• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
Think-Tank - La Tribune AfriqueTribunes - La Tribune Afrique

« Bienvenue en France » ou les non-dits de l’accueil des étudiants étrangers en France

Alex Bebe Epale, Avocat aux Barreau de Paris et du Cameroun

Publié le 06 juillet 2020 à 15:00 - Mis à jour le 07 juillet 2020 à 15:55

Le Quotidien Numérique

21 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    Olivier Guérin, professeur de médecine en gériatrie : « Notre mode de vie pèse davantage que notre génétique sur notre espérance de vie »

  • 2

    Petites lignes : Ferromobile teste sa navette autonome près de Bordeaux pour la mettre sur les rails dès 2028

  • 3

    Laurent Delahousse, journaliste : « Mes vacances sont un mélange d’improvisation et d’organisation »

  • 4

    « On se demande ce que ça va être au mois de septembre ou octobre » : les Vendéens tentent de faire face à une « sécheresse extrême »

  • 5

    Au-delà de la vente d’énergie, Alger veut faire de Berlin un tremplin industriel

  • 6

    Fibre Excellence : l'offre de Matthieu Pigasse jugée « crédible » par un rapport d'expertise

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Google icon
Ajouter La Tribune à vos sources préféréesAjouter La Tribune à vos sources préférées
C’est désormais officiel, l’augmentation des droits d’inscription pour les étudiants extra-communautaires en mobilité internationale (plus simplement les étudiants étrangers) dont le principe a été posé par un arrêté interministériel du 19 avril 2019, a été validée par une décision du conseil d’Etat du 1er juillet 2020. Désormais, en cycle licence, un étudiant étranger paiera 2770 euros au lieu de 170 euros, et en cycle master, il paiera 3770 euros au lieu de 243 euros.

Même si la confusion est courante, il faut bien distinguer les droits d'inscription des frais de scolarité. Les droits d'inscription contribuent à financer les prestations normalement assurées par le service public de l'enseignement supérieur, telles que les frais de dossier, l'accès aux bibliothèques universitaires, etc., mais ils ne financent pas le coût des enseignements. L'exigence constitutionnelle de gratuité de l'accès à l'instruction rappelée par le conseil constitutionnel dans sa décision du 11 octobre 2019 s'opposerait à ce que de véritables frais de scolarité soient perçus par les universités publiques, mais elle ne fait pas obstacle à ce que sous certaines conditions, des droits d'inscription « modiques » soient perçus. Sur la modicité de ces nouveaux frais d'inscription, si l'on se base sur les évaluations de la cour des comptes, ils ne représenteraient que 30 % du coût annuel réel de la formation, mais ce serait encore autre chose si on devait les rapporter aux capacités financières des étudiants concernés. C'est donc une discussion sans fin, et ce n'est pas là le vrai sujet à notre avis.

Une affaire de diplomatie

« L'accueil des étudiants étrangers est une affaire de diplomatie ». Voilà ce qu'avait affirmé le Premier ministre français lors de son discours du mois de novembre 2018, annonçant la mise en place du label « Bienvenue en France », qui vise à améliorer l'accueil des étudiants étrangers en France et la visibilité des établissements d'enseignement supérieur français à l'international.

Entre 2010 et 2015, le nombre d'étudiants étrangers en France a globalement diminué de plus de 8 %, or faut-il le rappeler, l'accueil des étudiants étrangers est un pilier important du softpower de la France dans ses zones d'influence, notamment en Afrique. Lors de ce même discours, le Premier ministre, conscient du risque de décrochage de la France dans cette compétition internationale, avait annoncé la volonté du gouvernement de faire passer le nombre d'étudiants étrangers de 320.000 à 500.000 d'ici 2027. Dans un Rapport d'information de la commission des affaires étrangères du Sénat de 2005, les sénateurs constataient déjà que la quasi-gratuité des cursus universitaires français n'est pas un facteur d'attractivité pour les étudiants originaires de pays où la qualité d'une université se mesure notamment à son coût. Par exemple, les étudiants chinois et indiens opteront pour des universités payantes, aux Etats-Unis, en Australie ou en Grande-Bretagne, qui leur offrent un accueil et un suivi dans des conditions qui leur assurent la réussite plutôt que d'être abandonnés à eux-mêmes comme ils le sont trop souvent en France[1].

Vers une exclusion progressive des étudiants défavorisés en mobilité individuelle ?

En apparence, cette nouvelle mesure viserait à faire supporter le coût de l'accueil des étudiants étrangers les moins fortunés et les plus méritants par les étudiants étrangers qui en ont les moyens, mais c'est précisément à ce niveau que les arguments affichés par le gouvernement français montrent toutes leurs limites. Car cette nouvelle augmentation des droits d'inscription est suffisamment forte pour pénaliser de nombreux étudiants étrangers en mobilité individuelle, mais elle est insignifiante pour modifier substantiellement les conditions d'accueil de ceux qui pourront les acquitter ou des boursiers.

On peut donc s'interroger non pas sur la légalité ou la constitutionnalité de cette mesure, mais sur les motivations réelles du gouvernement. Il faut rappeler que l'accueil des étudiants étrangers coûte à la France environ 3 milliards d'euros par an, mais il rapporte beaucoup plus, à condition que ces étudiants réussissent. Or depuis de nombreuses années, l'accueil des étudiants en mobilité individuelle et venant de pays pauvres est un échec évident de la France et constitue le principal problème de son système d'accueil, pourtant ces étudiants représentent une part significative voire la majorité des étudiants étrangers et leur nombre croit plus rapidement que ceux des autres catégories d'étudiants. Cette augmentation des frais d'inscription pourrait donc légitimement être perçue comme un moyen pour le gouvernement d'établir une sélection à l'entrée, en diminuant progressivement, dans son système universitaire, la proportion d'étudiants en mobilité individuelle venant de pays ou de familles pauvres, pour le réserver aux étudiants déjà boursiers de leurs gouvernements ou venant de pays riches ou de milieux familiaux favorisés. En clair, plutôt que d'élaborer une meilleure politique d'accueil pour les étudiants les plus défavorisés, le gouvernement ferait le choix de limiter leur accès au système universitaire français. Il reste à voir quelle sera l'attitude des universités, qui se plaignent de n'avoir pas été suffisamment consultées sur ce sujet.

Newsletter

Ma Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Illustration de la newsletter Ma Tribune

Il est évident que les pays d'Afrique subsaharienne, là où se trouve le plus grand pays francophone du monde, seront pénalisés, et il ne serait pas étonnant que d'ici quelques années, le nombre d'étudiants francophones subsahariens diminuent sensiblement en France, surtout si l'on tient également compte des autres barrières administratives. On aurait d'ailleurs pu s'attendre à ce qu'un tel sujet mobilise une institution comme l'Organisation Internationale de la Francophonie. Cela dit, cette situation révèle surtout les lacunes importantes de nombreux systèmes éducatifs et universitaires africains, incapables à la fois d'assurer une formation universitaire de qualité à leurs étudiants sur place, et de mettre en place des dispositifs d'accompagnement ou de financement de leurs études à l'étranger. C'est une curiosité bien africaine, lorsqu'on sait que dans le contexte international actuel, un jeune qui va étudier à l'étranger devrait être à la fois un ambassadeur, un agent d'intelligence économique et surtout, une garantie d'avenir pour son pays d'origine.

À lire également

  • Formation : le juteux créneau des business schools en Afrique
  • Formation, un business en effervescence
  • French-African Young Leaders, un programme pour valoriser les hauts potentiels africains et français
  • Lead Campus 2019 : 30 jeunes décideurs formés au Maroc, en Côte d’Ivoire, au Kenya, en Afrique du Sud et en France

[1] Voir : L'accueil des étudiants étranger en France, Rapport d'information n° 446 (2004-2005) de Mme Monique CERISIER-ben GUIGA et M. Jacques BLANC, fait au nom de la commission des affaires étrangères, déposé le 30 juin 2005.

Alex Bebe Epale, Avocat aux Barreau de Paris et du Cameroun

Sur le même sujet

Photo d'illustration

PPP & ESG : pour une nouvelle alliance de confiance et d’impact en Afrique

OPINION - Dans un contexte où l’Afrique doit faire face à des défis croissants – urbanisation rapide, besoins en infrastructures, transition énergétique, inégalités sociales – les Partenariats Public-Privé (PPP) apparaissent comme un levier incontournable pour catalyser les investissements structurants. Mais leur acceptabilité sociale et leur capacité à produire un impact durable sont aujourd’hui scrutées avec attention. La clé de leur légitimité ? Une intégration rigoureuse des critères ESG. Par Pierre-Samuel Guedj, Président d’Affectio Mutandi & de la commission RSE&ODD du CIAN.

Tribunes - La Tribune Afrique
Photo d'illustration

PSG : quand le soft power africain dérange

OPINION - Alors que le PSG s’apprête à disputer la finale de la Ligue des champions, son maillot floqué “Visit Rwanda” cristallise bien plus que du sponsoring : il incarne l’irruption assumée du soft power africain sur la scène mondiale. Une stratégie de rayonnement qui bouscule les récits dominants – et qui, à l’heure des projecteurs, doit être saluée. Par Hervé Berville, député et ancien secrétaire d'Etat chargé de la Mer et de la biodiversité et Sonia Rolland, réalisatrice et productrice.

Tribunes - La Tribune Afrique
Photo d'illustration

« La Côte d'Ivoire s’inscrit dans l'ère du temps en matière de talents » (Mamadou Touré)

Faire des jeunes la cheville ouvrière du développement économique et industriel, tel est le vœu de la Côte d’Ivoire qui est, cette année, le premier pays africain à accueillir le Congrès mondial autour des services publics d’emplois. Employabilité, formation et besoin des entreprises…, tous les sujets passent dans cet entretien accordé à La Tribune Afrique par Mamadou Touré, ministre de la Promotion de la Jeunesse, de l’Insertion Professionnelle et du Service Civique.

Premium
Entretiens - La Tribune Afrique
Photo d'illustration

Sécurité maritime en Afrique : l’impératif oublié de l’attractivité

OPINION - L'Afrique compte 38 États côtiers sur un total de 54 pays. Ces pays disposent d’un accès direct à l’océan Atlantique, à l’océan Indien et à la mer Méditerranée, ce qui leur confère un avantage géostratégique majeur, notamment en matière de commerce maritime, de sécurité, de ressources halieutiques et énergétiques. Par Serge Éric Menye, consultant en intelligence de marché et essayiste, fondateur du cabinet Grassfields Ventures.

Premium
Tribunes - La Tribune Afrique
Photo d'illustration

« Dans un monde qui se referme, l’énergie peut encore rassembler »

OPINION - À l’heure où les tensions géopolitiques s’exacerbent, où les chaînes de valeur se fragmentent et où le protectionnisme refait surface, les dynamiques de coopération régionale deviennent plus cruciales que jamais. Dans l’océan Indien, l’électrification offre l’opportunité de penser un développement partagé, à la fois pragmatique, durable et souverain, l'énergie étant un catalyseur, bien plus qu'un enjeu d'infrastructures. Par Hasnaine Yavarhoussen, directeur général de Groupe Filatex,

Tribunes - La Tribune Afrique
Photo d'illustration

En Afrique, sans écosystème structuré, l’entrepreneuriat restera une promesse inachevée

OPINION - L’Afrique est à un moment décisif. Avec une croissance économique attendue de 4% en 2025 - contre seulement 1,3 % pour la zone euro -, et un milliard d’âmes supplémentaires d’ici 2050, dont une majorité de jeunes, le continent fait face à un défi de taille. Par Alexis John Ahyee, directeur général HEC Paris Bureau régional Afrique de l'Ouest et Centrale et Nathalie Riond, professeur et directrice académique du centre d’Entrepreneuriat social d’HEC Paris.

Premium
Tribunes - La Tribune Afrique
Photo d'illustration

Pourquoi devons-nous adapter notre modèle éducatif pour exister dans l’économie mondiale

Alors que le monde se digitalise à une vitesse fulgurante, l’Afrique a une opportunité unique de tirer parti de cette transformation. L’automatisation et l’intelligence artificielle redéfinissent le monde du travail, faisant évoluer certains métiers traditionnels tout en créant de nouveaux besoins en compétences technologiques. Par Caroline Meurisse, Directrice de l’École 42 Mada et d'Axian University.

Premium
Tribunes - La Tribune Afrique
« Nous avons servi le monde entier à travers nos produits de rente : cacao, noix de cajou, hévéa, palmier à huile, etc. [..] Pendant ce temps, nous produisons ce que nous exportons et importons ce que nous consommons. Nous devons renverser cette tendance », déclare Kobenan Kouassi Adjoumani, ministre de l'Agriculture et du Développement rural de la République de Côte d’Ivoire.

« La traçabilité du cacao demandée par l’Europe impose une réciprocité » (Kobenan Kouassi Adjoumani)

INTERVIEW - En course vers sa souveraineté alimentaire, la Côte d’Ivoire - fournisseur mondial de plusieurs matières premières agricoles - veut davantage présenter ses produits transformés au monde, notamment en Europe où la traçabilité de son cacao est désormais requise. Des sujets sur lesquels, comme l’explique le Ministre ivoirien de l’Agriculture Kobenan Kouassi Adjoumani, cette économie vibrante d’Afrique de l’Ouest construit son propre narratif.

Premium
Entretiens - La Tribune Afrique