Electricité et gaz : une grande majorité de biens en locations non-conformes

Dès cet été, chaque propriétaire d'un logement d'avant 1975 devra fournir un diagnostic électrique et/ou gaz en cas de location. Problème : les logements présentent, pour la plupart, au moins une anomalie.
Hugo Baudino
Diagamter, spécialiste du diagnostic immobilier, dresse un constat alarmant sur le niveau des installations électriques et de gaz dans le parc locatif français.
Diagamter, spécialiste du diagnostic immobilier, dresse un constat alarmant sur le niveau des installations électriques et de gaz dans le parc locatif français. (Crédits : © Nigel Roddis / Reuters)

Les professionnels de l'électricité et du gaz se frottent déjà les mains... A partir du 1er juillet 2017, le propriétaire d'un logement datant d'avant 1975 devront fournir un diagnostic de l'installation électrique et/ou de gaz au moment de la signature du bail locatif. Cette nouvelle obligation découle d'un décret d'application d'une mesure prévue par loi Alur. Elle sera étendue à tous logements plus récents au 1er janvier 2018. A quelques semaines de l'entrée en vigueur de cette mesure, le réseau de diagnostiqueurs immobiliers Diagamter a sorti son livre blanc sur les diagnostics du gaz et de l'électricité dans la location. Et les résultats sont préoccupants.

4 logements sur 5 présentent une anomalie dans leur installation de gaz

78,2% des logements équipés d'une installation gaz, étudiés par Diagamter, présentaient une anomalie, soit près de quatre logements sur 5 ! Le taux est légèrement plus élevé pour les maisons individuelles (79,80%) que pour les appartements (73,40%). Pour ce qui est des différences selon les décennies de construction, les logements datant d'avant 1948 (78,8%) sont moins touchés par les anomalies que ceux construits dans les années 1950. Le taux chute considérablement à partir de 1990, passant de 76,1% pour les années 1980 à 59,8% pour la décennie suivante.

Dans les logements qui n'utilisent que de l'électricité, le taux d'anomalie grimpe à 87,6% ! Là aussi, ce sont les maisons (88,6%) qui sont plus touchées que les appartements (84,70%). La pire décennie de construction est, cette fois-ci, celle des années 1970, avec un taux d'anomalie de 94%. Le taux ne redevient "convenable" qu'à partir des années 2000, où il descend à 56,7%.

| Lire aussi : Vers une hausse de 2,6% du prix du gaz en mars ?

 Afin de détecter une éventuelle anomalie de l'installation électrique, les diagnostiqueurs de Diagamter ont vérifié "une centaine de points de contrôle", principalement sur le disjoncteur, le dispositif différentiel, l'installation de mise à terre et les fusibles. L'anomalie la plus souvent constatée est celle d'un matériel vétuste inapproprié pour son usage, comme des fils électriques trop vieux ou une prise électrique arrachée. On  la retrouve dans 58,4% des maisons et 42,1% des appartements.

Pour ce qui est des logements équipés au gaz, l'anomalie la plus souvent constatée est celle des arrivées d'air non conformes sur les "appareils gaz" tels que les cuisinières, les radiateurs ou les chaudières présentes dans 23,5% des appartements et dans 28,3% des maisons. Suivent les robinets de gaz non conformes, présents dans 25,3% des appartements et 21,1% des maisons.

Hugo Baudino

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Commentaire 1
à écrit le 22/04/2017 à 18:44
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Pour le DPE le contrôleur avait trouvé le socle de mon éclairage de SdB pas mis à la terre, sauf que quand je l'ai installé je l'y ai bien relié, mais il est peint (blanc) donc pas conducteur. Le métal était bien relié, mais le test sur la peinture a...

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