021, mais nous avons notamment constaté que dès que les conditions sanitaires permettaient de redémarrer, le marché était là. Avec près de 5 mois et demi à six mois de fonctionnement effectif enregistré, nous avons pu voir que les socioprofessionnels étaient prêts et bien préparés, avaient adapté les conditions générales de vente. À chaque fois, il a aussi fallu gérer des contraintes de jauge, des marchés européens ou internationaux qui n'étaient pas ouverts. Et malgré cette année particulière, Lyon a été résiliente, en partie grâce à sa moindre dépendance à la clientèle internationale.