La Tribune

L'Espagne va-t-elle tenir ?

Mariano Rajoy, président du gouvernement espagnol, et Cristobal Montoro, ministre du Budget. Copyright AFP
Mariano Rajoy, président du gouvernement espagnol, et Cristobal Montoro, ministre du Budget. Copyright AFP
Romaric Godin  |   -  669  mots
Malgré une détente sur les marchés, les déclarations alarmistes du ministre du Budget espagnol rappellent que la situation du royaume demeure précaire. L'Espagne reste le ma illon faible de la zone euro.

« L?Espagne est dans un moment extrêmement délicat, dans un moment d?extrême fragilité ». Ce n?est pas un analyste quelconque ou un spéculateur qui parle ainsi, mais le ministre du Budget espagnol lui-même, Cristobal Montoro, qui s?exprimait devant les Cortès mardi. Le grand argentier du royaume venait y présenter son projet de budget 2012, « le plus austère de la démocratie », a-t-il prévenu, mais aussi « le plus réaliste », a-t-il ajouté. Il devait donc jouer la carte de la dramatisation pour faire accepter des mesures difficiles. « Le chemin doit être droit, il faut réduire le déficit », a martelé le ministre.

Détente précaire sur les taux

Les investisseurs n?ont du reste pas pris ces propos autrement que comme une man?uvre politique : le taux moyen de l?emprunt d?Etat du royaume à 10 ans a d'ailleurs reculé de 13 points de base mardi à 5,84 %. Mais la situation reste difficile pour Madrid qui a vendu près de 2 milliards d?euros de bons du trésor à 3 et 6 mois ce même jour à des taux deux fois plus élevés que lors de la dernière adjudication. Cristobal Montoro prévoit de ramener le déficit public des administrations espagnoles de 8,51 % du PIB à fin 2011 à 5,3 % en 2012, puis à 3 % en 2013. Un objectif ambitieux, mais nécessaire car, a indiqué le ministre, « la clé c?est le rétablissement de la confiance ». Or, cette confiance reste sujette à caution. Car trois facteurs inquiètent les marchés.

Le spectre de la récession

D?abord, la récession qui a été annoncée lundi par la Banque d?Espagne et qui rendra évidemment plus difficile la consolidation budgétaire. En mars, le déficit de l?Etat central s?est ainsi établi à 0,84 % du PIB, soit 19 points de base de plus qu?un an auparavant. Sur le premier trimestre de 2012, le déficit public général aura déjà atteint 1,85 % du PIB. Mais l'essentiel du dérapage s'expliquerait selon le ministre du Budget par les avances consenties aux collectivités locales.

La menace des collectivités locales et des banques

Car c'est là le grand problème du pays. Cristobal Montoro l?a d?ailleurs affirmé : « s?il y a des doutes sur l?Espagne, s?il y a des doutes sur son budget, ces doutes concernent particulièrement les régions et les municipalités ». Le gouvernement semble déterminé à imposer à ces collectivités une discipline de fer. Vendredi, un plan d?économie de 10 milliards d?euros sur le système de santé géré par les régions a été annoncé, notamment par une participation plus élevée des patients aux dépenses de soins. L?objectif est de réduire cette année de 2,94 % du PIB à 1,5 % du PIB le déficit des collectivités territoriales. Cristobal Montoro a prévenu : l?Etat central garantira cet objectif car c?est l?accès de l?Espagne aux marchés financiers qui en dépend. Mais le drame du pays, c?est que ses efforts ne semblent jamais suffisants. Ainsi, l?agence de notation Fitch a salué les mesures annoncées vendredi, tout en demandant aussitôt plus d?efforts encore. Dernière épée de Damoclès : les banques dont la situation inquiète. Et l?on s?imagine bien que, au regard de l?état de son budget, l?Etat espagnol ne pourra faire face à une recapitalisation de son secteur financier.

Des conséquences européennes

La perspective d?une demande d?aide européenne de l?Espagne demeure donc d?actualité. Or, une telle option mettrait en jeu l?accès du Royaume au marché. Dans ce cas, le refinancement du pays deviendrait problématique. Et le pare-feu européen FESF qui va se transformer en MES, ne pourra certainement pas faire face dans ce cas. La crise européenne atteindrait alors un niveau inédit. On n?en est pas encore là, mais le doute est loin d?avoir disparu.
 

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Commentaires

julien  a écrit le 27/04/2012 à 14:25 :

il ne faut pas un président qui nous envoie au niveau de l?Espagne et la grece... je pense qu'il faut absolument gardé la croissance pour preservé l'emploi Il nous faut un président qui prennent des décision meme si elles sont parfois douloureuses !!!

Marie-Christine  a écrit le 25/04/2012 à 17:31 :

Pour comprendre la descente aux enfers de l'Espagne après la Grèce, avec la BCE il faut comprendre comment cela se passe avec la FED, idem.
Quant au mot " réserve ", il signifie tout simplement que chaque fois que l'Etat ou une autre banque privée "achète" des dollars, ceux-ci sont comptabilisés sur un compte dit " de réserve " . Sous cette langue de bois se cachent tout simplement les colonnes des dettes sur lesquelles les banquiers calculent leur pourcentage. Plus les Etats s'endettent, plus les banquiers s'enrichissent.
Le principe de l'escroquerie mise en place est d'une simplicité biblique . Mais son mécanisme est assez machiavélique pour que le commun des mortels n'en ait pas conscience. On comprend qu'il ait fallu neuf journées à des professionnels de la finance pour mettre au point tous ses rouages.
Pour faire simple et utiliser une métaphore, je dirai que c' est une fusée à trois étages.
A - Premier étage : Alors que le rôle normal d'une banque centrale est d'être un service public qui imprime et met gratuitement à la disposition de l'administration de son pays la monnaie papier et la monnaie fiduciaire ou électronique nécessaires au bon fonctionnement de l'Etat et de l'économie , dans le système privé imaginé durant le séjour de l'île Jekyll , le cartel des banquiers qui composent la FED s'est substitué à un droit régalien et s'est arrogé le pouvoir de battre monnaie et de la vendre à l'Etat. (9)
L'intérêt payé aux banquiers est le montant de la redevance que la nation verse aux banquiers qui impriment les billets. Ces banquiers, réunis dans le "Board of Governors of the Federal Reserve System" fixent le taux auquel ils vendent les billets . Plus le taux est élevé, plus ils s'enrichissent.

financiarisation usuraire de l'économie américaine ".

B - Mais le deuxième étage de l'escroquerie est encore plus extraordinaire . Le numéraire que les banquiers "prêtent" n'existe nulle part : il s'agit d'une simple ligne d'écriture quand la monnaie est dite fiduciaire et de quelques piles de papier imprimé quand il s'agit de dollars. La FED vend un bien qu'elle ne possède pas, puisqu'aucun argent réel n'a été prêté . Le dollar est donc un simple titre de paiement des banquiers privés de la Réserve Fédérale.
Le plus pervers et le plus paradoxal de cette situation, est que, depuis que ce titre de paiment n'est plus relié à la valeur des réserves d'or - depuis le 15 août 1971 - , son statut de monnaie n'est nullement fourni par des garanties qu'offrirait l'émetteur - la Fed - mais uniquement par le prestige de l'emprunteur - le gouvernement américain.
Les banquiers ont donc besoin du prestige de l'Etat pour asseoir la crédibilité de leur monnaie . C'est pourquoi , étant en compte à demi avec lui , ils ferment les yeux sur l'augmentation exponentielle de son endettement et soutiennent le gouvernement en lui apportant les liasses nécessaires au financement des guerres et à l'entretien du millier de garnisons éparpillées sur tout le globe terrestre .
Quant à l'Etat , ayant réussi à imposer le dollar comme monnaie de réserve et comme monnaie obligatoire pour l'achat et la vente de pétrole, il ne s'inquiète pas vraiment du montant du déficit financé par la planche à billets. On avance le chiffre de 44 000 milliards, mais c'est peut-être davantage. Grâce au privilège accordé au dollar "le reste du monde" s'appauvrit, puisqu'il voit régulièrement diminuer la valeur des dollars qu'il possède comme monnaie de réserve et dans le même temps, il subventionne l'économie américaine.
http://aline.dedieguez.pagesperso-orange.fr/mariali/picrochole/conspirateurs/conspirateur.htm
http://lereveilmondial.over-blog.com/pages/aux-sources-du-chaos-mondial-actuel-1-2-4180829.html

Muriel  a écrit le 25/04/2012 à 12:24 :

Le 4e REICH est en marche, voir le Dr Rath
http://www.youtube.com/watch?v=zkooBI-HPCU

Mariette  a écrit le 25/04/2012 à 12:01 :

Si on parle de l?Espagne, c'est son tour après la Grèce. Banquiers et autres multinationales nous mentent et sont les instigateurs des crises financières.

Lors d'une interview accordée au journaliste Jon Ronson du quotidien britannique The guardian, Lord Denis Healey, ancien secrétaire d'Etat à la Défense britannique (de 1964 à 1970) et l'un des fondateurs du groupe Bilderberg lui a dit : "certains d'entre nous dans le Bilderberg ont pensé que nous ne pouvions pas continuer pour toujours à nous combattre les uns et les autres pour rien et tuer des personnes et faire des millions de sans abri. Donc nous avons pensé qu'une seule communauté de par le monde serait une bonne chose?. Dire que nous agissons pour un gouvernement mondial unique est exagéré, mais pas complètement infondé..." (Certains sont manipulés et ne savent pas, mais derrière ce cache la mise en place de la religion luciférienne, rouge/noir drapeau luciférien)

En 2009, la réunion du groupe Bilderberg se déroulait en Grèce
Le groupe a étudié deux options possibles(3) concernant la crise économique actuelle :
1. soit une dépression prolongée, agonisante, condamnant le monde à la stagnation, le déclin, la pauvreté.
2. soit une dépression intense mais plus courte qui ouvre la voie à un nouvel ordre économique mondial durable, avec moins de souveraineté mais plus d'efficacité.

Pour 2011, la réunion s'est tenue à Saint-Moritz en Suisse, du 9 au 12 juin
Comme lors des éditions précédentes, les détracteurs de Bilderberg accusent la presse grand public de passer sous silence un club qui selon eux dirige un gouvernement secret. Mais, le problème réside justement dans ce culte du secret que développent les participants. Et la presse a le plus grand mal à obtenir des informations. Tout juste connaissons-nous la liste des quelques 130 participants présents.

Voici le début d'une liste de participants pour 2011 (4):
?- Pascal Lamy, directeur général de l'OMC (Organisation Mondiale du Commerce), ex commissaire européen chargé du Commerce,
- Robert Zoellick, président de la Banque Mondiale,
- James Wolfensohn, président de Wolfensohn & Company, ex président de la Banque Mondiale,
- Jean-Claude Trichet, président de la Banque Centrale Européenne,
- Joaquín Almunia, vice-président de la Commission Européenne,
- Neelie Kroes, vice-présidente de la Commission Européenne,
- Herman van Rompuy, président de l'Europe (président du Conseil Européen),
- Javier Solana, ex secrétaire général de l'OTAN, président du think tank Center for Global Economy and Geopolitics,
- Mario Draghi (5)
- Josette Sheeran, directrice exécutive du programme alimentaire mondial des Nations Unies,
- Ying Fu, vice-ministre des Affaires étrangères chinois,
- Kenneth M. Jacobs, président de la banque Lazard,
- Nicolas Baverez, membre du comité directeur de l'Institut Montaigne (think tank libéral), avocat, éditorialiste au Point, membre du "comité d'éthique" du MEDEF,
- Thierry de Montbrial, président de l'IFRI (think tank libéral, équivalent français du CFR américain),
- Giulio Tremonti, ministre des finances italien,
- George Papaconstantinou, ministre des finances grecque,
- Mario Monti (6)
... et bien sûr l'incontournable David Rockefeller(7), ex président de la Chase Manhattan Bank, co-fondateur du Groupe de Bilderberg et de la Commission Trilatérale, ex président du Council on Foreign Relation (CFR).

L'art de placer ses pions..
L'arrivée de Mario Draghi à la BCE (*), celle de Mario Monti à la tête de l'Italie et celle non moins étonnante du grec Lucas Papademos comme premier ministre de son pays soulèvent tout de même de nombreuses questions. Car ces 3 hommes ont au moins 3 points communs :

1. Ils sont tous les 3 des ex dirigeants/conseillés/proches de la banque Goldman Sachs (reconnue responsable entre autre des subprimes et du maquillage des comptes grecs).
2. Ils n'ont pas été élus.
3. ils font partie du Groupe de Bilderberg

Lol  a répondu le 25/04/2012 à 14:59:

La thèse du complot c'est bien, encore faudrait-il que les dirigeants irresponsables arrêtent le clientélisme à outrance...

Matthieu  a répondu le 27/04/2012 à 15:13:

Mariette, vous êtes ici sur le site du quotidien La Tribune et pas sur celui de l'Humanité.

Vôtre théorie du complot ne va pas trouver grand auditoire ici. La Tribune est suivi par des entrepreneurs, banquiers et tout ce monde que vous dénoncé... hors tout le monde ici sait qu'il n'y a pas de conspiration étant au centre du phénomène. En gros, le lecteur moyen ici sait que vous dites des bétises.

c-loss  a écrit le 25/04/2012 à 11:36 :

Une petite rigolade du moment...."Il faut changer de politique Européenne pour l'orienter sur de la croissance" dixit FH !!!

Traduisez "maintenant que l'on a endetté la France pour nos enfants, il serait bien d'utiliser la solvabilité (toute relative) de l'Europe pour s'endetter en son nom et continuer la fête du slip chez nos Fonctionnaires et assimilés"

Si cela arrive, le cadeau sera alors pour nos petits enfants !!! Lamentables adultes qui ne sont simplement pas à la hauteur.

letroll  a répondu le 25/04/2012 à 12:06:

la plus grosse partie des dettes sont internes à l'Europe ... il y a donc moyen de s'entendre entre nous pour organiser un défaut de paiement, le seule chose qui manque pour cela ce sont des gouvernements courageux qui ne soient pas à la solde des financiers.

c-loss  a répondu le 25/04/2012 à 12:30:

C'est quand même super facile la macro économie enseignée par les Français !!!

Dommage que les mêmes Français reste bien au chaud de leur mère nourricière, à savoir l'argent public en ne s'en tiennent qu'à donner des leçons aux autres sans ne savoir rien faire eux même.... MDR²

letroll  a répondu le 25/04/2012 à 12:44:

dans l'état actuel des choses, c'est effectivement assez simple à comprendre : le système est mort ... :-))), et ce n'est pas un problème français, c'est un problème général donc le responsable n'est pas "l'argent public" mais le mode de fonctionnement de toute l'économie occidentale ces 30 dernières années .. et ça, c'est mort

Hum  a répondu le 25/04/2012 à 14:54:

Ca changera de la fète du slip chez les restaurateurs et les Bettencourt... Au moins plus de monde en profitera ! Les Français n'ont pas envie de réélire le président des milliardaires.

Tomibiker  a écrit le 25/04/2012 à 10:51 :

Récession, endettement excessif, état providence, le cocktail explosif.
Notre monde a changé de paradigme, la mondialisation a permis l'échange des produits, les produits à faible valeur ajoutée se sont délocalisés en Asie tandis que les pays qui avait un tissu industriel soit des produits de qualité haute ou des produits recherchés dans les tech, les produits de luxe, les pharmas ont pu conservé leur industrie, encore faut-il que les politiques aient joué le jeux, car à force d'avoir voulu développer les états providences où chacun se servait à l'étagère pour ses convenances personnelles, les entrepreneurs se sont retrouvés pris au collet, et ont souvent délocalisés une partie de la production. L'état n'a fait que de s'endetter avec l'exception notable en gros des pays de tradition germanique tandis que les pays latins empruntaient pour les dépenses courantes des fonctionnaires et l'état providence. Le résultat est désastreux, non seulement les états européens latins souffrent d'un manque de compétitivité du fait du coût de la main d'oeuvre trop élevé dans un écart de 1à 10 mais les caisses de l'état sont vides, les dépenses avoisinent les 50% de la richesses par des ponctions fiscales les plus hautes du monde, sans oublier la cerise sur le gâteau des Français qui font porter la responsabilité de ce désastre aux riches pour une question d'idéologie et d'utopie, rappelons quand même que l'on adore liquider en France, les rois, les nobles, le clergé, les protestants et à notre époque les riches.
Ceci dit, le cocktail explosif concourt à la ruine de l'Europe, car aucun des état et aucune population ne souhaite se serrer la ceinture, on continue à vivre à crédit, les syndicats continuent à demander des augmentations, la semaine à 30 heures, l'âge de la retraite à 60 ans, des allocations par ci et par là. Le résultat est clair, les marchés n'attendent que le 6 mai pour déclencher un raz de marée et faire tomber les dominos pour prendre au cou les paresseux et les faire tomber en faillite, ce n'est qu'une question de temps, tandis que la banque centrale a ouvert le crédit bon marché inondant les banques de liquidité on sait ce qu'il est advenu en Allemagne en 1923, les rentiers et épargnant ont été sacrifiés, il en sera de même en Europe, depuis l'abandon de l'étalon-or. Alors vous êtes avertis.

jp  a écrit le 25/04/2012 à 10:33 :

on découvre, mais on pouvait s'en douter, l'impasse de la politique Merkel/Buba, et on arrive à présent au grignotage de l'eurozone par la crise avec les menaces sur les Pays-Bas. Il apparaît urgent d'enclencher à Bruxelles une autre politique que celle claironnée depuis Berlin.

coco  a répondu le 25/04/2012 à 11:20:

clairement il nous faut une politique de grands travaux:plus d'aéroports,d'autoroutes de stades et de médiatheques.et il faut augmenter les impots pour avoir un etat plus puissant,en période de crise c'est important

ignore-moi  a répondu le 25/04/2012 à 14:43:

simplement qq écoles, universités celà pourrait servir ne croyez-vous pas?

letroll  a répondu le 25/04/2012 à 15:07:

les politiques préfèrent des grands travaux dans les prisons plutôt que dans les écoles, parce que les écoles ils sont surs de ne plus y aller :-))

pepito  a écrit le 25/04/2012 à 10:29 :

pourquoi les politiques s'obstinen a mentir, a ne pas reconnaitre le probleme. Plus on tard plus ce sera difficile a resoudre

un monde s'écroule sous nos yeux  a écrit le 25/04/2012 à 9:16 :

L'Espagne ne tiendra pas, pas plus que la Grèce, le Portugal, l'Irlande la France et tous les autres sauf l'Allemagne. La dictature est au bout du chemin et rien d'autre ne permettra de garder l'euro. Finalement on est reparti comme en 14 la revanche de l'Allemagne n'est pas terminée.

PEPITO  a répondu le 25/04/2012 à 10:26:

je suis bien d'accord sur l'incapacite de ces pays a rembourser!

letroll  a répondu le 25/04/2012 à 10:43:

L'Allemagne va plonger aussi, quand 70% de vos clients sont en faillite , en général ça se termine mal.
mais nous ne sommes pas si mal que ça finalement. Quand on est seul en faillite, on est mal. Mais quand tous le monde est en faillite, c'est le banquier qui est mal :-))

Tomibiker  a répondu le 25/04/2012 à 11:28:

Les Allemands disposent et ont su diversifier vers la Russie et surtout l'Asie et l'Amérique du Sud, l'Europe devient une arrière boutique de pays endettés, en récession ou en déconfiture, tandis que l'Europe est en déclin, mais avant cela il y aura la France qui subira le même sort que les pays du sud, vous savez ceux pour qui 2 et 2 faisaient 5.

churchill  a écrit le 25/04/2012 à 8:26 :

cela dit le 6 mois espagnol est a 0.7, non? ils peuvent emprunter, mais pas faire n'importe quoi...

Bastien  a écrit le 25/04/2012 à 6:35 :

Et oui, voilà les résultats de l'Union européenne. Et encore, nous ne sommes qu'au début de la vague. Je plains les électeurs du FN qui, eux, se sont montrés clairvoyants. Les autres n'auront que ce qu'ils méritent.

Fredo  a écrit le 25/04/2012 à 5:09 :

L'Europe se meurt. Le système s'écroule lentement mais sûrement. Le problème c'est qu'il va avoir des dizaines de millions de gens plus pauvres. C'est la misère qui s'installe et qui est impossible à résorber. Tous seront touchés.

Question  a écrit le 25/04/2012 à 0:54 :

A votre avis, pourquoi le FMI vient t'il d'augmenter massivement ses fonds propres ? Pour préparer une aide à l 'Espagne, peut-être...

churchill  a répondu le 25/04/2012 à 8:27:

ou a la france?

Pmj24  a écrit le 24/04/2012 à 23:48 :

Alors l'Espagne emprunte a 6%, avec croissance negative et inflation de 2%... c'est pas gagné!!
Quand a ce que l'Allemagne abandonne l'euro... Oui peut-être, mais pas tout de suite. L'Allemagne est le créditeur du système, donc si elle sort, sa dette se retrouve libellée en un DEM qui s'apprecie, alors que ses actifs restent libelles en EUR...
(le seul pays qui pourrait sortir de l'euro, c'est la Finlande, qui est plus isolée)
Il y a fort a parier que l'Espagne finira comme la grece, il sera alors temps pour l'Allemagne de tourner le dos.

gg  a répondu le 25/04/2012 à 8:08:

A mon humble avis l'allemagne quittera l'euro tot ou tard !
Mais la décision sera tenue secrete ! et il faudra 1 an avant que
l'administration allemande soit prete (impression de piece etc....)
Quand à la filande, il prendront le nouveau mark.
Le reste de l'europe aura un euro, surement dévalué !

churchill  a répondu le 25/04/2012 à 8:29:

un euro sans l'allemagne et les pays du nord, je me demande qui en veut, autant que chacun retourne a sa monnaie, parce que l'alliande de plusieurs eclopes, ca ft rarement un champion.... par contre, bonjour l'inflation -- et le francais qui pretend avoir des pbs de pouvoir d'achat va etre surpris...--

pepito  a répondu le 25/04/2012 à 10:34:

si l'europe ne termine pas de se construire, alors il faudra sortir de l'euro. Il faut arreter de faire peur. Sans plus de souplese sur la monnaie, vue la situation des pays, il sera imposible de sortir de cette crise stupide

Truk  a écrit le 24/04/2012 à 21:37 :

Cela fait déjà deux ans que c'est écrit que la crise (qui n'est bien sûr pas du tout celle de l'Euro) allait finir par emporter tout sur son passage. Les Européistes qui nous gouvernent font tout pour construire des digues face au tsunami, au lieu d'organiser le retrait vers les hauteurs, ce après avoir nié la réalité, puisque ce n'était "que la Grèce et rien d'autre", puis "que l'Irlande et c'est tout", puis "que le Portugal et hop"... Ils sont incompétents, n'ont rien vu venir, et ne savent pas comment s'en sortir. La seule solution : que l'Allemagne sorte de la zone Euro.

Paul  a répondu le 24/04/2012 à 21:54:

Tout à fait d'accord. Autre solution: que la France retrouve son Franc au plus vite!

Truk  a répondu le 24/04/2012 à 22:35:

@Paul. Retrouver le Franc, c'est beaucoup plus risqué que la solution consistant à ce que l'Allemagne sorte de la zone Euro. Ca paraît être équivalent, puisque dans les deux cas, cela reviendrait à ce que la monnaie allemande s'apprécie comme il se doit face à la monnaie française, mais dans les faits, le retour au Franc signifie le défaut ou le remboursement en Euros forts avec des encaisses en Francs faibles, alors que le départ de l'Allemagne permet de voir l'Euro se déprécier, sans que nous n'ayons à faire défaut.

@truk  a répondu le 25/04/2012 à 2:23:

Il est loin d etre idiot ce truc

lécureuil  a répondu le 25/04/2012 à 8:49:

Il semble en effet que la "sortie de l'euro" doit se faire "par le haut".
Si les pays les plus faibles quittent la monnaie unique, nul ne sait dire ce qu'il adviendra de leurs dettes libellées en euros et, probablement, difficiles à rembourser avec une monnaie nationale retrouvée, fortement dévaluée.
Mais... si nos amis allemands (par exemple) sortent alors leur EuroMark (peu importe le nom) devrait s'apprécier face à l'euro, ce qui leur permettrait de rembourser leurs dettes (car ils en ont aussi !) plus facilement tout en ne pénalisant pas les pays du sud qui, durant la transition, auront conservé une monnaie appelée "euro" mais qui aura été dévaluée pour remettre un peu de compétitivité. A votre avis ?

Libre  a écrit le 24/04/2012 à 20:15 :

Achetez de l'or vite !!!!!!

antiMerkozy et anti Bernanke  a répondu le 24/04/2012 à 20:50:

C'est fait. Passons à autre chose.

Licence to live  a répondu le 25/04/2012 à 15:16:

Ou une marina sur la Costa del Sol

L'enverure politique n'est pas le fort de Rajoy  a écrit le 24/04/2012 à 20:13 :

Pour un type qui connait bien le dossier espagnol et pour cause, il fut l'adjoint d'Aznar et le pauvre Zapatero, le tenait informé de tout sollicitant même son appui voire son aide alors qu'ils étaient "ennemis", s'y prend mal. C'est du travail de Guignol 's Band comme dirait l'autre. Primo, Rajoy a voulu passer en force sur la réforme du droit du travail en infligeant une nouvelle, et cette fois ci brutale régression, tout ça pour un hypothétique retournement de la courbe du chômage sans garantie, donc ça commence mal (et tout ça pour plaire à Merkel en échange de quoi Rajoy pensait qu'il obtiendrait de la souplesse au niveau déficit budgétaire ce qui n'a pas été le cas où à la marge et difficiIlement). Politiquement c'est mauvais. Rajoy aurait dû d'une façon générale rechercher le consensus national ce qui ne l'aurait pas empêcher de nettoyer les écuries comme en Andalousie par exemple au détriment du PSOE mais aussi ailleurs où son propre parti est concerné ou chez les catalans. Deuxio, il aurait dû demander des contreparties à l'Europe concernant la réduction drastique du déficit dans un temps d'ailleurs très court, à défaut de quoi il aurait du, malgré les risques encourus, demander qu'on envisage la sortie de l'Espagne de la zone euro car le taux d'endettement public n'est pas encore rédhibitoire.Pour ce faire le FESF serait venu ou viendrait en renfort du système bancaire espagnol le temps que la sortie soit réalisée.