Quand expatriation rime avec sacrifice pour les conjoints

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L'expatriation n'est pas synonyme de paradis pour tout le monde.
L'expatriation n'est pas synonyme de paradis pour tout le monde. (Crédits : bigbirdz/Flickr. CC License by.)
Les avantages de l'expatriation pour la personne concernée sont nombreux, mais ils s'accompagnent d'inconvénients non négligeables pour les conjoints, si l'expatriation se fait en couple ou en famille.

Découvrir un nouveau pays, une nouvelle culture, apprendre une langue étrangère, augmenter son salaire, étoffer son CV...  L'expatriation présente bien des atouts pour le salarié.On ne s'intéresse toutefois que trop rarement au cas du conjoint. Pourtant, c'est celui ou celle qui - avec les enfants de la personne qui effectue sa mobilité professionnelle à l'étranger - doive subir les conséquences de ce départ à l'étranger, parfois avec certaines difficultés.

Ainsi, selon une étude d'Expat Communication sur l'impact de l'expatriation sur le couple et les doubles carrières, 33% des conjoints d'expatriés ont affirmé avoir sacrifié leur carrière en partant à l'étranger. Ce taux monte même à 49% si on se concentre sur les conjoints d'expatriés en recherche d'emploi dans le pays d'accueil. Pour les conjoints qui travaillent dans le pays d'accueil, le taux de "sacrifice" reste élevé, à 28%. Autre point important soulevé par l'étude, 91% des conjoints d'expatriés sont des femmes, soulignant ainsi le manque criant de parité dans cette démarche professionnelle.

Que du positif pour la vie de famille ?

En revanche, le ressenti vis-à-vis des enfants est bien meilleur : 89% des parents expatriés estiment que leurs enfants aiment leur vie à l'étranger et 95% pensent que "vivre à l'étranger enrichit la vie de leurs enfants". Cela fait écho aux résultats de l'étude HSBC Expat Exlorer, dans laquelle un focus était fait sur la vie de famille dans la dernière édition. 60% des parents déclaraient penser que la vie d'expatrié présentait une meilleure qualité de vie à leurs enfants, en considérant également que cela leur permettait "de se rapprocher de leur progéniture". Il faudrait en revanche également demander l'avis des principaux intéressés : les enfants d'expatriés...

| Lire  La Suisse toujours première pour l'expatriation professionnelle

L'étude met également en lumière des aspects plus inquiétants de la vie d'expatrié. Ainsi, 43% des couples expatriés se disent "très inquiets" quant à leur capacité à retrouver un emploi après leur expatriation. Les expatriés sont également exposés à la trop grande emprise que peut avoir leur vie professionnelle sur leur vie personnelle et leur vie de famille, c'est ce que ressentent 37% des personnes interrogées.

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Commentaires
a écrit le 01/06/2017 à 22:40 :
Les expats ne sont que les voyageirs sans bagages
a écrit le 01/06/2017 à 18:02 :
Le même problème se pose pour les épouses des médecins habituées aux grandes villes.
C'est un élément qu"on semble ignorer pour combattre les déserts médicaux.

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