• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
Think-Tank - La Tribune AfriqueTribunes - La Tribune Afrique

L’industrialisation de l’Afrique subsaharienne devrait être un sujet prioritaire des sommets Afrique-France et Afrique-UE

Francis Journot*

Publié le 12 mai 2021 à 13:00 - Mis à jour le 01 octobre 2025 à 06:34

unite textile combinaisons medicales egypte industrie

Photo d'illustration

Reuters

L'essentiel de l'actualité

mercredi 3 juin

  • L'UE assouplit un peu les règles budgétaires face au choc énergétique
  • La Corée du Sud obtient l'accès au modèle d'IA Mythos
  • Shein écope de plus de 22 millions d'euros d'amendes en France
  • Guerre au Moyen-Orient : l'OCDE abaisse sa prévision de croissance mondiale en 2026
  • Trump annonce de nouveaux droits de douane
Voir plus

Le Quotidien Numérique

04 juin 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    « Nous pensions être face à une crise conjoncturelle. Elle est devenue structurelle » : Lavazza pris dans la tempête du marché du café

  • 2

    Budget : la sombre prévision de la Commission européenne pour la France

  • 3

    « Absurde », « prétexte », « injustifié »... Bruxelles hausse le ton face à la nouvelle offensive douanière de Trump

  • 4

    Fer guinéen : 6 mois après ses premières expéditions vers la Chine, Simandou monte en puissance

  • 5

    « Arrêt total et définitif » : des centaines de milliers de stations météo obsolètes en France malgré leur bon état

  • 6

    « Certaines personnes en ont peur, mais moi, j’ai confiance » : Au Kazakhstan, l'État du tout-IA où les citoyens payent avec les lignes de leur main

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Les sommets Afrique-France et Afrique-UE vont se tenir en 2021, mais les propositions généralement exposées s'avèrent peu adaptées aux enjeux. Le transfert en Afrique et en UE d'une part de la production des biens fabriqués en Chine pourrait résoudre des problématiques.

Quand les travaux des sommets vont à l'encontre du développement de l'Afrique

Au moment où l'extrême pauvreté fait plus de ravages que jamais, une population qui compte parmi elle 250 millions d'habitants souffrant de malnutrition dans une Afrique quasiment dépourvue d'industrie et n'émettant que très peu de co2, pourrait majoritairement juger que des préconisations françaises, européennes ou internationales sont décalées et contre-productives. La transformation numérique et la transition verte placées au premier rang des priorités, doivent certes être incluses, mais ne constituent pas des solutions à part entière. On peut craindre que cette focalisation hors-sol empêche un développement rapide de l'Afrique et ne permette pas un recul de la misère.

Croissance pour l'Afrique et ses partenaires

Il est maintenant temps de construire un paradigme efficient. L'installation d'infrastructures et d'outils industriels d'entreprises souvent occidentales puis la création de tissus d'entreprises locales, génèreraient en Afrique subsaharienne, des dizaines de millions d'emplois plus rémunérateurs que ceux du secteur informel. Cela moderniserait l'Afrique tout en offrant la possibilité à certains pays de s'extraire de la spirale du piège chinois de la dette africaine Les nouveaux échanges entre des Etats africains et leurs partenaires fréquemment Français, européens, mais aussi américains ou parfois asiatiques dont le Japon, favoriseraient la croissance de chacun d'entre eux. Une intégration industrielle concertée préserverait au mieux l'environnement.

De nombreux pays à travers le monde doivent maintenant comprendre que la Chine ne sera pas leur relais de croissance

Dans la plupart des pays développés, la consommation intérieure et les plans de relance mis en œuvre à l'occasion de la pandémie Covid-19 ne permettront pas d'augmenter durablement une croissance qui s'est réduite au rythme de la désindustrialisation et des délocalisations. Certes quelques entreprises occidentales de produits à haute valeur ajoutée (voitures allemandes ou luxe français)tirent leur épingle du jeu, mais la Chine fabrique la plupart de ses propres biens de consommation et ne constituera pas le relais de croissance que les Occidentaux attendent en vain depuis le transfert de leurs technologies. De plus, compte tenu de leurs coûts salariaux peu concurrentiels dans la mondialisation, les pays occidentaux ne verront pas de réindustrialisation massive et les emplois partis en Chine ne reviendront que rarement chez eux. Mais ainsi que nous l'avons déjà écrit dans Le Figaro, « Réduire notre dépendance à la Chine, c'est possible ! ».

Perspectives économiques d'un continent qui pourrait compter 2.5 milliards d'habitants en 2050

Des pays en panne de croissance souvent occidentaux doivent opter pour des solutions qui leur permettront de sortir de l'ornière. A la porte de l'Europe, un continent peuplé de 1,3 milliard d'habitants aujourd'hui et de 2.5 milliards en 2050. Les perspectives économiques sont énormes et pourraient générer de l'activité dans les pays dont les entreprises ressortissantes participeraient à l'industrialisation de l'Afrique. Des mécanismes de mutualisation et de péréquation de coûts du travail souvent élevés en occident et plus faibles en Afrique recréeraient des équilibres et privilégieraient ainsi la pérennité ou la création d'emploi sur les deux continents.

Alignement des planètes pour développer l'Afrique, contenir la Chine et assurer de la croissance

La responsabilité de la Chine à propos de la propagation de la pandémie du Covid-19 qui a causé plus de 3 millions de morts et dévasté l'économie mondiale a intensifié la méfiance de la communauté internationale à l'égard de celle-ci. Même si faute d'autres financements, quelques pays la sollicitent toujours, la quasi-totalité du monde est consciente de la nécessité de juguler la montée en puissance d'une Chine arrogante qui affiche clairement ses ambitions hégémoniques et parfois guerrières. Le piège infernal chinois de la dette africaine, la captation de terres rares ou agricoles et autres richesses du continent menacent l'indépendance de pays africains. L'UE, bien que la signature de l'accord de principe UE-Chine sur les investissements puisse interroger, clame être à présent moins dupe. Le président des États-Unis Joe Biden affirme sa volonté de freiner l'expansionnisme chinois et renforce avec l'Inde, le Japon et l'Australie, le dialogue quadrilatéral pour la sécurité (Quad). Et enfin, on peut espérer que la Nigériane Ngozi Okonjo-Iweala, nouvelle directrice de l'OMC depuis le 1er mars 2021, soit moins laxiste que ses prédécesseurs envers la Chine qui en viole les règles.

Newsletter

Ma Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Illustration de la newsletter Ma Tribune

Un projet qui répondrait à une attente de la jeunesse et pourrait remplacer progressivement l'APD

Fin 2020, dans un article publié sur La Tribune Afrique intitulé «Afrique subsaharienne: le capitalisme pourrait réussir là où ou l'aide au développement échoue depuis 60 ans », nous proposions de tourner progressivement la page de l'aide publique au développement dont le montant a dépassé 1000 milliards de dollars, mais n'a pas fait diminuer un emploi informel qui concerne encore 85 à 89 % de la population active subsaharienne. Des entreprises organisées offriraient des emplois mieux rémunérés. L'augmentation raisonnable des salaires minimums de production que nous prônons dans nos études relatives au projet International Convention for a Global Minimum Wage, contribuerait aussi à une élévation du niveau de vie des populations et accélérait le développement de l'Afrique. Cela pourrait répondre au souhait de nombreux africains qui voudraient mieux vivre de leur travail et rompre avec une assistance certes bienveillante et souvent indispensable, mais qui renvoie une image négative qu'ils veulent changer. Le processus d'intégration industrielle augmenterait les ressources budgétaires des États, contribuerait à la sécurisation de territoires et réduirait les flux migratoires de l'immense continent dont la modernisation nécessiterait l'implication et l'énergie de sa jeunesse.

On peut transférer de la Chine à l'Afrique une part de notre production industrielle

Seul un plan de régionalisation de production Europe Afrique, concret et structurant, mais tenant compte aussi des nouveaux paramètres géoéconomiques et géopolitiques régionaux pourrait réussir. Une implication financière de chacun des pays signataires qui souhaiteraient renforcer leur présence économique pour accroître leurs échanges avec l'Afrique dans le cadre du programme s'avèrerait indispensable. Des entreprises originaires de ces États pourraient souvent bénéficier d'un accompagnement facilitant leur implantation (recrutement et formation, assistance juridique, fiscale et administrative, financements, études etc.) qui contribuerait aussi à une attractivité pour l'Afrique subsaharienne. Nous saurons bâtir les schémas industriels globaux au sein desquels elles pourront se projeter et qui les convaincront de déménager une part de leur production. Il conviendra de rechercher une complémentarité sectorielle pour constituer des écosystèmes performants et cohérents renforcés par des blockchains. Cette proximité permettra ainsi de réduire au sein de chaines de valeur mondiales (CVM), le transport de matières ou pièces.

Programme ciblé afin d'être efficient et aisément finançable

Le coût de construction des bases industrielles dont accès routiers, ferroviaires, aéroportuaires ou portuaires, fourniture énergie, réseaux télécommunications, travaux de voirie, gestion des déchets, mais aussi dispositifs de sécurité, habitations, écoles, centres médicaux et commerces indispensables, seraient éligibles au financement par les grandes institutions internationales et pays donateurs dans le cadre du développement de l'Afrique. Le montant dépensé pour chaque site industriel qui sortirait de terre tous les 2 ou 3 ans, avoisinerait 3 à 5 milliards d'euros.

Dessein qui pourrait fédérer

Hors d'un cadre protecteur comme celui préconisé, une industrialisation de l'Afrique, ferait des dégâts environnementaux irréversibles. Il conviendrait donc d'éviter la construction désordonnée d'une multitude de zones industrielles sans cohérence d'ensemble. A l'opposé de politiques ou de propositions économiques, internationales ou locales, souvent creuses et sans lendemain, mais qui sclérosent depuis 60 ans le développement de l'Afrique subsaharienne, le programme Africa Atlantic Axis pourrait au contraire être mis en œuvre prochainement, si toutefois les populations des pays africains les plus concernés le souhaitent. Les institutions financières internationales ne pourraient que s'associer à ce projet de progrès pour l'Afrique. De nombreuses entreprises occidentales qui songent depuis plusieurs années à quitter la Chine accepteraient de s'investir dans ce grand dessein.

Collaboration indispensable des deux continents

Le panafricanisme est souvent évoqué, mais le temps de l'industrialisation est un temps très long. Rappelons que ce sont les transferts de technologies occidentales qui ont permis à la Chine de se développer considérablement en une vingtaine d'années. Les populations africaines qui peinent aujourd'hui à se nourrir ne peuvent encore attendre un demi-siècle ou plus. Aussi convient-il d'être pragmatique. Il est assez peu probable que l'Afrique puisse prospérer en se privant de l'aide de l'Europe qui elle-même devrait s'appuyer sur l'Afrique pour générer à nouveau de la croissance.

Un modèle éthique pour une industrialisation raisonnée

Production plus locale et baisse du volume de transport de biens, application en Afrique du Salaire minimum mondial de production, qui permettrait à des parents d'envoyer leurs enfants à l'école, davantage d'éducation et hausse du niveau de vie qui induiraient à terme une modération de la natalité et iraient dans le sens d'une fabrication plus durable, ainsi que d'une réduction des émissions mondiales de gaz à effets de serre, tels pourraient être quelques-uns des avantages du modèle.

À lire également

  • [WEBLIVE] Industrialisation : Quels modèles pour une relance économique pérenne en Afrique ?
  • Louis Paul Motazé : «Il nous faut impérativement aller vers l'industrialisation»
  • Hippolyte Fofack : « La digitalisation pourrait catalyser le processus d’industrialisation de l’Afrique »
  • Une croissance sans industrialisation ?

(*) Francis Journot est consultant et entrepreneur. Il dirige le Plan de régionalisation de production Europe Afrique ou programme Africa Atlantic Axis et fait de la recherche en économie depuis 2013 dans le cadre d'International Convention for a Global Minimum Wage

Documentation

https://www.vie-publique.fr/en-bref/278145-ue-afrique-quel-partenariat-pour-2021

https://www.europarl.europa.eu/doceo/document/A-9-2021-0017_FR.html

Francis Journot*

Sur le même sujet

  • 1

    PPP & ESG : pour une nouvelle alliance de confiance et d’impact en Afrique

  • 2

    PSG : quand le soft power africain dérange

  • 3

    « La Côte d'Ivoire s’inscrit dans l'ère du temps en matière de talents » (Mamadou Touré)

  • 4

    Sécurité maritime en Afrique : l’impératif oublié de l’attractivité