Malus auto : des rabais symboliques
Vincent Bussière
Vincent Bussière
« Les conducteurs "malussés" peuvent trouver des assurances pour leur véhicule, mais les primes demeurent très chères, malgré des baisses symboliques obtenues sur ces deux dernières années », reconnaît Jean-François Léger, responsable marketing d'Autofirst.
Ce courtier s'est spécialisé dans cette clientèle délaissée par les acteurs traditionnels de l'assurance : les mauvais conducteurs traînant de nombreux sinistres, à leurs torts exclusifs ou pas, voire ceux qui réassurent une auto après une longue pause. Les économies générées par la souscription en ligne et la déclaration électronique de sinistres ont permis ces rabais limités, inférieurs à 5 %.
Au prix toutefois de contrats "désossés". La plupart des produits disponibles permettent d'assurer seulement un véhicule au tiers, à l'exclusion des garanties bris de glace, incendie, vol, voire même, pour certains contrats, sans couverture individuelle pour le conducteur.
Cette petite baisse des primes pourrait pourtant ne pas durer. En effet, la volonté des compagnies et mutuelles de capter de la clientèle à tout prix pourrait fléchir du fait de la morosité économique. À moins que le « pay as you drive » ne tienne ses promesses.
Vincent Bussière
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