On commence à les voir rouler dans les zones urbaines... mais très peu encore en milieu rural. Et pourtant, les navettes autonomes pourraient répondre aux enjeux de mobilité de ces territoires, confrontés à des défis d'accessibilité et de desserte fine.
A Gannat, dans l'Allier, une expérimentation vient d'être lancée par l'Université Clermont Auvergne avec un mini-bus intelligent électrique sans chauffeur. Après des premiers tests début avril, la navette devrait circuler, de nouveau, au début de l'été entre la gare de cette commune de 5.700 habitants et Paléopolis, parc de loisirs dédié à la paléontologie. Le public sera, lui, invité à tester le véhicule courant octobre.
Cette navette de six places assises, développée il y a une dizaine d'années par le constructeur auvergnat Ligier, est dotée d'un système de guidage intelligent, mis au point les laboratoires partenaires du Centre International de Recherche « Système de transport et de production innovant » (CIR-ITPS) de l'Université Clermont Auvergne.
Dotée d'un budget de 400.000 euros, financé pour moitié par l'État dans le cadre de l'appel à manifestation d'intérêt « Mobilités Massif Central », cette expérimentation doit permettre d'améliorer la fiabilité du dispositif. Les chercheurs travaillent sur une combinaison de différentes technologies et capteurs (caméras, système de navigation satellitaire, lidars) afin que le véhicule se localise et se guide en toute sécurité. Car évoluer en milieu rural revêt une complexité technique particulière.