INNOVATION. Depuis 2015, la société Supraways, basée à Ecully (Rhône), travaille à un projet de rupture dans le domaine des transports. Son idée : proposer des navettes aériennes suspendues sur des rails, mais autonomes dans leur fonctionnement. Avec un réseau imaginé sous forme de « boucle », qui se différencierait toutefois des métros et du câble, par le rythme mais aussi la vitesse de ses navettes, ainsi que par leur coût, assure son fondateur. Il vient de décrocher une enveloppe d’un million d’euros, afin de monter une preuve de concept de taille réelle en Région Auvergne Rhône-Alpes.Il imagine, à terme, ses « supras » gagner le ciel des villes et notamment de leurs banlieues, en se positionnant au-dessus des principaux axes de transports (autoroutes, nationales, etc).
Le lyonnais Supraways développe en effet des navettes aériennes autonomes qui, de loin, pourraient ressembler à de la science-fiction et à des voitures volantes...
Mais son projet est en réalité de se servir d'un rail suspendu, associé à un réseau de pylônes, pour y déployer un nouveau mode de transport, composé de cabines électriques et autonomes, capables de s'affranchir des contraintes terrestres.
C'est-à-dire des embouteillages au sol, mais également de la survenue d'obstacles : de quoi lui permettre d'imaginer ainsi une vitesse de croisière beaucoup plus élevée que les métros ou le tramway, mais aussi le transport par câble : soit de 50 km/h en milieu urbain à 100 km/h sur les grands axes. Avec une capacité allant jusqu'à 8 à 10.000 passagers par heure et par sens, et ce « 24 heures sur 24 », affirme son fondateur.
Basé en région lyonnaise à Ecully, le fondateur de Supraways, Claude Escala, s'apprête désormais à passer un nouveau cap. Car après six années de travaux d'ingénierie R&D, il vient d'obtenir un premier financement d'un million d'euros, composé, entre autres, « d'une aide de la Région Auvergne Rhône-Alpes d'environ 330.000 euros et de prêts pour environ 400.000 euros, provenant de de Bpifrance et de BNP-Paribas ».
Contactée, la Région confirme que la jeune pousse a obtenu une subvention de 187. 000 euros, votée lors de la Commission permanente du 17 septembre dernier, ainsi qu'un prêt à taux zéro innovation de 133.750 euros.
Cette enveloppe lui permettra de démarrer, d'ici la fin 2021, la construction d'un premier tronçon "à taille réelle" de ce nouveau mode de transport, sur une distance d'une cinquantaine de mètres seulement pour l'instant. Juste de quoi démontrer son idée ainsi que l'allure de ses navettes, qui seront perchées sur un rail de 6 à 8 mètres de hauteur.
Avec, pour partenaires, l'institut Pascal de l'Université de Clermont Auvergne qui l'épaulera notamment sur le volet de l'étude sur le volet de l'étude et du monitoring des infrastructures, allant jusqu'à la gestion des questions de maintenance prédictive, ainsi que la société de tôlerie industrielle Berard SA, basée à Brignais, qui travaillera quant à elle sur la fabrication des châssis, l'ossature ainsi que sur l'assemblage des cabines.