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Compétitivité : les 20 propositions de la CGPME en faveur des exportations

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Dans la dernière ligne droite avant la remise officielle (le 5 novembre) du rapport de Louis Gallois sur la compétitivité, nombre d'organisations présentent leurs propres idées. Après l'Association française des entreprises privées (Afep) dimanche dernier, c'est maintenant au tour de la CGPME d'avancer 20 propositions pour doper les exportations françaises.

La remise officielle au Premier ministre, lundi 5 novembre prochain, du rapport de Louis Gallois sur la compétitivité donne des idées à tout le monde. Le concept fait florès. Dimanche dernier, l'Association française des entreprises privées (Afep), qui regroupe les quelque 80 plus grandes entreprises françaises publiait dans le" JDD" un appel pour un "choc de compétitivité de 60 milliards d'euros" étalé sur la durée du quinquennat, dont 30 milliards dès les deux prochaines années. Ce mercredi 31 octobre, c'est au tour de la CGMPE de présenter ses propositions en la matière, après avoir constaté que "le nombre de PME exportatrices est passé de 120.000 à 95.000 sur la période de 2002 à 2012. Dans le même temps, la contribution des PME indépendantes au chiffre d'affaires total à l'export de la France est passée sous la barre des 18%". C'est pourquoi, pour la CGPME, "il est urgent d'agir". D'où les 20 propositions suivantes pour favoriser les exportations françaises: 

Vingt propositions pour favoriser les exportations

1. Rédiger, en coordination entre les structures françaises à l'étranger, des "fiches pays " sectorielles sur les opportunités de marchés
2. Cibler les aides aux entreprises en fonction de la pertinence et de la durabilité de leur projet export
3. Identifier le montant des grands contrats et les flux imputables aux PME indépendantes dans les chiffres mensuels du commerce extérieur
4. Créer un fichier recensant les entreprises exportatrices et les aides obtenues
5. Intégrer la rémunération (et les charges qui y sont liées), d'un salarié en France dédié à l'export dans le champ des dépenses éligibles au crédit impôt export
6. Ouvrir le crédit impôt export aux ETI dont le chiffre d'affaires est égal ou inférieur à 500 millions d'euros
7. Mettre en place un statut de l'entreprise exportatrice (JEE) qui permettrait d'accorder aux entreprises bénéficiaires certains avantages, notamment fiscaux
8. Exonérer totalement les bénéfices réalisés à l'exportation durant les trois premiers exercices et les imposer au taux réduit de 19% pour les quatre exercices suivants, à compter de la date d'obtention du statut de JEE
9. Mettre en place un principe de réciprocité pour équilibrer l'accès aux marchés et relancer le processus de révision de la législation européenne sur les instruments de défense commerciale
10. Relancer, au niveau européen, le processus de révision de la législation sur les instruments de défense commerciale
11. Adopter un instrument législatif contraignant, sous la forme d'un règlement, en capacité de remédier au déséquilibre existant dans le domaine des marchés publics
12. Veiller au plein respect de la réglementation communautaire de la part des entreprises des pays tiers qui interviennent sur le marché intérieur
13. Adopter une communication interprétative au niveau européen pour mettre en place une procédure de détection et d'élimination des offres anormalement basses
14. Exonérer partiellement de charges sociales (50%) l'embauche définitive d'un Volontaire international en entreprise (VIE) en CDI pendant les 12 premiers mois
15. Atténuer l'obligation de séjour à l'étranger pour que le statut de VIE devienne une pré-embauche d'un commercial export
16. Créer une structure ad hoc sur la base de statuts type qui sécuriserait l'association temporaire de plusieurs PME pour exporter
17. Moduler l'octroi des soutiens financiers, dans le cadre de la politique de garantie et de caution des grands contrats, à l'obligation de confier une part des activités de sous-traitance ou de co-traitance à des PME françaises ou européennes
18. Créer un "contrat de génération entre entreprises", un cadre expérimenté d'une grande entreprise s'engageant à mettre son expertise internationale au service d'une PME novice à l'export
19. Désigner Oséo comme l'interlocuteur privilégié des PME exportatrices, par la reprise de l'activité "assurance-prospection" de la Coface, dans le cadre de la future Banque Publique d'Investissement (BPI)
20. Octroyer à Oséo-BPI la capacité de faire des prêts directs à l'export sans cofinancement automatique

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Commentaires
a écrit le 01/11/2012 à 21:10 :
Belle accumulation de recettes administratives et de demandes d'intervention de l'état, sans même esquisser une stratégie sur le rééquilibrage de nos comptes extérieurs. La question n'est pas la compétitivité absolue, mais l'avantage comparatif. Les produits allemands sont chers, mais les clients extérieurs considèrent que les produire sur place serait plus cher encore, sinon impossible, et qu'ils battent la concurrence. La France vend cher la poudre de lait en Chine pour l'alimentation infantile, parce la poudre de lait produite sur place fait l'objet de scandales sanitaires à répétition.
Il est aussi particulièrement douloureux de voir des entreprises connexes sur le marché français faire des offres concurrentes avec des partenaires étrangers à des prix excessifs à l'exportation.
a écrit le 01/11/2012 à 19:07 :
Une entreprise ne doit sa présence ou plutôt sa légitimité qu'a la présence de l?État, que... lui même veut réduire a néant pour le plus grand profit de certains individus qui... ont tendance a l'oublier!
a écrit le 01/11/2012 à 18:55 :
On ne parle plus d'exportation quand il n'y a plus de frontière, même l'Europe n'en a plus.... pour dire!!
a écrit le 01/11/2012 à 17:50 :
Rapport quand même bien intelligent que ces très grosses entreprises qui réclament de fortes baisses de charges sociales. En réalité exporter c'est très simple tout le monde avec les outils issus d'internet peut exporter sans problême suffit de le vouloir ,pourquoi ne pas en faire un challenge,dire j'ai réussi à vendre 10%,20%,30% de mon chiffre d'affaires ça rapporte peu mais j'ai fait mon devoir de patron.
Réponse de le 01/11/2012 à 18:32 :
Visiblement vous ne comprenez rien a l economie et a ses mecanismes... Pourquoi vous enteter a lire la tribune ?
a écrit le 01/11/2012 à 15:04 :
Intitulée : " Lettre ouverte au chevalier blanc" la dernière chronique audio proposée par la webradio indépendante AWI sort son Excalibur.
Alors que le mot compétitivité est en France sur toutes les lèvres, le rapport de l?un de nos capitaines d?industrie mandaté par le chef de l?Etat pour présenter un certain nombre de propositions récurrentes est attendu comme un message providentiel. Il doit en effet mettre en évidence ce qui peu concrètement être entrepris pour nous remettre en pôle position au niveau international, sans avoir à procéder à de douloureux sacrifices. Aussi, face à un challenge d?une telle ampleur, le chevalier blanc parviendra t?il à convaincre du caractère fondé des solutions avancées ? En ce début de XXI e siècle qui n?offre, pour le moment, que peu de perspectives de développement harmonieux, chacun aspire à ce que des hommes et femmes de bonne volonté, disposant d?un certain pouvoir, apportent des clés susceptibles d?ouvrir de nouvelles perspectives en termes d?activités et d?emplois. Puisse le rapport de Gallois, digne héritier d?un certain Perceval, ne pas être un coup d?épée dans l?eau ! Car dans le nouveau Moyen-âge, la France qui reste un vieux pays a un double défi à relever: retrouver une place privilégiée avec ses produits et services au niveau mondial tout en regagnant la confiance de son peuple en l?avenir.
Réponse de le 01/11/2012 à 16:37 :
admettons que nous puissions nous remettre en pôle position au niveau international, ceci implique que nous prenions des parts du marché à d'autres, cela implique que d'autres auront alors les problèmes que nous avons actuellement.
Le chien se mord la queue, il me semble.
Cela n'est certainement pas la bonne solution, c'est une spirale vers le bas, un retour au moyen-age.
a écrit le 01/11/2012 à 13:57 :
La compétition pour la compétitivité peut nous mener par le dumping compétitif social et le dumping compétitif des salaires à perdre tous les droits acquis par nos ancêtres, qui souvent ont payé de leur vie ces progrès sociaux.
Considérant que la compétitivité d'un pays dépend en grande partie de facteurs naturels et immuables, (taille du marché intérieur, position géographique, topographie du pays, climat, ressources et richesse naturelles (pas seulement les matières premières), taille du pays, natalité (faire venir de la main d'oeuvre hautement qualifiée des pays voisins, comme tentent de le faire les allemands, coûte moins cher que d'élever des enfants et de les former soi même) etc, etc., il faut se rendre à l'évidence: si nous ne protégeons pas les économies faibles et désavantagées par ces facteurs naturels, les divergences à l'intérieur de l'union Monétaire ne feront qu'augmenter.
Il es absolument nécessaire d'avoir des échanges commerciaux équilibrés, les excédent et les déficits des balances commerciales à l'intérieur de l'union monétaire ne peuvent et ne doivent pas être tolères.

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