Contenu :

EMPLOI

Alerte au chômage des jeunes dans le monde

Source : La Tribune.fr - 12/08/2010 | 06:49 - 369 mots  | 
|
Alerte au chômage des jeunes dans le monde

13 % des 15-24 ans étaient sans emploi en 2009 sur la planète soit une hausse de 8,3 % en un an.

Qu'ils habitent des pays pauvres ou riches, tous les jeunes affrontent aujourd'hui le même adversaire redoutable : le chômage. Avec 7,8 millions de jeunes chômeurs supplémentaires entre 2007 et 2009 à travers le monde, la génération des 15-24 ans atteint un triste record. A titre de comparaison, le nombre de jeunes chômeurs supplémentaires récensés chaque année dans le monde ne s'élevait qu'à 191.000 entre 1996 et 2006 ! Un rapport du Bureau International du Travail (BIT) révèle que, fin 2009, 13 % de jeunes - soit 81 millions sur 620 millions - errent sur le marché du travail dans le monde. Ce taux de chômage exceptionnel - conséquence de la crise mondiale - a durement frappé les nouvelles générations d'Afrique du Nord (23,7 %), du Moyen-Orient (23,4 %) et de l'Europe centrale et de l'Est (20,8 %), seuls les 15-24 ans d'Asie orientale (8,4 %) semblent relativement épargnés.

Nouveaux maux de société

Selon les experts du BIT, c'est dans les économies en développement - où vivent près de 90 % des 15-24 ans - que les jeunes sont les plus susceptibles d'être touchés par le sous-emploi, à l'inverse des économies en développement où la crise économique se traduit plutôt par une réduction des salaires et du temps de travail. Les jeunes issus des économies en « sur-peuplement » (tel le Bangladesh) seront, eux, sujets à l'emploi vulnérable et au travail au noir. A ce fléau du chômage s'ajoute la naissance de nouveaux maux de société : un phénomène de « découragement et d'inactivité prolongée », où les jeunes perdent tout espoir de trouver un emploi.

Cette oisiveté de la jeunesse engendre l'apparition de nouveaux coûts, auxquels les économies ont encore du mal à faire face: des coûts administratifs : allocations, investissement dans l'Education, mais aussi - très récents - moraux : soins contre les dépressions, par exemple. Alors que les jeunes ont jusqu'ici été considérés comme « le moteur du développement économique », 2010 voit apparaître la tendance inverse, avec le risque d'une « génération perdue », détachée du marché du travail.

Selon les estimations du BIT, le taux de sans-emploi chez les jeunes va malheureusement continuer d'augmenter en 2010 : 81,2 millions des 15-24 ans devraient connaître le chômage, soit 13,1 %. Lueur d'espoir toutefois : le fléau devrait commencer à reculer en 2011, avec un taux de 12,7 %.

Élisa Perrigueur - 12/08/2010, 06:49  | 
|
Commentaires sur l'article

Pseudo :

Vous avez un commentaire à faire sur cet article ? Faites en part en remplissant le champ suivant :

Recevoir un email si quelqu'un répond à mon commentaire.

> retour haut de page

  • Frédéric Vincent a écrit le 21/12/2010 à 22:52 :

    • Deux remarques. 1. Il n'y a pas de lien sur l'étude faite par le BIT. 2. Une phrase comporte un problème de formulation. D'une part, "économies en développement", et de l'autre ... "économies en développement". Je pense que l'auteur a oublié de relire son texte. "Selon les experts du BIT, c'est dans les économies en développement - où vivent près de 90 % des 15-24 ans - que les jeunes sont les plus susceptibles d'être touchés par le sous-emploi, à l'inverse des économies en développement où la crise économique se traduit plutôt par une réduction des salaires et du temps de travail. "

  • ityieèr a écrit le 28/09/2010 à 13:42 :

    • cela est FAUX !

  • ityieèr a écrit le 28/09/2010 à 13:42 :

    • c faux!!!

  • POLUX a écrit le 12/08/2010 à 13:02 :

    • La Société n'est pas en dégration marquée, elle est foutue et au bout de tout celà une tragédie accompagnée d'une purge ensuite elle repartira, ainsi va la vie !

  • POLUX a écrit le 12/08/2010 à 12:48 :

    • Lorsque le chômage des jeunes deviendra massif et que ceux-ci deviendront remuants, alors on leur fera faire la guerre. Mon grands-père racontait cela autrefois !....

  • Pragma a écrit le 12/08/2010 à 12:48 :

    • Avant, il y avait la guerre, les maladies, l'alcool au volant qui régulaient la jeunesse. Maintenant, fini, tout ça. Bilan : c'est la, M.

  • Bob a écrit le 12/08/2010 à 12:45 :

    • Quand les choses se démocratisent, on abouti souvent à un fléau. On a dit aux gens, ayez des diplômes et vous aurez un bon boulot. parallèlement, on a abaisser le niveau pour obtenir les diplômes, parce que sélectionner les gens, c'est très mal. Bilan : on se retrouve soit avec des jeunes totalement analphabètes, incapables de respecter aucune règle et totalement inemployables, soit avec des jeunes ayant tous bac+5 et qui se retrouvent confrontés aussi violemment que tardivement à la sélection et à la compétition lors de leur rentrée dans la vie active.

  • diogène a écrit le 12/08/2010 à 10:59 :

    • Le chômage des jeunes est une bombe à retardement qui peut nous amener à très court terme à l'insurrection, voire à la guerre civile. En psychologie des masses il est reconnu qu'après la phase de repli sur soi-même, une communauté liée par une même identité sociale en vient à se rebeller contre le système qui la rejette et se suicide pour le détruire. Nos politiques sont de très mauvais psychologues et sèment les graines de la décroissance économique et industrielle en décrétant la rigueur avec l'explosion de son coût social. Je dis bien DÉCROISSANCE et non pas récession! L'idée même de décroissance est politiquement incorrecte et fait fuir les chroniqueurs économiques mais il s'avère qu'elle est bel et bien engagée dans le tuyau et qu'il va bien falloir l'admettre sous peu. Nous sommes déjà en décroissance structurelle, le reste va suivre (essayez décroissance sur Google?). Il y a déjà tous les signes de ce phénomène aux Etats-Unis mais les médias européens se gardent bien de répercuter ce qui se passe là-bas, ou un américain sur 8 est assujetti aux bons alimentaires (sur 308 millions) et où des Etats sont en défaut de paiement avec fermeture des services administratifs, municipaux, sanitaires, policiers et sociaux et où certaines villes sont presque abandonnées. Allez faire un tour sur LEAP 2020, à défaut de maîtriser la langue anglaise et de voir ce que disent certains sites web des médias américains. Vous aurez un bien meilleur tableau de bord de l'économie réelle que celle que nous servent nos médias muselés. Nous ne sommes plus dans un problème de marchés, ni dans une problématique démographique, nous sommes dans une entreprise de destruction aveugle de nos sociétés par des acteurs financiers criminels et egoïstes. Il est inutile voire dangereux de culpabiliser les jeunes, leur éducation, leurs compétences. Autant nous tirer une balle dans le pied! Ils sont là et ont suivi les protocoles éducatifs et économiques qui leur ont été donnés comme seuls possibles, maintenant ils se sentent trahis par ceux-là mêmes en qui ils avaient confiance. Notre planète peut faire vivre 10 milliards d'individus dans de bonnes conditions si une minorité de parasites n'accaparent pas les richesses de façon mégalomaniaque et ne saccagent pas les ressources.

  • Du pain et des jeux ? OK. Jusqu'à quand ? a écrit le 12/08/2010 à 10:14 :

    • Le système social français sert principalement à donner juste assez d'argent aux sans emplois pour qu'ils ne se révoltent pas et ne détroussent pas les passants dans la rue. A ça, on rajoute le foot à la télé et on obtient grosso modo la paix sociale. Par contre, quand on ne pourra plus financer le RSA et toutes les autres aides, comme le pourcentage de gens strictement inemployable augmente (bientôt 700 000 tous les ans, soit autant que de gens partant à la retraite et qui jusque là cotisaient), ce sera très très très chaud.

  • PHC2908 a écrit le 12/08/2010 à 08:29 :

    • Le problème n'est pas de faire miroiter tel ou tel salaires (oliv39) mais il faudrait peut-être finir par payer les gens à leur juste valeur. Nombreux sont ceux qui font d'énormes efforts voire des sacrifices importants pour faire des études de haut niveau et on ne leur propose finalement que des emplois mal payés... au final on en arrive à dégouter les gens de faire des études et on va le payer cash dans l'avenir (plus assez d'étudiants en filière scientifique par exemple). Quant au salaires en général, quand on voit ce que gagnent nos élus (pas les petits), ou nos sportifs (qui en général vont vite s'installer à l'étranger pour pas payer en France) alors qu'ils ne produisent aucune richesse alors que des gens qui bossent nuits et jours ne s'en sortent pas, je comprends là encore que cela puissent dégouter de l'effort. Il va sérieusement falloir revoir les priorités dans nos sociétés si on ne veut pas régresser dans les décennies à venir.

  • gilles a écrit le 12/08/2010 à 08:12 :

    • au plan global,economique et social, quelle utilité à rechercher davantage de productivité lorsque des gens sont chomage? j'irais plus loin : la productivité n'engendre t' elle pas une contre-performance sociale qui grève les benefices qu'elle (la productivité) génére ? autodestruction du modèle?

  • oliv39 a écrit le 12/08/2010 à 07:46 :

    • En ce qui concerne les pays riches, il serait utile d'arrêter de faire miroiter aux jeunes des salaires exhorbitants, en leur disant qu'lls seront tous ingénieurs à 4000? par mois, alors qu'un besoin en main d'oeuvre est conséquent. Pour en avoir fait l'expérience, qui veut aujourd'hui avec tous ces programmes sociaux (il en faut), "mettre les mains dasn la merde" pour un salaire de misère. Quand le Bac aura une valeur et que nous arrêterons d'en faire cadeau aux lycéens, quand les "filières poubelles" (dixit M.Sardou) auront des débouchés, et que nous arrêterons de brader l'éducation, alors seulement peut être, les jeunes comprendront que tout ne tombe pas tout cuit, et qu'il faut en passer par des phases et/ou travaux difficiles pour avancer dans la vie.

  • EIFFEL a écrit le 12/08/2010 à 07:40 :

    • Le problème st qu'il y a trop de jeunes. Il faut réguler la démographie avec pas plus de 2 enfants par femme. L'idéal est de n'avoir pas d'enfant ou tout au plus, un seul. Alors le problème du chômage des jeunes et de svieux sera résolu.

> Retour haut de page

Pied de page :