Le projet de télécabine, qui devait relier la vallée de l’Arve à la station de Flaine (Haute-Savoie) est définitivement abandonné. Ce dossier vieux de trente ans et de près de 100 millions d'euros qui a été enterré face à l'importante hausse du coût des matériaux (+30%), générée par la guerre en Ukraine. Sur le terrain, la réalité de la connexion entre le train et la télécabine demeurait également contestée.Ce n'était qu'un des multiples projets de remontées mécaniques entre vallées et stations, mais son dimensionnement en faisait aussi l'un des plus importants, parmi tous les dossiers à l'étude de liaisons par télécabine. Un domaine que les acteurs du marché ont renommé par l'expression d' « ascenseur valléen », plus vendeuse du point de vue marketing, tout comme avant cela le terme « montagne » a été préféré par l'industrie du ski pour évoquer ses pistes damées.
Le Syndicat mixte du Funiflaine, quiregroupe le Département de la Haute-Savoie, la Communauté de communes Cluses-Arve et Montagnes, ainsi que les villes d'Arâches et de Magland, a finalementadopté une délibération signant la fin du projet de création d'une remontée mécanique, qui devait relier Magland à la station de Flaine, en vue de desservir le Grand Massif.
D'ici 2025, le Funiflaine devait connecter la vallée de l'Arve à la station de Flaine, avec un objectif de convoyer 500.000 personnes chaque année. Ce moyen de transport par câble était censé permettre de supprimer 85.000 voitures des routes de montagne, en amenant les touristes à Flaine en 15 minutes, contre 45 minutes par la route.
Un contrat de délégation de service public pourtant déjà acté
En juin 2021, le Syndicat mixte du Funiflaine avait pourtant signé un contrat de délégation de service public avec un groupement concessionnaire regroupant la Compagnie des Alpes, le fabricant de remontées mécaniques isérois Poma, la société des Autoroutes et Tunnel du Mont-Blanc (ATMB) ainsi que le Crédit Agricole des Savoie. Les travaux devaient commencer en 2023.
Mais depuis un an, le Funiflaine aurait rencontré d'importants retards administratifs : des procédures ont dû être relancées... en s'appuyant sur des prix des matériau mis à jour avec le contexte économique actuel : la guerre en Ukraine, mais aussi une inflation qui flambe.