Renault se lance dans les navettes autonomes
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

La navette autonome prototype de Renault lors du test pour les journalistes sur le site de l'entreprise française à Guyancourt.
Olivier Martingambier
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

La navette autonome prototype de Renault lors du test pour les journalistes sur le site de l'entreprise française à Guyancourt.
Olivier Martingambier
Il n'y aura pas de voitures particulières sans chauffeurs, mais il y aura des navettes. C'est en tout cas ce que propose Renault d'ici la fin de la décennie. Concrètement, ces navettes électriques transporteront une vingtaine de personnes dans les métropoles qui doivent réduire leur pollution, comme Paris ou Lyon en France, à des vitesses entre 30 km/h et 70 km/h.
En tout, 400 villes pourraient être intéressées, relève le constructeur français. Deux prototypes de ces futurs véhicules sans chauffeurs circuleront pour Roland Garros pour les VIP. Une opération pilote devrait avoir lieu à Châteauroux en 2026 et une commercialisation autour de 2027-2028.
Lors d'un test aux journalistes sur 3 kilomètres, Renault a tenu à rassurer quant à la sécurité de ces navettes, bardées de capteurs. Ce système est considéré comme une autonomie de niveau 4 sur 5, à savoir une autonomie totale mais dans un environnement identique - ici, en ville. Le niveau 5 serait un véhicule capable à la fois d'aller sur l'autoroute et en ville ainsi que de se déplacer entre les villes. « Il y a encore quelques expérimentations pour ce niveau mais on s'éloigne au fur et à mesure », a souligné Gilles Le Borgne, directeur technique de du groupe Renault.
À lire également
Le parcours en navette autonome est très souple et aucune fausse note n'a été détectée. Le véhicule s'est arrêté à chaque traversée de piétons et a bien ralenti avant chaque croisement, laissant la priorité lorsque cela était nécessaire. Mais le trajet restait très simple et la réalité du trafic urbain doit encore être testée. Tous les systèmes sont doublés en cas de panne sur l'un d'eux, comme dans un avion. Un bouton d'arrêt d'urgence est positionné dans le véhicule, mais Renault ne sait pas encore s'il sera gardé ou pas dans ses navettes commercialisées.