• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
Think-Tank - La Tribune AfriqueTribunes - La Tribune Afrique

Médias : le vrai combat en Mauritanie est économique [Tribune]

Mohamed Fall Ould Oumeir, journaliste mauritanien

Publié le 14 mai 2018 à 16:01 - Mis à jour le 13 décembre 2024 à 00:58

Mohamed Fall Ould Oumeir

Mohamed Fall Ould Oumeir

Reuters

L'essentiel de l'actualité

vendredi 5 juin

  • L'économie de la zone euro s'est repliée au premier trimestre
  • Sophie Binet réélue à la tête de la CGT
  • Des signes distinctifs pour les nouveaux arrivants en entreprise
  • Amiel veut alerter sur le coût des frais médicaux
  • Le pétrole orienté à la baisse
Voir plus

Le Quotidien Numérique

06 juin 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    Le business des Miles, moteur insoupçonné de la rentabilité d’Air France-KLM

  • 2

    L'Irlande fait basculer le PIB de la zone euro dans le rouge

  • 3

    Aux États-Unis, l’épargne s'effondre à des niveaux historiques

  • 4

    « Nous pensions être face à une crise conjoncturelle. Elle est devenue structurelle » : Lavazza pris dans la tempête du marché du café

  • 5

    Sabah Abouessalam-Morin : « À Edgar Morin, l’homme de ma vie »

  • 6

    Engie va supprimer environ 1 000 postes dans ses fonctions support d’ici à 2028

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Chacun connait l'expression Jeter le bébé avec l'eau du bain ! Alors oui, ici à Nouakchott comme ailleurs dans le monde, l'idéal de la presse libre est encore un horizon. Au jour le jour, nous poursuivons la quête inlassablement. Pourtant, la Mauritanie accuse un recul de 17 points dans le dernier classement mondial de la liberté de la presse récemment établi par Reporters sans frontières.

Pour justifier ce classement, l'organisation rappelle notamment l'adoption d'un projet de loi «qui punit de la peine de mort l'apostasie et le blasphème, même en cas de repentir». L'affaire Mohamed Mkheitir a produit son effet : ce jeune blogueur a été condamné à deux ans de prison en appel, après une première condamnation à la peine capitale, ceci pour avoir publié un billet jugé blasphématoire. On peut dire que la gestion de ce dossier a été frappée de graves maladresses. Sous la pression populaire, les forces vives du pays ont été tétanisées et incapables de réaction modérée. Même les partis politiques les plus progressistes n'ont pas osé dénoncer la situation ou prendre une position sans équivoque.

«L'esclavage, pratique illégale mais toujours en vigueur dans le pays, est un sujet très sensible qui entraîne parfois l'expulsion de journalistes étrangers», ajoute l'ONG. Il s'agit là du cas de Seif Kousmate, un photojournaliste franco-marocain selon RSF entré clandestinement en Mauritanie et qui voulait en sortir tout aussi discrètement. Interpellé à la frontière avec le Sénégal alors qu'il s'apprêtait à la traverser, on sait peu de choses de ses objectifs et de ses employeurs ou commanditaires. La question de l'esclavage est effectivement au centre de controverses multiples. Mais il est courant de voir des journalistes étrangers venir enquêter sur cette thématique sans que cela ne pose problème. Les Mauritaniens supportent d'ailleurs souvent la répétition de clichés - savamment entretenus par des ONGs locales ou des partis politiques qui en ont fait des fonds de commerce - qui ignorent les réalités complexes de la société mauritanienne. Notre société encore traditionnelle est «castée», avec des hiérarchies admises et intériorisées par l'immense majorité de la population, comme dans d'autres pays de la sous-région. Parler d'esclavage «moderne» relève d'une méconnaissance de la Mauritanie. Cet abus de langage crispe et «hystérise» le débat et empêche de lutter contre le vrai sujet : mettre de l'égalité dans les relations entre individus dans une société traditionnelle.

Dans ce classement RSF, la Mauritanie voisine des pays comme le Cameroun ou la République démocratique du Congo qui connaissent de fréquentes coupures d'internet, des agressions et des arrestations de journalistes, et d'autres qui ont pu échapper récemment à des régimes coercitifs (Zimbabwe, Angola, Gambie...). Rien de tout cela n'existe chez nous, ni «entraves à l'exercice du journalisme sur le terrain», ni impossibilité pour les journalistes «de remplir pleinement leur rôle et d'assurer une information indépendante, plurielle et libre», ni violences physiques, ni menaces proférées par des officiels.

Pendant ce temps-là, en Europe centrale, des pays mieux notés sont le théâtre d'exécution d'enquêteurs gênants (Jan Kuciak, Daphne Curuana Galizia). Pour le Premier ministre slovaque Robert Fico, les journalistes sont de «sales prostituées anti-slovaques» ou de «simples hyènes idiotes». Une engeance que le président tchèque Miloš Zeman sait tenir en respect, comme lorsqu'il se présente en conférence de presse muni d'une Kalachnikov - heureusement factice - ornée de l'inscription «pour les journalistes».

Depuis Nouakchott où je suis journaliste depuis une trentaine d'années, je sais de quoi je parle et d'où l'on vient. Ces scènes d'un autre âge sont inenvisageables. Induit par un véritable consensus national, le grand acquis démocratique de ces dernières années, tant aux yeux des décideurs que des opposants institutionnels, des acteurs étatiques et non étatiques, s'appelle la presse et sa liberté en progrès. Dépénalisation du délit de presse, garanties légales concernant notamment la protection des sources, la législation mauritanienne garantit aujourd'hui l'exercice du métier.

Newsletter

Ma Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Illustration de la newsletter Ma Tribune

Le problème est en fait ailleurs et quand RSF évoque la fermeture de télévisions, l'ONG se trompe de combat. Ces télévisions n'ont pas été les victimes d'une volonté de censure mais d'un modèle économique fragile et non pérenne. Voilà la triste réalité.

À lire également

  • Mauritanie : les observateurs internationaux « non grata » dans les bureaux de vote
  • Mauritanie : première condamnation pour usage du mot « esclave »
  • Un champ gazier géant réconcilie le Sénégal et la Mauritanie
  • Tourisme : la Mauritanie à nouveau fréquentable ?

Notre combat, pour nous les journalistes mauritaniens, est donc de travailler à une meilleure structuration économique de ce secteur vital pour l'expression démocratique. L'Etat et les grands groupes privés doivent se saisir de l'urgence en favorisant l'expression de médias indépendants, pilotés par des professionnels rémunérés, décemment et en transparence, par le public (lecteurs ou téléspectateurs), les annonceurs ou l'Etat via des subventions officielles votées par le Parlement. Plutôt que de voir disparaître les unes après les autres les chaînes de télévision, faute d'assise commerciale, nous avons besoin d'élaborer un modèle économique pour multiplier les canaux de diffusion d'une information objective et fiable. Au lieu de voir fleurir, comme les champignons après la pluie, des sites d'infos «low cost» mais peu crédibles et souvent obscurs.

Mohamed Fall Ould Oumeir, journaliste mauritanien

Sur le même sujet

  • 1

    PPP & ESG : pour une nouvelle alliance de confiance et d’impact en Afrique

  • 2

    PSG : quand le soft power africain dérange

  • 3

    « La Côte d'Ivoire s’inscrit dans l'ère du temps en matière de talents » (Mamadou Touré)

  • 4

    Sécurité maritime en Afrique : l’impératif oublié de l’attractivité