La Tribune

L'Allemagne, championne d'Europe de la dette devant l'Italie

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Sylvain Rolland  |   -  523  mots
Selon les statistiques publiées ce mardi par Eurostat, la dette des pays de l'Union européenne et de la zone euro atteint, en 2010, le seuil symbolique de 80% du PIB. En valeur, l'Allemagne détrône l'Italie et devient le troisième pays le plus endetté au monde. Plombée par la crise de la dette souveraine, les plans de sauvetage pour aider certains pays de la zone euro et le poids des plans de relance nationaux, la dette européenne n'en finit pas de se creuser. Seul éclair de soleil dans ces chiffres moroses : les déficits publics ont baissé en 2010, de 6,8% du PIB à 6,4%.

Et le champion d'Europe de la dette, en valeur, est...  l'Allemagne. Avec une dette publique qui s'élève à 2079 milliards d'euros, soit 83,2% de son PIB, l'économie la plus performante de la zone euro détrône l'Italie et devient le troisième pays le plus endetté du monde. Plombée par les plans de relance à l'économie votés en 2010 et par l'aide accordée aux pays en crise de la zone euro (qui représente 6 milliards d'euros pour la Grèce sur l'exercice 2010),  la dette publique allemande a bondi de près de 10 points de PIB par rapport à 2009.


Le podium des pays les plus endettés en valeur est complété par l'Italie, avec 1843 milliards d'euros de dette, et la France, avec 1591 milliards d'euros. Derrière, l'Espagne, les Pays-Bas, la Belgique et la Grèce complètent le tableau.

Mais ces chiffres prennent une autre dimension lorsqu'on les met en relation avec le PIB national. Ainsi, les statistiques d'Eurostat publiées ce mardi indiquent que quatorze Etats membres ont affiché un ratio de dette publique supérieur à 60% du PIB en 2010, le plafond maxium autorisé par l'Union européenne.

La dette publique de la Grèce, qui a bénéficié de l'aide de l'UE pour éviter la faillite et enchaîne les mesures d'austérité, s'envole à 142,8% du PIB, soit une progression de 15 points en un an. L'Italie est le seul autre pays de la zone euro dont la dette dépasse 100% du PIB (119%). La dette de la Belgique, engloutie dans une crise politique qui la prive de gouvernement depuis un an, représente 96,8% du PIB, et pourrait atteindre les 100% dès juillet. Suivent le Portugal (93%), l'Allemagne (83,2%) et la France (81,7%).


Tirée par ces mauvais élèves, la dette publique de la zone euro s'élève à 85,1% du PIB global, contre 79,3% il y a un an.

Néanmoins, la croissance des économies de la zone euro en 2010, après une année 2009 calamiteuse marquée par la récession, a pour conséquence une légère amélioration des déficits publics. De 6,3% du PIB en 2009 au plus fort de la crise financière, ils ont reculé à 6% en 2010 dans l'ensemble de la zone euro. Une performance à relativiser car les normes européennes n'autorisent des déficits publics qu'à hauteur de 3% du PIB pour chaque Etat.

Si la France, avec des déficits qui atteignent 7% du PIB, ne fait pas figure d'exemple, la vigueur de la reprise économique allemande en 2010 a pour conséquence des déficits publics limités à 3,3%.

Mais ce sont les Pigs (Portugal, Irlande, Grèce, Espagne), et le Royaume-Uni qui tirent les statistiques des déficits européens vers le haut. L'Irlande, qui a demandé l'aide de l'UE suite à la faillite de son économie, voit ses déficits publics exploser à 34,4% du PIB, soit plus du double par rapport à 2009 ! Les déficits des autres maillons faibles de l'Europe se situent entre 9% et 10,5% du PIB.

Dans l'Union européenne, seuls deux pays ne sont pas dans le rouge : la Suède réussit à atteindre l'équilibre (0%) et l'Estonie enregistre un très léger mais méritoire excédent public (0,1%).

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Commentaires

aumi@free.fr  a écrit le 14/05/2012 à 15:14 :

...et on nous bassine avec l'exemple "Allemand" depuis des lustres...cet article a peut-être 1 an, cela fait bien longtemps que l'allemagne est systématiquement montré en exemple ! Et si on arreté de systématiquement regarder ce qui se passe à côté !

ou pas  a répondu le 01/06/2012 à 16:34:

En attendant l'Allemagne est à 1% de déficit en 2011 donc sous la barre des 3% requis. La France est elle à 5% en 2011, et ça ne risque pas de s'arranger avec Flamby :)

nanogrand  a répondu le 22/02/2013 à 14:16:

il me semble que vous japez beaucoup sans savoir pourquoi ,Flamby comme vous dites a fait plus de bien a la France que vos deux presidents reunis qui on endetteté la france de 1241,09 milliards d'euros et fait 1 068 998 chaumeurs en 10 ans les 3 % exigé par Francois Mitterant a Mastrich n'on jamais ete tenu encore moins par les gouvernements Chirac, Juppé,Raffarin,Villepin et Fillon alors pour des cours de gestion SVP un peu de pudeur SVP

INCREDULE  a écrit le 02/02/2012 à 17:29 :

les agences de notation qui punissent les mauvais élèves endettés, pourquoi n'interdisent elles pas à ces pays endettés de prêter de l'argent à la Grèce ou à quiconque? Pourquoi si je suis endettée l'huissier arrive pour me retirer mon PIB, c-a-d : ma maison, ma télé, mes meubles...etc et m'améne en prison ne me prête plus d'argent. Pour les Etats c'est l'inverse on continue à leur fournir de l'argent pour faire la guerre, etc...Aucun politique ne nous explique cela. Alors voter ou pas voter?

Pascal  a écrit le 17/01/2012 à 11:01 :

Vous oubliez toujours de dire que la dette de la Belgique est passée de 120% en 1993 à 89% en 2008, avant de remonter jusqu'à sa valeur actuelle à cause du refinancement des banques (dont Dexia) pas à cause de sa crise politique!

lesratsd'égout  a écrit le 15/07/2011 à 10:04 :

Tous les pays, y compris ceux qui produisent un excèdent commercial en permanence comme l'Allemagne, sont endettés et même sur-endettés. Un fardeau de ? 14.000,- pèse sur chaque Allemand y compris nouveau nés et moribonds. Alors qu'il serait facile pour le gouvernement d'un pays ou l'économie marche bien d'avoir un budget équilibré. Donc on peut reprocher à l'Allemagne son manque de discipline budgétaire encore plus qu'à la Grèce et autres pays périphérique qui eux n'ont que très peu de revenus puisque sous-développés industriellement ou désavantagés par des multiples facteurs naturels.
L'austérité que la BCE, sous diktat allemand, impose à ces pays a forcement des limites, un gouvernement ne peut aller au-delà du raisonnable sans risquer de se voire succéder par un gouvernement d'extrême droite ou gauche.
S'il est vrai que l'on ne devrait pas vivre au dessus de ses moyens il est encore plus vrai que l'on ne doit pas vivre en-dessous de ses besoins.
C'est cependant ce que nous exigeons de certains pays de la zone euro afin qu'ils puissent réduire leur dette souveraine.
Il serait bien plus raisonnable d'aider ces pays à augmenter leur productivité et de leur permettre d'attirer des investisseurs en accordant des avantages fiscaux aux entreprises ce qui créerait des emplois nous voulons faire l'Europe et sauver l'euro.
Un campagne de dénigrement orchestré par les médias aux ordres du capital, surtout en Allemagne, veut nous faire croire que tous les pays de la zone euro auraient les mêmes chances et que seule la mauvaise gestion du budget et le gaspillage étaient responsable de leurs dettes. Ceci n'a-t-il pas un petit goût de National-socialisme? ou de rat d'égout?

le capitan  a répondu le 01/08/2011 à 20:30:

saviez vous que la fed americaine est privatisée ?
le pourquoi et le comment des dettes des pays du monde expliquée et comment nous en sommes arrivé là :
http://www.youtube.com/watch?v=VaCoI9CFSPQ

Arminius  a écrit le 15/07/2011 à 9:58 :

Tous les pays, y compris ceux qui produisent un excèdent commercial en permanence comme l'Allemagne, sont endettés et même sur-endettés. Un fardeau de ? 14.000,- pèse sur chaque Allemand y compris nouveau nés et moribonds. Alors qu'il serait facile pour le gouvernement d'un pays ou l'économie marche bien d'avoir un budget équilibré. Donc on peut reprocher à l'Allemagne son manque de discipline budgétaire encore plus qu'à la Grèce et autres pays périphérique qui eux n'ont que très peu de revenus puisque sous-développés industriellement ou désavantagés par des multiples facteurs naturels.
L'austérité que la BCE, sous diktat allemand, impose à ces pays a forcement des limites, un gouvernement ne peut aller au-delà du raisonnable sans risquer de se voire succéder par un gouvernement d'extrême droite ou gauche.
S'il est vrai que l'on ne devrait pas vivre au dessus de ses moyens il est encore plus vrai que l'on ne doit pas vivre en-dessous de ses besoins.
C'est cependant ce que nous exigeons de certains pays de la zone euro afin qu'ils puissent réduire leur dette souveraine.
Il serait bien plus raisonnable d'aider ces pays à augmenter leur productivité et de leur permettre d'attirer des investisseurs en accordant des avantages fiscaux aux entreprises ce qui créerait des emplois nous voulons faire l'Europe et sauver l'euro.
Un campagne de dénigrement orchestré par les médias aux ordres du capital, surtout en Allemagne, veut nous faire croire que tous les pays de la zone euro auraient les mêmes chances et que seule la mauvaise gestion du budget et le gaspillage étaient responsable de leurs dettes. Ceci n'a-t-il pas un petit goût de National-socialisme? Ou de rat d'égout?

iciailleurs  a écrit le 14/07/2011 à 7:49 :

Cela me fait penser à la chanson "un géant de papier".
Vivons-nous d'artifices ?

mohamedaned  a écrit le 27/04/2011 à 15:21 :

bonjour la france vous etez entré dans les pays les plus endette du monde c'est pour quoi vous essayé de déstabilisée la Libye pour le volé c'est richesse toujour vous avez dans l'esprit le passe coloniale.

Rémy  a répondu le 28/04/2011 à 10:03:

Déjà apprends a écrire correctement français, primo.
Secundo, ce n'est pas le peu de richesses de la Lybie qui sauvera les finances publiques de ce pays, donc merci d'arrêter d'être à côté de la plaque.

Jean-Christophe Destailleur  a répondu le 04/05/2011 à 18:25:

- La Lybie était une colonie italienne et non pas française -
Si la France est intervenue en Lybie, avec notamment la Grande-Bretagne, les Etats-Unis, le Quatar, ce n'est donc pas par rapport à un passé colonial, mais dans le cadre de la résolution 19-73 de l'ONU.


Mohamed KOSE  a répondu le 05/11/2011 à 17:51:

Résolution qui prévoyait seulement un couloir aérien pour aider les populations civiles et voilà le résultat.
Un immense foutage de gueule en bonne et dûe forme mais la majorité des personnes l'a déjà oublié. A croire que les quenelles entrent comme dans du beurre.

Remy 2  a répondu le 20/11/2011 à 19:52:

Remy relis ton texte tu as une faute , apprend ton Francais. salut

ludo  a écrit le 27/04/2011 à 15:15 :

Le déficit budgétaire (Solde négatif du budget de l?Etat) est la situation dans laquelle les recettes du budget de l?État sont inférieures aux dépenses. Il s?agit donc d?un solde négatif.

Pour financer son déficit, l?État est obligé d?emprunter. La dette de l?État se définit donc comme l?ensemble des emprunts effectués par l?État, dont l?encours (montant total des emprunts) résulte de l?accumulation des déficits de l?État.

Elle ne doit pas être confondue :

* avec la dette extérieure, constituée de l?ensemble des engagements des agents économiques d?un pays (particuliers, entreprises..), et non seulement de l?État, vis-à-vis de prêteurs étrangers ;

* avec la dette publique (Ensemble des dettes de l?Etat) résultant des emprunts que ce dernier a émis ou garantis., qui correspond à la dette de l?ensemble des administrations publiques, des collectivités territoriales et des organismes de Sécurité sociale.

Par ailleurs, le déficit budgétaire est un flux, c?est-à-dire une grandeur économique mesurée au cours d?une période donnée (ex : un an), alors que la dette est un stock, à savoir une grandeur économique mesurée à un moment donné.

Ces deux données, bien que différentes, sont liées : le flux du déficit budgétaire vient alimenter l?encours de dette, qui en retour agit sur le niveau de déficit par l?augmentation des intérêts versés, qui sont une charge (dépense) budgétaire (44,3 milliards d?euros, soit 11,6 % des dépenses budgétaires prévues en 2009, selon le projet de loi de finances qui détermine, pour un exercice (une année civile), la nature, le montant et l?affectation des ressources et des charges de l?État, ainsi que l?équilibre budgétaire et financier qui en résulte.).
La succession des déficits favorise l?apparition de nouveaux déficits. En effet, en gonflant la dette, elle provoque un effet "boule de neige". La dette des administrations publiques s?accroît ainsi selon un processus auto-entretenu, la charge d?intérêt qu?elle produit conduisant à augmenter le déficit et donc à accroître encore l?endettement de l?État, et la charge des intérêts

zeugma  a répondu le 27/04/2011 à 17:56:

Merci pour cette réponse claire, ... digne d'un prof d'éco (!). Sans doute des millions de Français ne distinguent-ils pas dette publique et déficits publics,sans parler de la dette extérieure...

Ravie d'avoir appris quelque chose aujourd'hui...Désormais, je pourrai briller en société

Cordialement

simple citoyen  a répondu le 27/04/2011 à 19:03:

Zeugma, sans relativiser la réponse de ludo qui est excellente, il existe une dernière notion qui peut vous intéresser: ce sont les engagement hors bilan. Ils prennent en compte des engagements comme les retraites des fonctionnaires ou des régimes spéciaux.
C'est ce qui explique qu'il y a parfois des chiffres de la dette supérieurs à ceux que vous mentionnez. Ils prennent en compte ces éléments. On estime à environ 1000 milliards d'euros supplémentaires ces engagements, ce qui donne des chiffres beaucoup plus alarmants.

Sonia de montverlan  a écrit le 27/04/2011 à 15:03 :

Et nous qui voulions prendre modèle sur l'Allemagne et son système bancaire, et ses PME ses grosses ETI qui exportent. Et bien je vois qu'Angela a crevé le plafond... Génial !!! Enfin. Et les grincheux (ifrapinet) sont pas contents. Hubert comprendra...

bassoarno  a répondu le 28/04/2011 à 10:15:

Plus précisément, la dette publique allemande représente 2 079 milliards d?euros, soit 83,2% de son PIB. Elle s?est ainsi alourdie de 10 points en un an, passant pour le pays le plus endetté d?Europe avant l?Italie (2e) et la France (3e). L?Allemagne décroche par la même occasion, et pour la première fois, la médaille de bronze des pays les plus endettés au monde, détrônant l'Italie.

Malgré tout, si l'on rapporte la dette au PIB, l?Allemagne ne fait pas partie des plus mauvais élèves. Cinq États membres ont affiché un ratio de dette publique supérieur à 90% du PIB en 2010 : la Grèce (142,8%), l?Italie (119,0%), la Belgique (96,8%), l'Irlande (96,2%) et le Portugal (93,0%). Suivent alors l?Allemagne (83,2%) et la France (81,7%).

Par ailleurs, l?Allemagne a réussi, grâce à la reprise économique outre Rhin, à limiter son déficit public en 2010 à 3,3%. Beaucoup mieux que la France qui enregistre un déficit public de 7% du PIB.


DONC ARRETEZ DE DIRE DES CONNERIES !!!!!!!

zeugma  a écrit le 27/04/2011 à 14:45 :

Question de béotienne :

Quelle différence entre la dette publique (= 81,7% du PIB pour la France) et les déficits publics (pour le France : 7% du PIB) ? Merci d'avance pour votre réponse !

Cordialement

lucifer  a répondu le 27/04/2011 à 15:24:

A zeugna - Le déficit, c'est la différence, au cours d'un exercice, entre les dépenses et les recettes. L'endettement public, c'est le total des sommes dues depuis la nuit des temps.

compta  a répondu le 27/04/2011 à 15:41:

pour faire court, le déficit c'est la différence et les recettes sur 1 an, la dette c'est la somme des déficits (et éventuellement des excédents, mais en farnce on ne sait plus ce que c'est) depuis la nuit des temps...

zeugma  a répondu le 27/04/2011 à 17:47:

Chers "Lucifer" et "Compta", grand merci !

antifonctionnaire  a répondu le 27/04/2011 à 18:24:

Pour faire le "parallèle" avec une entreprise, la déficit se lirait sur le compte du résultat et la dette au passif du bilan.

Rémy  a répondu le 28/04/2011 à 10:06:

@compta : ce n'est pas depuis la nuit des temps, juste depuis les années 70, date de privatisation de la création monétaire (plutôt que de battre monnaie gratos (droit souverain du peuple) on va faire battre dans une entité privée qui nous le fera emprunter avec intérêts...). Merci Giscard au passage "s'étrangle"

Jules  a écrit le 27/04/2011 à 12:00 :

Ce qu'il faut, c'est retirer le dollar de la circulation

phc  a répondu le 27/04/2011 à 12:46:

bravo jules, vous avez une place méritée au ministere des finances , ils cherchent un balailleur!

Hutac  a répondu le 27/04/2011 à 15:12:

Bravo phc, vous venez d'en gagner une en classe d'orthographe.

ComprendPas  a écrit le 27/04/2011 à 11:23 :

Comment avec des déficits aussi faibles (largement inférieurs aux nôtres) la dette publique allemande a-t-elle plus exploser ? Ce ne sont pas les 6 milliards d'aide (0.2% du PIB) qui peuvent expliquer ca. Par exemple pour 2010, 81 milliards de déficits, or la dette publique allemande augmente de 319 milliards. Quelqu'un pour m?éclairer ?

Rémy  a répondu le 27/04/2011 à 11:46:

Parce qu'il s'agit d'une émission de dette d'une année à l'autre en quelque sorte. Il y a décalage entre le déficit et les emprunts qui financent l'économie.

belphegor  a écrit le 27/04/2011 à 10:49 :

Des chiffres, encore plus de chiffres, toujours plus de chiffres... Noublions pas d'ajouter aux dettes nationales le surendettement personnel des menages et les dettes des entreprises pour obtenir des chiffres encore plus catastrophiques. Car en effet, qui en definitive rembourse la dette si ce n'est l'individu au travers d'impots et taxes de toutes natures, de prix a la consommation a la hausse et de services a la baisse. Ramenez la dette reelle a l'echelle de la personne (du nouveau ne au mourant) et la somme du prend une autre proportion : 1000 milliards d'euro, de dollars, de roupies ou de lires turques n'est representable de rien ; 25000 ou 30000 euros par personne (nouveau ne et mourant)compris ) est bien plus explicite. En definitive, ce ne sont que des chiffres et dans un monde de plus en plus virtuel, quelle est leur juste valeur.....

Stratego  a écrit le 27/04/2011 à 10:11 :

Eurostat, a oublié de dire qu'il avait imposé d'office les 10% d'aide bancaire dans le calcul de la dette publique allemande.L'article repris ci-dessus est trop superficiel, beaucoup de bons élèves comme le Luxembourg sont absent.

calculus  a écrit le 27/04/2011 à 10:10 :

Mais qui va empocher tout ce pognon :)))))) ctd a Qui 'ils' doive ??? : /
C'est n'a pas de logique tout ''ça''....

DETTES :
---------
USA 5000.000.000.000,00 $ (98.5% PIB)

FRANCE 1591.000.000.000,00 $ (81.7% PIB)

DEUTCHLAND 2079.000.000.000,00 $ (83.2% PIB)

ITALIA 1843.000.000.000,00 $ (119% PIB)

BELGIQUE (96.8% PIB)

PORTUGAL (93% PIB)

GREECE (142.8% PIB)

IRLAND (34.4% PIB)

HOLLAND, ESPAGNE etc...

et c'est que Une planête... 8 )

Mordrakheen  a répondu le 27/04/2011 à 10:46:

damned je suis découvert !!! bon j avoue c est a moi qu ils les doivent mais j ai des gros frais et puis vous avez pas idée des impots que je payes !! (au fait les USA c est 14.000 milliards la dette vous voulez m escroquer ou quoi seriez pas vache avec les vieux des fois?? ::)

Bistoo  a répondu le 28/04/2011 à 1:32:

Ils les doivent a la Chine, au Japon, aux fonds de pension, aux fonds tout court, a nos assurances-vie (gloups... ma retraite)

jean-christophe Destailleur  a écrit le 27/04/2011 à 10:05 :

Parler de la dette en valeur est véritable un non-sens : 2000 milliards de dettes n'ont, en effet, pas du tout la même signification, pour un pays ayant un PIB de 2500 milliards ... ou pour un autre au PIB de 5000 milliards !

Par conséquent, rapporter cette dette au PIB, est déjà un tout petit peu plus cohérent. Mais si l'on veut faire un état des lieux précis et véritable, cette dette (publique) devrait être exprimée par rapport aux recettes de l'état.

Jakantana  a répondu le 27/04/2011 à 16:15:

Je propose mieux: ramener la dette publique à un montant par citoyen --> pour la france cela donne +/- 20.000 euros par personne, nouveau-nés et 4eme age compris, soit 100.000 euros de dettes pour une famille de trois enfants.
A cette échelle le commun des mortels comprend mieux le problème que l'on reporte ainsi d'une génération à l'autre, et que l'on considère un peu trop comme virtuel tant que l'on parle en milliards au niveau d'un état...

Rémy  a répondu le 28/04/2011 à 10:08:

Cela correspond aussi à environ 48000 euros par actif en France.

Jean-Christophe Destailleur  a répondu le 04/05/2011 à 17:57:

Je suis complétement en accord avec vous Jakantana et Rémy.

La dette peut également, par souci de clarté, être exprimée par habitant, par actif, ou par foyer fiscal.

Si je préconise par ailleurs que la dette souveraine soit rapportée au budget de l'état, c'est par pure cohérence : C'est l'état qui s'endette, et donc ceci doit être comparé aux recettes de ce même état.
A titre d'exemple, la dette française représente plus de 8 ans de recettes fiscales : Nous voyons ainsi à quel point la situation est préoccupante.

Par contre, parler en valeur absolue est moins parlant pour le commun des mortels, car 200 millions ou 2000 milliards, pour lui, cela signifie la même chose : C'est toujours beaucoup d'argent !!!!!!


jeannette  a écrit le 27/04/2011 à 10:05 :

Et après on nous sort le modèle Allemand en exemple ?? bravo !!

Rémy  a répondu le 28/04/2011 à 10:09:

Encore quelqu'un qui n'a pas saisi... Je vais finir par croire le cliché du " les français devraient prendre des cours en économie ".

Jean-Christophe Destailleur  a répondu le 07/05/2011 à 17:56:

Absolument, l'économie devrait être enseignée dès le collège, cela permettrait aux citoyens de posséder le "background" nécessaire à la compréhension des mécanismes les plus courants.

yves  a écrit le 27/04/2011 à 9:44 :

Attention sxpert, l'Allemagne est bien placé en valeur, ce qui est bien normal vu la taille du pays... en % du PIB (meilleur indicateur), ils sont bien mieux placés : 83,2% contre 142,8%.

simple citoyen  a écrit le 27/04/2011 à 9:25 :

@ juju
Oui, c'est vrai qu'en soit ça n'a a priori aucune espèce d'importance. Quand vous êtes à la tête de la BCE, tout réside dans la confiance que vous accorde implicitement le marché.
Mais Mario Draghi a toujours défendu son implication dans le traitement du dossier grec en disant qu'il ignorait lors de sa nomination et le début de son exercice à la tête de la branche Europe de la banque quelles étaient ses positions et qu'il n'avait en aucun cas participé à vendre des swaps à la Grêce tout en pariant de son côté sur un défaut du pays.
C'est d'ailleurs ce qui a fait que sa candidature à la tête de la BCE a semblé largement compromise. On ne pouvait imaginer quelqu'un ayant trempé dans une telle manip nommé à la tête de la banque centrale.
Or, que montre les travaux qu'il a publiés et auxquels je fais référence, sinon qu'il aurait pris les mêmes décisions que ses confrères si tant est qu'il n'en fut pas partie effectivement.
En d'autres termes, sa défense est de dire: je ne l'ai pas fait, je n'étais pas au courant, on ne peut donc pas me le reprocher, c'est un procès d'intention.
Certes, mais dans le même temps il publie des travaux de recherche (ceux que je cite) qui préconisent l'emploi de ces mêmes outils dans uns situation identique. Il préserve sa "virginté" par un artifice.
Et c'est ça que je trouve choquant et inquiétant. C'est l'attitude. La même que celle de tous les banquiers de WS et en particuliers des ex de GS une ofis qu'ils sont aux manettes: nous on est les bons, vous pouvez avoir confiance en nous. D'ailleurs les grands banquiers nous font confiance. Ce dernier argument étant ce qu'il y a de plus proche de la notion de confiance du marché.
On justifie donc sa nomination par une probité de façade et on considère comme une preuve de ses capacités le fait de partager les mêmes convictions que ceux qui ont amenés le système au bord du gouffre, alors même qu'ils rédigeaient des papiers sur les conséquences potentiellement désastreuses du risque systémique largement ignoré par les états pratiquant la garantie implicite de leur système bancaire (le fameux "too big to fail").
C'est d'un cynisme tel, que je ne doute pas, si le sujet n'était si ardu, que sa nomination serait impossible. Comment avoir confiance, nous citoyens de la zone euro, dans un tel homme?

Juju  a répondu le 27/04/2011 à 13:43:

Tout à fait d'accord pour dire que ça ne contribue pas à la confiance général du public envers la BCE. Et j'admets que j'ignorais complètement l'existence de ce papier. Je me permets quand même de rester camper sur mes positions, car :
- le cynisme n'est pas un aspect éliminatoire pour être à la tête de la BCE (écouter Trichet parler de la hausse des taux en juillet 2008)
- il sera difficile de trouver quelqu'un qui ait les qualifications nécessaires avec un passé absolument irréprochable. Le problème de Draghi c'est qu'il déclare ne pas avoir été impliqué là-dedans alors que tout porte à croire le contraire, mais rien n'a été prouvé (que je sache ?). Mais entre le principe de présomption d'innocence et le fait qu'il ne faisait que son travail - certes peu reluisant - je ne pense pas que cela le disqualifie automatiquement comme grand argentier de la zone euro.

simplement  a répondu le 27/04/2011 à 18:47:

Merci de ces réponses juju, ça m'a fait plaisir d'échanger ainsi.

lars  a écrit le 27/04/2011 à 8:40 :

Mais bon sang! vous ne parlez pas de l'Irlande, ce pays qui fut un modèle pour les tenant du tatchérisme pur et dur;pays qui appliqua la bonne médecine furia-libérale, mais ils sont où? mais ils sont où les irlandais?

jean christophe destailleur  a répondu le 27/05/2011 à 20:00:

Le bilan de l'Irlande est très contrasté : Certes les finances publiques sont dans le rouge, mais en France ce n'est pas tellement mieux ...

Par contre en trente ans l'Irlande s'est véritablement métamorphosée : Ce pays, pauvre et uniquement agricole à la fin des années 70, est devenu au début du 21ème siècle une nation riche où régnaient la croissance et le plein emploi.

Aujourd'hui, cette nation subit la crise de plein fouet, mais même dans ces conditions, le niveau de vie des irlandais reste considérablement supérieur à celui de leurs ainés.

sxpert  a écrit le 27/04/2011 à 8:38 :

marrant ca, les allemands qui se moquaient de la dette des grecs font BIEN PIRE !!

mcbean  a répondu le 27/04/2011 à 10:05:

font bien pire que les grecs lol c une blague ou quoi! à force d'aider à gauche et à droite des pays qui ne sont pas fichus de se faire d'eux même bien oui on fini par se retrouver moins bien! jamais ces pays n'auraient du y venir!

SirArthur  a répondu le 27/04/2011 à 10:26:

Très marrant sur tout quant on sait que les allemand travail jusqu'à l'age de 67 ans pour la retrait et les grecs part a 55 ans. Et avec un excédent commercial de plusieurs milliards (grâce a leur travail) les allemands ont aucun leçon a recevoir!

lucifer  a répondu le 27/04/2011 à 10:48:

A sxpert - La dette allemande s'est notamment accrue en raison de l'aide apportée aux pays en difficulté dont la Grèce. Même remarque pour la France..

Rémy  a répondu le 27/04/2011 à 11:49:

Il faut comparer les dettes au PIB respectif des pays qui s'y attachent. Ca n'a aucun sens de dire, l'xspert, que les grecs n'ont aucune lecon a recevoir sous pretexte que leur dette en valeur est moindre...

Fiatlux  a répondu le 28/04/2011 à 6:44:

Les Allemands travailleRONT jusqu'à 67 ans ...à partir de 2029!!! Et d'ici-là, la majorité et la loi peuvent changer...et elles changeront.

gloire  a écrit le 27/04/2011 à 8:12 :

Nos chiffres ne sont pas aussi glorieux quand on sait que notre PIB par habitant est au 26 iéme rang seulment dans le monde et que nos déficits publics sont déjà à 7% du PIB et que notre balance commerciale ne cesse de plonger et le nombre de nos pauvres d'agmenter 8 millions et que le PNB par habitant si bon et respectable ne profite pas beaucoup au développment de notre pays.

Ce serait sans doute pire s'il n'y avait pas les millions de touristes qui viennent dépenser leur argeent en France.

En conséquence un gros probléme avec la formation de nos élites.

drsxps  a écrit le 27/04/2011 à 7:58 :

Qu'allons nous voir et entendre encore....

brillance  a écrit le 27/04/2011 à 7:54 :

Le PIBfrançais par habitant est maintenant au 26 iéme rang dans le monde. Si nous nous en sortons malgré les déficits commerciaux abyssaux, c'est grace aux rentrées" invisibles" de ce que dépenses les millions de touristes en France. Pour le reste si PNB par habitant est plutôt bon c'est grace aux grands groupes qui font leur beurre à l'international et dont ne profite pas beaucoup les 90% de la population française. et qui explique les 8 millions de pauvres en France.

Pour nous glorifier on ne devrait pas toujoursnous comparer à la misére du monde en Somalie, au Bengladesh, en Tunisie ou au Sénégal etc.

Systéme de formation des élites qui rien qu'avec ces faits seraient plutôt à revoir.

jpol lyon  a écrit le 27/04/2011 à 5:28 :

Les pays les plus endettes correspondent exactement aux pays les plus riches ( deja par leur PIB) Allez comprendre....

renardgoupil  a répondu le 27/04/2011 à 9:50:

Non c'est logique, plus tu as d'argent plus tu peux en emprunter c'est la logique des marchés financiers. C'est comme pour les ménages si tu veux acheter une maison c'est un tiers d'endettement soit 333 si tu gagne 1000? ou 3333 si tu gagne 10000 ainsi les plus endetté reste les plus riche.

renardgoupil  a répondu le 27/04/2011 à 9:50:

Non c'est logique, plus tu as d'argent plus tu peux en emprunter c'est la logique des marchés financiers. C'est comme pour les ménages si tu veux acheter une maison c'est un tiers d'endettement soit 333 si tu gagne 1000? ou 3333 si tu gagne 10000 ainsi les plus endetté reste les plus riche.

calisto  a écrit le 26/04/2011 à 18:30 :

avec des journaliste qui ne voient pas plus loin que rien :
cout de la reunification allemande 1300 millard d'euro donc leur dette est saine et meme faible..

ceyal  a écrit le 26/04/2011 à 18:04 :

Et on dit que la France est mal gérée ! Que dire des autres alors ?

fallen  a répondu le 26/04/2011 à 18:38:

reunifiaction allemande 1350 milliard ca veut dire qu'ils ont 700 millard de dette reelle. ouioui nous par contre on est mal geré ..

arnofire  a répondu le 27/04/2011 à 7:16:

Que ce soit pour la réunification, le fonctionnement ou l'investissement la dette reste la dette. Les bailleurs se fichent que cela ait servi à financer la réunification : l'argent emprunté reste à rembourser. C'était nécessaire pour financer la réunification mais cette réunification à long terme améliore-t-elle les finances de l'Allemagne ? Nous n'en savons encore rien. Et au vu de la démographie allemande son avenir est loin d'être très brillant. L'avenir français non plus d'ailleurs mais pour d'autres raisons...je vous l'accorde.

moutarde  a écrit le 26/04/2011 à 17:54 :

Je n'arrive pas à comprendre cela car depuis combien d'années l'Allemagne a-t-elle des soldes positifs de 100milliards avec le commerce alors que nous, nous avons des pertes de 50 milliards chaque fois ! Donc nous pouvons dire que la mondialisation est utile qu'a couler tous les pays pour enrichir seulement quelques uns !

harissa  a répondu le 27/04/2011 à 7:43:

oui en effet je suis tout a fait daccord avec vous cependant prenons exemple sur les pays das biensie meryaya va tré

Rémy  a répondu le 27/04/2011 à 11:52:

Ils enrichissent seulement les pays qui savent tirer profit de la mondialisation (avec une notorieté certifiée de leurs produits, les allemands se sont logiquement spécialisés vers une économie exportatrice, profitable vu la reprise économique qui se profile.

antifonctionnaire  a écrit le 26/04/2011 à 17:44 :

Que voulez vous; tant que les Etats auront pour objectif uniquement la baisse des déficits, on s'achemine à petit pas vers la banqueroute. La seule solution serait de résorber la dette et pour ça il faut un excédent public, concept totalement étranger à nos "génies" politiques.

simple citoyen  a écrit le 26/04/2011 à 16:32 :

Ces stats ne sont pas une surprise.
Par contre la publicité qui leur est faite laisse à penser qu'il s'agit de crédibiliser auprès du "grand public" la candidature de Mario Draghi à la tête de la BCE, dont les deux problèmes étaient son rôle éventuel dans le dossier grec à la tête de la division Europe de Goldman Sachs et le fait qu'il soit ministre des finance d'un pays du Sud très endêté.
Avec cette dette allemande et en général le niveau d'endettement de l'UE, il est manifeste qu'on se dirige tout droit vers du "quantitative easing" version Draghi, histoire d'effacer par l'inflation la dette des états.
Les conséquences sont connues:
. baisse de l'euro qui sera présentée (à juste titre) comme un atout à l'export, mais pénalisera les ménages, en particulier pour le pétrole (ce que l'on occultera au nom du Co² ou toute autre baliverne)
. montée des bourses européennes qui favoriseront l'apparence que tout va bien, et annexement rempliront les coffres des états grâce à une fiscalité adaptée sur les "gains de revenus mobiliers".
.inflation qui bénéficiera aux états mais constituera un impôt invisible sur les citoyens
C'est quand fou de voir comment on instrumentalise de plus en plus l'information.

pierre 2  a répondu le 26/04/2011 à 17:03:

M Draghi n'aura pas plus de marge que JC Trichet ( traité de Maastricht oblige !)
Quant à l'inflation ,on ne décrète pas sa baisse non plus.elle n'est pas invisible.
Elle est simplement la ruine des épargnants et des retraités.

Juju  a répondu le 26/04/2011 à 17:51:

1. Le ministre des finances italien s'appelle Giulio Tremonti ; Draghi est gouverneur de la Banque Centrale d'Italie
2. Votre commentaire sur le "quantitative easing" est uniquement fondé sur un pur stéréotype qui veut que les Italiens soient nécessairement dépensiers et irresponsables. Draghi a acquis la réputation d'être tout autant allergique à l'inflation que Trichet ou n'importe qui d'autre
3. Le Président du directoire de la BCE n'est qu'une voix (certes la plus importante) parmi d'autres dans ce directoire et "manifestement" on ne s'oriente donc pas du tout vers ce que vous suggérez.

simple citoyen  a répondu le 26/04/2011 à 21:53:

Vous avez raison juju, j'ai écrit trop vite. Mea culpa.
En ce qui concerne les "quantitative easing", je n'attribue certainement pas leur éventualité à un quelconque stéréotype italien, ce qui serait faire injure à nos voisins, mais bien à la concordance des positions qu'ont tenues et défendues tous les ex de GS quans ils ont été en position d'influencer ce type de décision, en particulier aux USA.
Quant à Mario Draghi quelle est sa réputation? Et en quoi est-elle pertinente quant à l'exercice de ce mandat?
Reprenez donc les discours de Ben Bernanke et de Tim Geithner (pour ce dernier on peut aussi s'appuyer sur ses décision et ses actions antérieures) antérieures à leurs nominations, et comparez les avec ce qu'ils ont fait et font encore.
Nous verrons bien. Il se pourrait que si l'Allemmagne est d'accord pour cette nomination, c'est qu'elle a déjà pris sa décision de sortir de l'euro et attend le moment propice.

juju  a répondu le 27/04/2011 à 1:17:

Je reconnais que les années à GS ne plaident pas en sa faveur, quoiqu'on puisse comprendre que le grand argentier d'un pays (ou une zone en l'occurrence) devrait avoir une bonne dose d'expérience sur les marchés financiers pour pouvoir prendre correctement des décisions de politique monétaire qui influencent directement ces marchés.
Par ses déclarations, les différentes positions tenues au sein d'institutions internationales, et les papiers qu'il a co-écrit, Draghi a acquis la réputation d'être un grand pragmatique (donc similaire à Trichet) et connaisseur des méfaits de l'inflation, notamment dans les pays émergents.
Sa réputation est très pertinente ici dans la mesure où sa nomination à la tête de la BCE dépend des Allemands, qui ne soutiendraient pas quelqu'un dont la réputation pourrait laisser supposer que son objectif principal ne serait pas la lutte contre l'inflation. Je pense que Merkel finira par accepter si tant est qu'elle arrive à le vendre aux populistes du Bundestag...

simple citoyen  a répondu le 27/04/2011 à 1:24:

Concernant les positions de Mario Draghi qui finalement sont au coeur de l'affaire, puisque ce sont elles qui vont orienter la politique de la BCE s'il est nommé, je vous joins les coordonnées du texte d'un papier qu'il a publié en juin 2003, alors qu'il était VP Europe de GS.
Le titre en est: Transparence, gestion du risque et fragilité du système financier international.
Tout un programme, non?
Et qu'y prone-t-il? Après une analyse qui le conduit à expliquer comment les risques encourrus par les états à donner une garantie implicite à certains secteurs dont le secteur financier, sont très sous-évalués par ceux-ci (et qu'il qualifie de "non-linéaires"), il propose comme solution l'utilisation de contrats de dérivés de gré à gré... ça ne vous rappelle rien?
http://papers.ssrn.com/sol3/papers.cfm?abstract_id=419220

Juju  a répondu le 27/04/2011 à 3:44:

Il s'est trompé comme le reste du monde... ça n'excuse rien, mais le Président la BCE n'a que peu (ou pas) d'influence sur la réglementation bancaire et plus généralement financière de la zone euro. La BCE ne s'occupe que de politique monétaire... je ne suis même pas sûr que la BCE ait pouvoir de décision sur les règles macroprudentielle. Bref, les histoires de transparence et le problème de garantie implicite sont du ressort de la nouvelle European Banking Authority...

xavier-marc  a écrit le 26/04/2011 à 14:34 :

L'Europe doit proposer des solutions durables pour réduire la dette des états et éliminer "ce" problème récurrent, et non constater que des vagues promesses de politiciens sur les critères ne soient pas respectés pour après se retourner d'un coup et "punir" les peuples. Il faut prendre en compte dans les critères la faiblesse humaine de trouver facilité dans la dette et d'envoyer tout problème aux successeurs. Si l'europe ne fait rien alors elle va éclater ou devenir une prison, je ne veux pas d'un retour en arrière vers les état-nations qui guerroyaient les uns contre les autres.
Qui dans le monde voudrait aller créer de la richesse en Europe en connaissant ses problèmes démographique et de dette ? toute dette du jour est un impôt pour demain.
Quand les politiciens disaient "grâce à l'europe nous aurons plus de croissance" il fallait entendre en fait "grâce à l'europe, nous profiteront des taux bas allemands et pourront avoir plus de déficit et générer plus de croissance à court terme", je crois que tout le monde commence à comprendre.
L'europe, par son laxisme a développé le problème des dettes( quand on dit aux politiciens qu'il faut avoir moins de 3% de déficit et 60% dette /pib, c'est exactement comme si on leur disait d'atteindre ces objectifs, en france notre classe politique ne s'est émue de la dette uniquement au moment où elle a dépassé les 60%, pas avant), à elle de le réduire, que la BCE fasse son boulot et transforme une partie de cette dette en monnaie pour faire baisser l'euro et réindustrialiser l'europe.

pierre 2  a répondu le 26/04/2011 à 16:53:

La BCE n'est pas là pour créer de la monnaie de singe comme vous le proposez.

Rémy  a répondu le 26/04/2011 à 17:15:

C'est bien cela le problème, en partie.

Groumpf  a écrit le 26/04/2011 à 13:59 :

la dette et les déficits ont plus dérivé hors zone Euro que dans la zone Euro entre 2007 (avant crise) et maintenant. Avec de bons et de moins bons "élèves" dans les deux catégories ! Quant on voudra bien admettre que la principale raison à la déroute financière de certains pays n'est pas l'Euro mais l'incompétence (ou le clientèlisme) des élites politiques on aura fait de gros progrès !

stef  a répondu le 27/04/2011 à 3:01:

Merci de le souligner.
Cet exces de dette a deux responsables : les politiques clientelistes des Etats empruntant sans discernement et les banques incompétantes voulant placer le maximum de capitaux sur le marché en dépit du bon sens.

docbro  a écrit le 26/04/2011 à 13:49 :

Si c'est vrai, on ne peut que s'étonner qu'il y ait encore des gens pour dire que Marine Le Pen est folle de vouloir sortir de ce merdier et que de toute façon elle ne le pourra pas ! Et si les Français décidaient enfin d'évoluer dans le bon sens au lieu de rester à la traîne des réactionnaires de gauche ? Nous sommes, paraît-il le peuple le plus intelligent de la planète, ne croyez-vous pas qu'il est plus que temps de le montrer ,

Laurent  a répondu le 26/04/2011 à 14:55:

Au contraire ! C'est l'Europe qui est la solution ! Ces dettes sont du fait des gouvernements NATIONAUX alors que si nous avions respectés les consignes européennes, nous n'en serions pas là. Chaque pays n'a pas écouté l'Europe, a balancé des crédits, on le paie aujourd'hui.
Il faut au contraire plus d'Europe.

Bastien  a répondu le 26/04/2011 à 14:58:

"Nous sommes, paraît-il le peuple le plus intelligent de la planète" : Heu, c'est à l'école que vous avez appris cela ? J'espère que vous ne l'avez pas crû.

héhé  a écrit le 26/04/2011 à 13:38 :

comme quoi tout est dans l'interprétation....Héhéhé

phil  a écrit le 26/04/2011 à 13:34 :

La dette de la Belgique..... représente 96,8% du PIB, et pourrait atteindre les 100% dès juillet. Et malgré ça, la Belgique distribue encore de l'argent à tous: pays du tiers-monde, engagements guerriers en Afghanistan, en Libye, accueille à tour de bras les pseudo réfugiés politiques, a des centaines de parlementaires du fédéral, régional, communautaire, qui s'en mettent plein les poches etc..... Les Belges paient un max d'impôts et taxes de toutes sortes dont 50% d'impôts sur les primes de congés payés et j'en passe encore....

xavier-marc  a répondu le 26/04/2011 à 14:39:

Quand un pays donne par exemple 300millions d'euros, en réalité, il ne donne que les intérêts de ces 300 millions, et ce pour la 1èere année, par exemple 4% de 300 millions, ceux qui octroie ce "don" ne voient pas plus loin pour boucler le budget, à charge aux finances et aux successeurs de se "débrouiller" pour continuer l'engagement. Ainsi la politique long terme devient une succession de politiques à court-terme, et quand on ne pense qu'au court terme, on ne peut rien construire, mais on peut se faire réélire.

Verite26  a écrit le 26/04/2011 à 13:25 :

Vraiment un manque de sérieux dans cet article.Il est clairement baclé et oublie de préciser que personne ne connait exactement la dette française qui serait entre 1000 et 8000 mds d'euros.Soit entre 100 et 800%, et oui messieurs!
Quand à la confiance qu'ont les préteurs aux européens, l'Allemagne est clairement la valeur refuge avec les taux les plus bas ; quand à la France il n'y a pas de taux puisque le marché n'est pas libre.
Ca me fait un peu penser aux informations soviétiques ce genre d'article, mais forte heureusement personne ni croit ici.
Si vous n'avez pas les vrais chiffres, contentez vous de pas en parlez, et les internautes français vous estimeront.

Antinimportekoi  a répondu le 26/04/2011 à 13:52:

faut être assez gonflé pour prendre un pseudo "Vérité" et débiter de telles absurdités !

Rémy  a répondu le 26/04/2011 à 14:13:

Disons qu'il y a là, une jolie confusion/addition avec la dette privée brute, passive brute (donc non au sens de maastricht).

Bref.

dudu  a répondu le 26/04/2011 à 16:11:

mais enfin vous êtes vous relu? parce que vous avez les vrais chiffres vous? "en France il n'y a pas de taux puisque le marché n'est pas libre", c'est une plaisanterie votre truc là? un peu de sérieux s.v.p. votre pseudo il fallait oser car tout mot que vous avez utilisé est totalement ....(pour être poli) "à côté".

reporter  a écrit le 26/04/2011 à 13:09 :

La Suède a la chance d'avoir refusé l'adhésion à l'euro et garde une possiblité d'ajustement monétaire: au sommet de la crise 2009: 1 euro = 11,60 couronnes, maintenant l'euro ne vaut que 8,90 couronnes et l'économie suédoise a fait une croissance de 6,7% l'année dernière.

libertad46  a répondu le 26/04/2011 à 13:37:

La Suède fait payer des impôts aux riches et assure une protection sociale supérieure dans tous les domaines à la France et à l'Allemagne.

Rémy  a répondu le 27/04/2011 à 11:54:

Il faut dire qu'elle n'a pas investi l'argent public et privé dans les mêmes domaines que la France.

el zorro  a écrit le 26/04/2011 à 12:41 :

On se retrouve dans la même situation que sous louis XIV ou les grands financiers prétaient de l'argent au roi et faisaient ainsi des fortunes colossales style Fouquet;Décidément les dirigeants politiques n'ont rien appris et poursuivent les mêmes erreurs

marokino lescro  a répondu le 27/04/2011 à 7:37:

oui, certe il en est ainsi de la situation actuelle économique en france cependant avec les larmajoun la situtation peux s'amelioré si on fait 20 larmjoun par jour .

Jean-Christophe Destailleur  a répondu le 27/05/2011 à 21:26:

Historiquement, el zorro, vous êtes dans le vrai.

Jacques Attali a d'ailleurs écrit un ouvrage particulièrement intéressant, retraçant l'histoire de la dette publique au travers des siècles :
"Tous ruinés dans dix ans ?" aux éditions Fayard.

libertad46  a écrit le 26/04/2011 à 12:29 :

La France est donc meilleure que l'Allemagne, contrairement à ce que l on nous rabâche................
La Suéde et son économie sociale très protectrice, est en équilibre .
Le Royaume Uni est un PIG avec une économie très libérale.
Les solutions ne sont donc pas dans le libéralisme mais dans le socialisme.....

goudy  a répondu le 26/04/2011 à 12:49:

L'Estonie a une économie ultra libérale et s'en sort avec un léger excédent... Le problème n'est donc pas le libéralisme ou le socialisme, mais la façon dont sont gérer les comptes publiques...

Rémy  a répondu le 26/04/2011 à 13:07:

Elle n'est pas meilleure, pour cela, il faut regarder le ratio dette/PIB des différents pays. La Grèce est très loin en valeur de la dette allemande, cela ne les a pas empêché d'arriver la ou ils en sont.

Tout est une question de soutenabilité : plus la dette sera importante par rapport au PIB, moins elle sera jugée supportable, plus la note souveraine dégringole.

libertad46  a répondu le 26/04/2011 à 13:36:

L Estonie est un minuscule pays qui a démarré l après communiste avec 0 dettes

Dettes/PIB :
Allemagne 83.2 % France 81.7% Grèce 142.8 %

Un état bien géré c'est un état qui fait payer des Impôts aux Riches ! Regardez l histoire économique............

Laurent  a répondu le 26/04/2011 à 14:57:

Un état bien géré c'est un état qui ne dépense pas plus qu'il n'a ! Aucun de nos pays n'a respecté les critères européens pendant des années, on le voit aujourd'hui. La faute n'est pas à l'Europe mais à tous les gouvernements nationaux européens !

dudu  a répondu le 26/04/2011 à 16:40:

@libertad. encore faut-il s'entendre sur cette notion de "riches", et d'autre part sachez que les riches ont des opportunités réelles fiscales dans d'autres pays. Et puis est ce une tare d'être riche par le travail? pour un assisté la réponse est assurément positive.

mcbean  a répondu le 27/04/2011 à 4:36:

libertad46.La France est donc meilleure que l'Allemagne...
du grand n'importe quoi, l'allemagne paie et la france dit bcp mais ne fait jamais rien! là est la différence! la réunification ils l'ont fait seul! et à chaque fois qu'un pays est dans la merde on les appelle aussi!!! ils devraient quitter cette foutue europe car l'allemagne se portait bien mieux avant avec le deutche mark! la france comme tjs dit beaucoup mais ne fait jamais grand chose!

dada  a répondu le 27/04/2011 à 9:30:

la Suède a quand même une économie libérale, pas socialiste.

smilycecilia  a répondu le 27/04/2011 à 10:21:

On n'est pas "mieux" qu'un pays parcequ'on s'endette moins. La question qui se pose est celle de la dette utile. Quand on de la croissance, comme souligné dans cet article, l'Etat a plus de recettes, se qui tend à réduire les déficits et limiter la croissance de la dette. Mais pour avoir de la croissance, il faut de la relance. Donc: donc les plans de relance ne viennent pas "plomber" les déficits: ils font les déficits d'aujourd'hui et limitent ceux de demain, et la stratégie de l'Allemagne est donc plus intelligente sur le moyen/long terme. A l'inverse, ce qui "plombe" les déficits d'aujourd'hui et de demain, c'est par exemple de vendre des entreprises d'Etat qui rapportent (leurs bénéfices étant des recettes de l'Etat). Des autoroutes construites avec l'argent du contribuable, par exemple.