Hyperloop : Saint-Étienne - Lyon, fast and curious
Stéphanie Gallo
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Hyperloop Montage
DR ADE
Stéphanie Gallo
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Hyperloop Montage
DR ADE
Pour consulter cet article en accès libre, souscrivez à notre offre d'essai gratuite et sans engagement.
"Imaginez..., Lyon et Saint-Étienne deviendraient une seule et même grosse agglomération. Celle-ci serait de fait l'égale des grandes capitales européennes. Pourquoi ? Parce qu'elle aurait deux équipes de foot de haut niveau, comme Madrid, Barcelone, Londres, Milan ou Rome." Au-delà de la boutade, le Stéphanois Fabien Soler, directeur de l'antenne départementale du pôle de compétitivité Minologic, pointe du doigt l'évolution majeure que générerait un rapprochement entre les deux villes. À savoir, non pas la cohabitation de deux clubs historiquement ennemis dans un même périmètre géographique, mais la création d'une nouvelle aire urbaine, une mégapole provinciale qui pourrait bouleverser l'équilibre de la région.
La concentration évoquée ici n'est ni politique, ni économique, ni administrative. En réalité, elle est un peu tout à la fois. Il s'agit du rapprochement, radical, que pourrait instaurer la création d'une liaison hyperloop entre les deux villes. Sujet posé sur la table, il y a déjà plusieurs mois, par Christian Brodhag, enseignant-chercheur à l'école des Mines de Saint-Étienne, délégué interministériel au développement durable entre 2004 et 2008 et vice-président du conseil de développement de Saint-Étienne Métropole. Grâce à cette navette supersonique - une capsule de transport placée dans un tube dépressurisé et se déplaçant sur un coussin d'air par lévitation magnétique à la vitesse à peine imaginable de 1 200 km/h -, la capitale des Gaules ne serait plus qu'à 10 minutes à peine de Saint-Étienne. La force déployée serait d'un G, proche de celle ressentie dans un manège.
À lire également
Lorsque les étudiants ingénieurs de Christian Brodhag se sont emparés du rêve d'Elon Musk (Tesla et SpaceX) de relier Los Angeles à San Francisco en moins de 30 minutes (550 kilomètres), pour le plaquer sur une infrastructure stéphano-lyonnaise dans le cadre d'un travail scolaire, le projet semblait farfelu, inimaginable. Deux ans plus tard, l'idée a fait son chemin.
Stéphanie Gallo
Budget de l'aéroport de Saint-Étienne : les opposants enfoncent le clou et saisissent la justice
Transport de marchandises : le service de ferroutage entre la France et l'Italie vacille
Congé parentalité : à Grenoble, la bataille juridique mènera jusqu'au Conseil d'Etat
TPE-PME : les experts-comptables évoquent le spectre d'une récession en Auvergne-Rhône-Alpes