• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
Think-Tank - La Tribune AfriqueTribunes - La Tribune Afrique

Tribune : Existe-t-il un capitalisme africain ?

Alex Bebe Epale, Avocat aux Barreaux de Paris et du Cameroun

Publié le 15 mars 2019 à 08:30 - Mis à jour le 12 décembre 2024 à 23:50

Bebe

Bebe

LTA

Le Quotidien Numérique

21 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    Olivier Guérin, professeur de médecine en gériatrie : « Notre mode de vie pèse davantage que notre génétique sur notre espérance de vie »

  • 2

    Petites lignes : Ferromobile teste sa navette autonome près de Bordeaux pour la mettre sur les rails dès 2028

  • 3

    Laurent Delahousse, journaliste : « Mes vacances sont un mélange d’improvisation et d’organisation »

  • 4

    « On se demande ce que ça va être au mois de septembre ou octobre » : les Vendéens tentent de faire face à une « sécheresse extrême »

  • 5

    Au-delà de la vente d’énergie, Alger veut faire de Berlin un tremplin industriel

  • 6

    Fibre Excellence : l'offre de Matthieu Pigasse jugée « crédible » par un rapport d'expertise

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Google icon
Ajouter La Tribune à vos sources préféréesAjouter La Tribune à vos sources préférées
En Afrique subsaharienne, les manifestations du capitalisme peuvent être analysées à travers des marqueurs tels que la propriété foncière, l'entreprise et le crédit. Mais la véritable question est de savoir si l'Afrique peut se contenter d'être le théâtre de l'expansion du capitalisme international dominant ou si elle doit se donner sa propre voie pour atteindre ses propres objectifs de développement.

La propriété foncière

L'un des premiers terrains d'expansion du capitalisme en Afrique a été le secteur agricole, avec des propriétés foncières qui, en pratiquant l'agriculture d'exportation, se sont transformées en un capitalisme agricole dominé par des sociétés privées européennes et des sociétés publiques ou parapubliques locales. Pour cela, les États africains postcoloniaux ont dû mettre en place des réformes foncières importantes qui constituaient pourtant une révolution culturelle majeure par rapport aux traditions africaines qui sacralisent la terre et ne lui reconnaissent aucune valeur marchande.

L'Entreprise

C'est un terme qui suscite beaucoup d'amalgames y compris au-delà des frontières africaines, puisque même en France, l'INSEE utilise parfois le caractère lucratif comme seul critère discriminant pour compter le nombre d'entreprises, au risque d'assimiler l'activité d'un artisan avec celle d'une multinationale. Mais l'entreprise est une organisation plus complexe, qui repose sur un point d'équilibre entre ceux qui apportent le capital et ceux qui, par leur compétence et leur autorité, développent son potentiel.

Il faut également mentionner cet "africapitalisme" des tycoons nigérians qui s'est construit dans le secteur bancaire ou autour de grands conglomérats industriels même si ce capitalisme-là n'est pas vraiment représentatif. Le tissu économique des pays d'Afrique subsaharienne est composé de très petites activités, généralement sans structure organisationnelle et n'utilisant pas de comptabilité. C'est ce qu'on appelle communément le secteur informel, un secteur qui représenterait entre 50 à 90% des richesses nationales des États africains.

Le crédit

Le crédit est certainement le parent pauvre du capitalisme en Afrique subsaharienne. Dans la zone Franc CFA par exemple, les banques sont soumises à des contraintes réglementaires (telles que le coefficient de transformation des ressources à vue en ressources longues ou encore l'accès limité aux devises pour financer les importations) qui limitent leur capacité de financement de l'économie, et c'est l'une des raisons pour lesquelles le ratio Crédit/PIB réel y est anormalement faible, pour une zone monétaire en pleine transition économique comme celle-ci. Ce n'est donc pas un hasard si presqu'aucun projet d'envergure ne peut y être financé aujourd'hui sans le concours d'institutions financières étrangères ou internationales.

Perspectives

Jusqu'ici, la plupart des États africains postcoloniaux se sont contentés de mettre en place des législations qui ont permis d'accompagner l'expansion du capitalisme occidental en Afrique, que ce soit en matière foncière, de réglementation des sociétés ou de régulation du crédit. Si le capitalisme s'est bien déployé en Afrique, il n'est en revanche pas possible de dire qu'il existe un capitalisme africain, au sens d'un système économique organisé basé sur des paradigmes ou des objectifs économiques endogènes.

Newsletter

Ma Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Illustration de la newsletter Ma Tribune

En matière bancaire, une stratégie intéressante serait de spécialiser une partie du secteur bancaire dans le financement et l'accompagnement des acteurs du secteur informel pendant une période de transition d'une dizaine d'années, avec l'objectif de leur permettre de devenir de véritables PME. Mais cela nécessite de nouveaux outils et un nouveau modèle de banque.

En ce qui concerne l'entreprise, au-delà du débat sur la répartition du pouvoir entre les actionnaires, les salariés et la collectivité publique, il faudrait surtout lui assigner un rôle social plus important en orientant une partie de l'exploitation de ses ressources vers un objectif autre que celui du profit capitalistique. L'entreprise africaine doit proposer de nouveaux modèles de production et de consommation et surtout, un rapport différent à l'environnement, car cela a une valeur dans la culture africaine.

Quant aux régimes fonciers, il faut reconnaître que leur prétendue "modernisation" a posé plus de problèmes qu'elle n'en a résolus. Il suffit de visiter les tribunaux en Afrique subsaharienne pour se rendre compte qu'une partie significative des litiges au sein des populations est de nature foncière ; c'est une question sociale qu'il faudra sérieusement traiter. Par ailleurs, pour diverses raisons, le titre foncier lui-même semble n'avoir pas tenu sa principale promesse qui est la sécurité de la propriété foncière, et on ne peut pas non plus dire que son régime actuel facilite l'accès à la propriété foncière. Au-delà de la modernisation des outils du cadastre, des propositions de fond existent pour le réformer, par exemple en décentralisant son administration auprès des collectivités locales.

Alex Bebe Epale, Avocat aux Barreaux de Paris et du Cameroun

Sur le même sujet

Photo d'illustration

PPP & ESG : pour une nouvelle alliance de confiance et d’impact en Afrique

OPINION - Dans un contexte où l’Afrique doit faire face à des défis croissants – urbanisation rapide, besoins en infrastructures, transition énergétique, inégalités sociales – les Partenariats Public-Privé (PPP) apparaissent comme un levier incontournable pour catalyser les investissements structurants. Mais leur acceptabilité sociale et leur capacité à produire un impact durable sont aujourd’hui scrutées avec attention. La clé de leur légitimité ? Une intégration rigoureuse des critères ESG. Par Pierre-Samuel Guedj, Président d’Affectio Mutandi & de la commission RSE&ODD du CIAN.

Tribunes - La Tribune Afrique
Photo d'illustration

PSG : quand le soft power africain dérange

OPINION - Alors que le PSG s’apprête à disputer la finale de la Ligue des champions, son maillot floqué “Visit Rwanda” cristallise bien plus que du sponsoring : il incarne l’irruption assumée du soft power africain sur la scène mondiale. Une stratégie de rayonnement qui bouscule les récits dominants – et qui, à l’heure des projecteurs, doit être saluée. Par Hervé Berville, député et ancien secrétaire d'Etat chargé de la Mer et de la biodiversité et Sonia Rolland, réalisatrice et productrice.

Tribunes - La Tribune Afrique
Photo d'illustration

« La Côte d'Ivoire s’inscrit dans l'ère du temps en matière de talents » (Mamadou Touré)

Faire des jeunes la cheville ouvrière du développement économique et industriel, tel est le vœu de la Côte d’Ivoire qui est, cette année, le premier pays africain à accueillir le Congrès mondial autour des services publics d’emplois. Employabilité, formation et besoin des entreprises…, tous les sujets passent dans cet entretien accordé à La Tribune Afrique par Mamadou Touré, ministre de la Promotion de la Jeunesse, de l’Insertion Professionnelle et du Service Civique.

Premium
Entretiens - La Tribune Afrique
Photo d'illustration

Sécurité maritime en Afrique : l’impératif oublié de l’attractivité

OPINION - L'Afrique compte 38 États côtiers sur un total de 54 pays. Ces pays disposent d’un accès direct à l’océan Atlantique, à l’océan Indien et à la mer Méditerranée, ce qui leur confère un avantage géostratégique majeur, notamment en matière de commerce maritime, de sécurité, de ressources halieutiques et énergétiques. Par Serge Éric Menye, consultant en intelligence de marché et essayiste, fondateur du cabinet Grassfields Ventures.

Premium
Tribunes - La Tribune Afrique
Photo d'illustration

« Dans un monde qui se referme, l’énergie peut encore rassembler »

OPINION - À l’heure où les tensions géopolitiques s’exacerbent, où les chaînes de valeur se fragmentent et où le protectionnisme refait surface, les dynamiques de coopération régionale deviennent plus cruciales que jamais. Dans l’océan Indien, l’électrification offre l’opportunité de penser un développement partagé, à la fois pragmatique, durable et souverain, l'énergie étant un catalyseur, bien plus qu'un enjeu d'infrastructures. Par Hasnaine Yavarhoussen, directeur général de Groupe Filatex,

Tribunes - La Tribune Afrique
Photo d'illustration

En Afrique, sans écosystème structuré, l’entrepreneuriat restera une promesse inachevée

OPINION - L’Afrique est à un moment décisif. Avec une croissance économique attendue de 4% en 2025 - contre seulement 1,3 % pour la zone euro -, et un milliard d’âmes supplémentaires d’ici 2050, dont une majorité de jeunes, le continent fait face à un défi de taille. Par Alexis John Ahyee, directeur général HEC Paris Bureau régional Afrique de l'Ouest et Centrale et Nathalie Riond, professeur et directrice académique du centre d’Entrepreneuriat social d’HEC Paris.

Premium
Tribunes - La Tribune Afrique
Photo d'illustration

Pourquoi devons-nous adapter notre modèle éducatif pour exister dans l’économie mondiale

Alors que le monde se digitalise à une vitesse fulgurante, l’Afrique a une opportunité unique de tirer parti de cette transformation. L’automatisation et l’intelligence artificielle redéfinissent le monde du travail, faisant évoluer certains métiers traditionnels tout en créant de nouveaux besoins en compétences technologiques. Par Caroline Meurisse, Directrice de l’École 42 Mada et d'Axian University.

Premium
Tribunes - La Tribune Afrique
« Nous avons servi le monde entier à travers nos produits de rente : cacao, noix de cajou, hévéa, palmier à huile, etc. [..] Pendant ce temps, nous produisons ce que nous exportons et importons ce que nous consommons. Nous devons renverser cette tendance », déclare Kobenan Kouassi Adjoumani, ministre de l'Agriculture et du Développement rural de la République de Côte d’Ivoire.

« La traçabilité du cacao demandée par l’Europe impose une réciprocité » (Kobenan Kouassi Adjoumani)

INTERVIEW - En course vers sa souveraineté alimentaire, la Côte d’Ivoire - fournisseur mondial de plusieurs matières premières agricoles - veut davantage présenter ses produits transformés au monde, notamment en Europe où la traçabilité de son cacao est désormais requise. Des sujets sur lesquels, comme l’explique le Ministre ivoirien de l’Agriculture Kobenan Kouassi Adjoumani, cette économie vibrante d’Afrique de l’Ouest construit son propre narratif.

Premium
Entretiens - La Tribune Afrique