Le Japon plonge en récession contre toute attente

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La politique de Shinzo Abe, le Premier ministre japonais, peine à convaincre. Il pourrait être annoncé des élections législatives anticipées.
La politique de Shinzo Abe, le Premier ministre japonais, peine à convaincre. Il pourrait être annoncé des élections législatives anticipées. (Crédits : Reuters)
Le PIB japonais a reculé de 1,6% au troisième trimestre là où les économistes tablaient sur une croissance de 2,1% en moyenne. Le Premier ministre pourrait être contraint de reporter la seconde hausse de TVA qui était programmée pour 2015.

La chute était inattendue, ce qui la rend d'autant plus brutale! Le Japon est tombé en récession au troisième trimestre, selon des données publiées lundi qui ouvrent pour le Premier ministre Shinzo Abe la voie au report d'une nouvelle hausse de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) et à la convocation d'élections anticipées à mi-parcours de son mandat.

En rythme annualisé, le produit intérieur brut (PIB) a reculé de 1,6%, un repli qui vient après la contraction (révisée) de 7,3% enregistrée au deuxième trimestre, dans la foulée d'une hausse de la TVA entrée en vigueur le 1er avril. Une récession se définit techniquement comme deux trimestres consécutifs de baisse du PIB.

Très loin du consensus

Les économistes avaient anticipé une hausse de 2,1% du PIB de la troisième puissance économique mondiale, mais la consommation et les exportations sont restées atones, lestant les entreprises de stocks importants.

Le Premier ministre Shinzo Abe a récemment déclaré que les données du PIB du troisième trimestre pèseraient lourd dans sa décision de reporter ou non une nouvelle hausse de la TVA, qui doit normalement intervenir en octobre 2015.

Des annonces imminentes du Premier ministre

Après avoir été relevée de 5% à 8% le 1er avril, la TVA doit passer à 10% l'année prochaine. L'Etat japonais a besoin de rentrées fiscales supplémentaires pour contenir un endettement qui dépasse les 200% du PIB.

Selon les médias japonais, le Premier ministre, qui rentre ce lundi d'une tournée d'une semaine l'ayant mené en Chine, au Myanmar et en Australie, pourrait annoncer dès mardi sa décision de reporter la hausse de la TVA.

Il pourrait également faire état dans la foulée de son intention de convoquer des élections législatives anticipées, qui, selon des élus du parti liberal démocrate au pouvoir, pourraient être organisées le 14 décembre.

D'après des experts, Shinzo Abe veut profiter d'une cote de popularité encore relativement favorable pour renforcer sa position à la tête du pays et poursuivre une politique économique visant à sortir le Japon de deux décennies de déflation mais aussi des orientations plus contestées, comme une prise de distance par rapport au pacifisme observé par le pays depuis la fin de la Deuxième guerre mondiale.

Poursuivre les "Abenomics"

"Ce ne sera pas une élection concernant la hausse de la TVA mais elle sera un moyen d'avoir le soutien nécessaire pour continuer sur la voie de l'Abenomics", a dit un responsable gouvernemental.

Depuis son arrivée au pouvoir en décembre 2012, Shinzo Abe s'est fixé comme objectif de faire remonter l'inflation à 2% via un mélange de politique monétaire ultra accommodante et de mesures de relance budgétaire résumé par l'expression "Abenomics".

Ces mesures ont eu un effet immédiat avec un PIB en hausse de 4% en rythme annualisé sur les six premiers mois de 2013 et une Bourse de Tokyo qui a bondi de 56,7% l'an dernier.

Un essoufflement

Mais même avant le relèvement de la TVA d'avril dernier et le plongeon du PIB qui s'en est suivi, l'élan initié par la politique du gouvernement s'était essoufflé, conduisant ainsi début novembre la Banque du Japon à augmenter encore son programme massif de rachats d'actifs.

Selon un conseiller économique, l'ampleur du recul de l'économie japonaise est un "choc", appelant le gouvernement à envisager des mesures pour soutenir l'activité.

"Nous ne sommes pas dans une situation qui nous permet de discuter d'une hausse de la TVA. Le débat doit se concentrer sur les moyens de soutenir l'économie japonaise", a dit à Reuters Etsuro Honda, professeur à l'université de Shizuoka.

A la suite des données du PIB, la Bourse de Tokyo, qui avait terminé vendredi sur un nouveau pic de sept ans, perdait près de 2,5% vers la mi-séance tandis que le dollar affichait pour sa part un nouveau plus haut de sept ans face au yen.

Une croissance de la consommation moitié moindre qu'attendu

Le ministre de l'Economie Akira Amari a noté que les chiffres du PIB montraient que la hausse de la TVA du mois d'avril continuait de peser sur la consommation, avec une stagnation des dépenses des ménages et un recul des investissements des entreprises.

La consommation des ménages, qui pèse à hauteur de 60% du PIB japonais, a augmenté de 0,4% d'un trimestre à l'autre alors que les économistes avaient tablé sur une hausse de 0,8%.

D'un trimestre à l'autre, la troisième économie mondiale s'est contractée de 0,4% après un repli de 1,8% au deuxième trimestre et contre un consensus Reuters de 0,5%.

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Commentaires
a écrit le 18/11/2014 à 15:50 :
Contre toute attente des économistes "classiques" et conservateurs. A Nouvelle Donne on a toujours dit que c'était inévitable.
a écrit le 17/11/2014 à 21:13 :
Contrairement à ce que l'on peux lire dans les médias la récession au Japon était prévisible, en cause, une monnaie trop faible et une forte dépendance au pétrole et au charbon depuis l'arrêt des centrales nucléaires japonais suite à la crise de Fukushima.
La hausse de la TVA est certainement la goutte d'eau qui a fait déborder le vase mais ce n'est la principale cause de la récession.
Réponse de le 18/11/2014 à 7:04 :
Faux, la récession n'était pas prévue. Et en plus, la récession n'a rien à voir avec le nucléaire, vous ne savez pas de quoi vous parlez...
Réponse de le 18/11/2014 à 11:16 :
vous n'avez vu la quantité que le Japon doit acheter chaque année pour produire de l'électricité, à cela il faut ajouté le cout du transport avec les tankers, c'est un effet domino... le prix de l'électricité entre obligatoirement dans les frais d'une entreprise, je vous laisse deviner la suite de l’effet domino.

Le taux de la TVA n'est que le haut de l'iceberg du problème au Japon.
Réponse de le 18/11/2014 à 14:50 :
Je veux parler des hydrocarbures que le Japon est obligé d'acheter pour sa production d'électricité, c'est de l'importation, le prix de l'électricité varie selon le cours des hydrocarbures, sans électricité aucun pays industrialisé ne peut se développer sereinement et si son prix est cher cela se répercutera forcément jusqu'au consommateur final.
a écrit le 17/11/2014 à 20:18 :
Deux décennies de déflation quand même, reste qu'une TVA unique à 8% me semble bien faible. On peut rayer les économistes nippons mais il faudrait savoir si leur problème est récurant. Et puis on peut se tromper à longueur de temps, comme nos sondeurs adulés et continuer à être adulés dans les médias.
Réponse de le 17/11/2014 à 20:42 :
nb; railler
a écrit le 17/11/2014 à 20:10 :
Ecoutez donc l'analyse de Delamarche sur le Japon est après on en reparle.
Attention à la déflagration!!!!!!!
Réponse de le 17/11/2014 à 22:47 :
Depuis le temps que Delamarche le dit, ça ne peut surprendre que les imbéciles.
a écrit le 17/11/2014 à 18:44 :
Une économie n'est pas une loi qui se décrète en haut lieu. IL ne suffit pas d'imprimer des billets soit de faire tourner la planche à billet qui finit toujours à ruiner le pays ou encore décréter une augmentation de la tva ce qui est très peu intelligent car cela a comme conséquence de réduire le pouvoir d'achat des gens qui en conséquence dépensent moins thésaurise encore plus cela d'autant plus que la population vieillit au Japon et que leurs produits ne sont plus aussi bons qu'auparavant.
Réponse de le 17/11/2014 à 20:04 :
En plus, une augmentation de tva pousse la population japonaise a acheter des produits moins chers et donc des produits importés.
a écrit le 17/11/2014 à 16:54 :
Les théories économiques sont tellement orientées par les préjugés de leurs créateurs que si les chimistes prenaient exemple sur elles, ils en seraient encore à chercher le phlogistique!
Réponse de le 17/11/2014 à 19:47 :
Vous avez raison, il y a tellement peu de théories économiques qui se traduisent dans les faits que ça en est risible.
a écrit le 17/11/2014 à 16:03 :
Mais où passe ces montagnes de papiers imprimés ? Elles font des bulles et s’évaporent...
D’abord la FED qui inonde le monde de ses fausses coupures, j’adore le qualificatif de stimulation économique, ça fait un peu « stimulation cardiaque » , réanimerait-on une économie moribonde? Et puis la Banque d’Angleterre et puis le Japon, sans parler d’autres currencies mineures…en attendant la BCE !
Jamais dans l’Histoire humaine une escroquerie de la valeur n’a atteint ces proportions astronomiques, ajoutez y la dette qui n’est que l’autre face d’une même pièce et vous avez là une bombe à retardement qui va rejeter l’humanité des centaines d’années en arrière.
Encore un prophète de l’apocalypse ? Pas besoin d’être prophète, et encore moins économiste, pour constater l’écroulement de pans entiers de l’économie réelle. La mondialisation imposée par les lobbys n’apporte que le chaos, nos dirigeants vendent sans vergogne nos joyaux acquis durement contre de la fausse monnaie et copinent avec nos bourreaux, sous les yeux complices de nos médias !
D’issue il n’y en a plus, tout le monde le sait, ou en prend conscience, y compris chez nos chers élus qui, soit dit en passant ne représentent plus qu’eux mêmes, et n’ont aucune prise sur les évènements; de vrais acteurs mélodramatiques qui tentent de nous distraire…et de nous plumer pour le compte d’acteurs invisibles planqués derrière le rideau.
Intenable, pourront-ils échapper au lynchage, surtout que nos flics et nos soldats sont pris pour des cons.
Non franchement ce jusqu’au-boutisme libéral va rester dans les livres d’histoire comme le fourvoiement le plus catastrophique perpétrer à l’insu de notre plein gré, grace à la puissance de l’information manipulée et manipulatrice.
Cette complicité globale du monde de l’argent, politique et médiatique va nous pousser profond dans le piège abscons.
Je peux prédire sans me tromper que chasser du communiste sera démodé, même outre Atlantique.
En l’an 2000 j’avais pronostiqué l’effondrement économique pour 2015, les éditeurs m’avaient ri au nez, et puis il y eut 2008, bon, je me suis à moitié trompé me suis-je dit, mais en parcourant les prospectives économiques de sérieux think tanks annonçant « le big crash » pour 2015… là je dit, on vous aura prévenu et tant pis pour ceux qui n’ont pas encore troqué leur papier contre du tangible... et puis surtout planté des patates !
Réponse de le 17/11/2014 à 17:55 :
Bravo Martien, tout est résumé en quelque phrase (même le: "et de nous plumer pour le compte d’acteurs invisibles planqués derrière le rideau" pour les initiés) Je n'aurais pas fait mieux !
Réponse de le 18/11/2014 à 9:24 :
Cette impression monétaire c' est comme les pompiers qui noie un feu sous des tonnes d' eau. submergé l' incendie ( cf fukushima ).. l' argent n' existe pas, l' argent n' a jamais existé. il n' est que la confiance que l' on lui porte. Avant l' on troquait ou la monnaie était le coquillage. Il ne vous viendrait pas à l' esprit de prendre des coquilles d' huitres ou de bulot en échange de votre maison et pourtant.. il y a eu les vulgaires cailloux aussi.. ils étaient à différenciés d' autres vulgaires cailloux qui eux ne valaient rien...
Afin que vous ne perdiez pas confiance dans la monnaie actuellement en circulation, on vous en abreuve de la sorte que vous ne puissiez penser à autre chose. Sinon le système s' écroule hors aucun système ne c' est jamais écrouler ! le papier argent existe depuis si longtemps que vous n' en sortirez pas. les dettes seront perpétuelle ( les usa ont des dettes d' il y a 500 ans.. ) faites confiance à l' ingéniérie financière, elle excelle dans l' imagination.
Bon d' accord ils ( nos maîtres ) vont se planter, cela n' ira pas dans le sens par eux souhaité mais le papier monnaie survivra.. ( prenez par précaution un peu de tangible, cela ne mange pas de pain ).
a écrit le 17/11/2014 à 15:05 :
voila ce qui arrive dans un pays qui bloque toute immigration:la population vieillit et consomme peu ce qui se traduit par une récession sans fin.la France n'a pas suivi ce chemin c'est aussi pour cela que le PIB se redresse!
Réponse de le 17/11/2014 à 16:13 :
Erreur Monsieur l'élu.
C'est quand on construit une maison qu'on alimente l'économie, pas quand rempli le frigo ou change de tété.
Les pays occidentaux sont de grandes maisons achevées qu'il faut juste entretenir.
A moins de construire à l'infini comme en Espagne ou de déclencher une guerre pour tout recommencer.
Nos élus sont surtout à court d'imagination...
Réponse de le 17/11/2014 à 16:43 :
Le problème est surtout qu'il n'y a pas de politique de la natalité au Japon. Du coup les Japonais(es) hésitent à faire des enfants parce qu’il est impossible, chez eux, de concilier maternité et vie professionnelle. Le Japon manque aussi de crèches, et discrimine les mères qui travaillent. Les entreprises nipponnes hésitent à embaucher des femmes car elles les considèrent comme des mères potentielles. Or, elles ne font pas d’enfants, retardent toujours plus l’âge du mariage. En désespoir de cause, l’Etat japonais laisse diminuer sa population plutôt que de s’ouvrir à l’immigration...Un problème de mentalité...
a écrit le 17/11/2014 à 13:07 :
Alors ouvrir les vannes par milliards de yens pour une relance et augmenter la tva pour rembourser ces emprunts quelle belle politique économique. La déflation est toujours là un vrai succès qui nous attend pour bientôt.
a écrit le 17/11/2014 à 12:46 :
Avec une hausse des importations en raison de l'accident Fukushima, un vieillissement de la population; le Japon est loin de s'en sortir. La prochaine crise pourrait commencer à cause de ce pays ...
a écrit le 17/11/2014 à 12:44 :
pareil que la france ou l'allemagne, le japon est un pays de vieux, dirigé par les vieux et sans avenir...
Réponse de le 17/11/2014 à 19:56 :
D'accord avec vous mais vous en connaissez beaucoup des pays dirigés par des jeunes ? (à part la corée du nord, et l'Italie ou Renzi est bien seul face aux vieux). Il faut des années de manœuvre et de compromissions pour être élu ; même au niveau local. Les jeunes candidats le sont souvent dans des circonscriptions ou des villes imprenables.
Quand aux jeunes qui dirigent, ils ne sont souvent pas élus.
a écrit le 17/11/2014 à 12:24 :
Ce qui prouve une fois de plus, que les économistes lisent l'avenir dans une mare de café. Une profession à abolir
Réponse de le 17/11/2014 à 12:32 :
complètement d'accord, il suffit de relire les articles de la trbune 1 an après pour s'en convaincre.
Réponse de le 17/11/2014 à 14:04 :
@ rb
Depuis le temps que je dis que les économistes ne sont pas plus crédibles que Mme Irma. Perso, je les vois plutôt lire dans le marc de café.
Réponse de le 17/11/2014 à 15:30 :
Les économistes, ce ne sont pas que les économistes socialo-keynésiens…

Que cela serve de leçons aux gauchistes et aux frontistes qui prônent de telles politiques !
a écrit le 17/11/2014 à 11:38 :
L’État japonais est trop endetté en pourcentage du PIB. C’est la conséquence normale d’une situation prolongée d’inflation trop basse. Pour ne pas à avoir à augmenter les taxes, mais plutôt à la diminuer, Il faut que la banque centrale japonaise fasse un tour de passe-passe permettant d'annuler progressivement la dette d'État. Il consiste à ce la banque centrale achète aux banques et institutions financières, les Obligations de l’État japonais qu’elles détiennent, ce qu’elle fait déjà, mais qu’ensuite elle annule la dette pour l’État japonais. La banque centrale se retrouverait certes en fonds propres négatifs mais une banque centrale n’est pas une banque normale, elle peut se permettre cette fantaisie sans être recapitalisée. Le tout est de ne pas provoquer une crise économique d’hyperinflation. C’est pourquoi cette mesure doit être mise en œuvre avec une certaine modération et en prenant le temps qu’il faut.
a écrit le 17/11/2014 à 11:35 :
pour tous ceux, malheureusement de plus en plus nombreux, qui pensent qu'il suffit de baisser sa monnaie et d'augmenter la TVA pour relancer son économie.
a écrit le 17/11/2014 à 11:34 :
Ce qu'ils appellent la politique monétaire accommodante ne l'est que pour les spéculateurs : l'émission massive de monnaie n'est là que pour maintenir les taux d'intérêts bas, ce qui n'a d'effet pour l'investissement que si la demande est attendue en hausse. Hors pourquoi augmenterait elle alors que les salariés ne reçoivent rien de plus et que l'économie mondiale tourne au ralenti ? Comme ailleurs, l'émission de monnaie par la banque centrale s’effectue par l'achat de titres de dette publique : il y a substitution des investisseurs privés par la banque centrale et report de ces investisseurs sur la bourse notamment. Mêmes causes, mêmes effets : illusion. Ce qui est incroyable, c'est que cela ne dérange pas les gouvernements d'émettre de la monnaie au seul bénéfice des spéculateurs au final mais que cela deviendrait une ignominie pour eux de penser à un revenu universel monétaire...
a écrit le 17/11/2014 à 11:24 :
Et que vont-ils nous dire à l'UMP et leur gourou, eux qui préconisent la hausse de la TVA. A force d'enfoncer un peu plus les peuples dans la précarité on voit le résultat dans l'ensemble des pays.
Réponse de le 17/11/2014 à 19:52 :
Hausse de TVA contre baisse des charges salariales et patronales, ça n'est pas la même chose que seule et unique hausse de la TVA.
a écrit le 17/11/2014 à 11:16 :
"contre toute attente", au contraire c'est plutôt normal. C'est même curieux que ça ne soit pas pire : endettement à 260% du PIB (et ça continue de monter en flèche). +un accident nucléaire (= moins d'export, +d'import : nourriture énergie).
a écrit le 17/11/2014 à 10:49 :
D'accord avec Rider ! Le problème ne peut donc pas être résolu avec des injections de monnaie...
a écrit le 17/11/2014 à 10:26 :
Un pays dont la population diminue et vieillit peut il encore être en croissance? Moins de consommateurs, moins de producteurs, moins d'activité.
a écrit le 17/11/2014 à 9:40 :
on va tout droit vers la japonisation de l'économie européenne !!!!!!!!!!!!!!!
a écrit le 17/11/2014 à 9:29 :
Dur de sortir de la déflation .
Pourtant l'Europe y va tout droit.
a écrit le 17/11/2014 à 9:23 :
Le Japon est le pays le plus endetter au monde et importe beaucoup de ressources énergétiques pour faire tourner le pays. Chercher sur Google si vous doutez. Malheureusement pour les Nippons ils ne dominent plus le secteur de la High-tech et subissent la loi de la Corée du Sud. Du coup les exportations diminuent, des salariés sont mis au chômage et les importations augmentent. Pas bon pour l'économie
a écrit le 17/11/2014 à 9:12 :
Le Japon plonge en récession ... l’Europe avec !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
a écrit le 17/11/2014 à 9:05 :
ils se sont toujours relevés, le japon c est pas la France , pays qui est toujours en berne
Réponse de le 17/11/2014 à 11:18 :
Je préfère encore la situation Française (qu'il est sans doute encore possible de solutionner). Alors que le Japon c'est fini.
a écrit le 17/11/2014 à 8:48 :
Il fut un temps, encore dans les années 1980, était le champion de l’électronique grand public avec ces téléviseurs, consoles de jeux, appareils photos, puces, appareils multimédias, walkman… (Sony, Nitendo, Panasonic, Sharp, Toshiba). Que des exportations qui créé de l’emploi et faisaient du bien au pays du soleil levant. Aujourd’hui à par le secteur automobile et les motos (Yamaha, Honda, Toyota, Kawasaki, Suzuki…) le Made in Japan est en berne et le Made in Corée a piqué la place au pays originel de la high-tech car les télévisions à écrans plats connectées, smartphones, tablettes et autres consoles ne sont plus proposés par leurs prestigieuses marques nationales. Aujourd’hui cette activité et ce leadership dans l’électronique qui faisait la fierté des Japonais se sont effondrés au profit des constructeurs Sud-Coréen et maintenant c’est Samsung qui est numéro 1 mondial des téléviseurs et du téléphone portable (gamme Galaxy). LG complète la deuxième place. Aujourd’hui les constructeurs Japonais payent le prix fort, faute d’avoir su innover un secteur qu’ils dominaient et suppriment maintenant des emplois et réduisent leurs exportations car comme l’américain Kodak et le finlandais Nokia, les nippons n’ont su anticiper les changements d’habitudes (passage à l’écran plat, le MP3 qui balayent les baladeurs CD, les tablettes qui ont balayé les PC portable de Sony et Toshiba, les smartphones qui sont devenu la principale console de jeux…)
Réponse de le 17/11/2014 à 9:32 :
La chute de l'économie Japonaise date du changement de politique économique. Le Japon a abolie l'emploi à vie, pour créer un vivier de chômeur qui ferait baisser les salaires. Comme en France, on constate les mêmes effets néfaste sur les performances en matière d'innovation, car les salariés stressés par leurs problèmes économiques, problèmes familiaux et catastrophes naturelles voient leurs performances professionnelles chuter inéluctablement.
Réponse de le 17/11/2014 à 11:33 :
Les entreprises techno chinoises et taïwanaises se remplissent d'ingénieurs japonais au chômage ou tentés par l'expérience. Le savoir-faire japonais est en train de passer de l'autre côté de la mer, c'est peut-être ce qu'il y a de plus grave dans tout cela.
Réponse de le 17/11/2014 à 18:22 :
Samsung qui vient d’annoncer une chute de 49% de son bénéfice au troisième trimestre
Réponse de le 18/11/2014 à 15:09 :
Et Sony finit l’année dans le rouge. Le géant japonais enregistre une perte de 109 milliards de yens soit 800 millions d’euros à la fin du premier semestre 2014-2015, à cause de sa division mobile en pleine détresse (smartphones Xperia).

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