Peut-on faire un "investissement Scellier" par le biais des SCPI?
Arnaud Dewachter, secrétaire général de l'Aspim
Arnaud Dewachter, secrétaire général de l'Aspim
Plutôt que faire construire un logement dans les conditions imposées par les textes et y placer un locataire, dont on doit espérer qu'il soit stable dans le temps et qu'il honore régulièrement ses loyers, on peut effectivement acheter des parts des nouvelles SCPI (société civile de placement immobilier) dites «Scellier».
Le bénéfice fiscal est strictement identique à celui d'un achat immobilier dans le neuf réalisé en direct par un particulier : la réduction d'impôt est égale à 25 % du montant de la souscription (pour celles de 2009 et 2010, 20 % pour celles de 2011 et 2012) sur 9 ans, au rythme d'un neuvième par année, avec une extension possible à 2 % de réduction l'an pour au maximum deux périodes supplémentaires de trois ans. Attention : le projet de loi de finances pour 2010 prévoit de réserver ces taux aux logements en BBC (bâtiment basse consommation). Le plafond de l'investissement en parts de SCPI étant fixé à 300.000 euros.
Si l'investisseur ne compte pas occuper les lieux au terme de son placement, acquérir des parts de SCPI Scellier comporte des avantages certains. Outre le bénéfice tiré de l'investissement collectif (diversification des risques, gestion professionnelle ...), la SCPI peut s'affranchir de la limitation à 300.000 euros de l'avantage fiscal. Un montant rapidement atteint dans certaines zones comme l'Ile-de-France. Et bien qu'un particulier ne puisse acquérir qu'un seul bien en « Scellier » par an, il est possible de souscrire des parts de plusieurs SCPI.
Dernier avantage : la première réduction d'impôt est acquise, sans prorata temporis, sur l'année au cours de laquelle la souscription est intervenue. Lors d'un investissement en direct, le point de départ est reporté à la date de mise en location. La liste des « SCPI Scellier » est consultable sur le site de l'Aspim.
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