Crédit immobilier : une remontée des taux plus rapide que prévu

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L'Observatoire du financement des marchés résidentiels a confirmé l'augmentation des taux de crédit en janvier. Une remontée attendue... mais pas à une telle vitesse.

Les taux des prêts immobiliers ont poursuivi en janvier la remontée entamée le mois précédent, selon le tableau de bord mensuel de l'Observatoire du financement des marchés résidentiels.  Les taux des prêts du secteur concurrentiel, hors assurance, ont atteint 3,47% le mois dernier, soit 22 points de base de plus qu'en novembre.

L'Observatoire explique ce mouvement par deux causes successives: un "emballement exceptionnel" en fin d'année 2010 qu'il explique par la fin du dispositif Scellier sur l'investissement locatif et celle du crédit d'impôt sur les intérêts d'emprunts liées à la loi TEPA, suivi d'un "trou d'air" touchant avant tout les ménages plus aisés, donc plus solvables. Pour les auteurs de l'étude, "mécaniquement, les taux remontent donc au-delà de la progression attendue" au vu de l'évolution des marchés obligataires et monétaires et de la nécessité pour les banques d'augmenter leurs marges face aux nouvelles règles prudentielles.

La part des prêts réalisés à un taux supérieur à 4,0% a bondi de 8,5 points en un mois selon le Tableau de bord, passant de 2% à 10,5%. La part des prêts à taux variable est parallèlement remontée en janvier pour la première fois depuis deux ans. "La nécessité de préserver sa solvabilité conduit maintenant une partie plus large de la demande à choisir ce type de formule", explique l'étude. Autre évolution: la baisse de cinq mois de la durée moyenne des prêts, revenue à 17 ans et deux mois. La part des prêts sur plus de 20 ans dans l'accession à la propriété est ainsi descendue de 54,8% à 52,3% en un mois.

Alors que la remontée des taux risque, pour certains acteurs du marché, de peser sur la solvabilité des emprunteurs potentiels, Crédit logement évoque une "embellie" de son indicateur de solvabilité en notant que "la reprise du marché de la revente est intervenue au bon moment".

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Commentaires
a écrit le 09/02/2011 à 13:01 :
On en reviens toujours au meme aide de l Etat, prix libres>>>> augmentation exponentiel de l immobilier, alors on va encore faire crier mais taxation de la plus value sur la residence principale>>> OUI taxation encore plus forte de la plus value sur la residence secondaire>>>> OUI. Fin de tous les procecus "accession a la proprieté" qui n ont eu qu'une consequence une hausse des prix et l enrichissement des speculateurs. Et pour les inconditionnel raleur de "L Etat me doit tout mais qu il ne touche pas à mes bien" Je rappelerais la devise de la France: Liberté, Egalité, Fraternité et d autre part si en 1789 on a fait la revolution c etait aussi pour eviter la transmission at vitam eternam des biens mobilier et immobilier au sein d une caste....aujourd hui on est pas loin du retour en arriere. Donc STOP

En contre partie l argent ainsi recolté devra imperativement servir à financer les logements sociaux et etudiants qui manquent cruellement, et de meme penalité lourde aux villes (Neuilly en tête...) qui ne respectent pas le critere de 20% de logement sociaux.

Les seules aident aujourd hui acceptables en matiere d immobilier sont celle qui doivent permettre de construire des logement dit verts.

a écrit le 09/02/2011 à 11:07 :
Vite, il faut acheter !! Il y a pénurie de biens sur le marché, alors faut pas hésiter à s'endetter sur 35-30 ans !!! .....MDR !!
Réponse de le 15/03/2011 à 13:39 :
Voire plus si nécessaire. 50 ans pourquoi pas! (lol)
a écrit le 09/02/2011 à 8:25 :
...Pour une nouvelle offensive des réseaux immo pour nous dire de vite vite acheter parce que les prix vont encore monter, monter, monter...

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