Gama s'engage dans une nouvelle étape. En proie à des difficultés majeures, le fabricant lyonnais de véhicules autonomes, qui s'appelait alors Navya, avait été repris au printemps 2023 au Tribunal de commerce par une joint-venture constituée par le Japonais Macnica Mobility (semi-conducteurs et composants électroniques) et le Français Gaussin (matériel de levage et de manutention). Mais confronté à son tour à des difficultés, ce dernier a finalement préféré, il y a quelques semaines, se retirer complètement de Gama, dont il détenait 51% du capital.
Macnica (5.000 salariés) est donc devenu l'actionnaire unique de Gama en juin 2024, mais seulement pour quelques semaines : il a ensuite annoncé le 8 août dernier l'entrée au capital deNTT West, la branche du géant japonais des télécoms dédiée aux régions occidentales du Japon, à ses côtés. Celle-ci détiendra ainsi 29,15% du capital deGama, contre 70,85% pour Macnica.
Avec désormais à la clé, également un nouveau nom : Navya Mobility, comme pour se rapprocher de l'ADN historique de l'entreprise, qui avait été détenu jadis par le fonds de Bruno Bonnell Robolution, l'équipementier Valeo et la filiale de la SNCF Keolis.
Une succession rapide d'événements au capital de l'entreprise, pionnière française du véhicule autonome, qui n'entamerait pas la confiance des partenaires, selon Jean-Claude Bailly, ex vice-président exécutif de Gaussin, devenu directeur général de Navya Mobility.
« Macnica est un grand groupe, solide. Et justement au vu des difficultés rencontrées par Gaussin dernièrement, ils sont plutôt rassurés de voir que Macnica s'engage encore plus aux côtés de Gama », assure Jean-Claude Bailly, précisant que cet unique actionnariat japonais ne remet pas en cause l'avenir de la société en France, tant au niveau de ses équipes R&D que de la production.