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Gaëlle Lucas, à Madrid | 24/04/2012, 18:19 - 492 mots
L'entrée en récession de l'Espagne au premier trimestre 2012 n'a surpris personne. Avec un taux de chômage de près de 23%, un système financier qui ne joue plus son rôle de moteur de l'économie, un secteur immobilier en ruine, et des coûts du créditqui augmentent à mesure que croît la crise de la dette souveraine, l'Espagne ne partait pas avec les meilleures armes pour affronter la menace d'une détérioration globale de la situation économique. Ce tableau contraste avec celui mis en avant par un récent rapport de BBVA Research qui souligne l'augmentation de la compétitivité de l'économie espagnole depuis le début de la crise. Ainsi, les exportations ont crû de 9,5% depuis 2009 alors que les exportations françaises ont perdu 1% sur cette même période. De fait, alors que la demande interne espagnole est en berne depuis quatre ans, les exportations représentent désormais 30% du PIB.
Un paradoxe qui s'explique aisément
Comment expliquer alors que l'Espagne puisse afficher un tel dynamisme sur le plan international et en même temps plonger dans la récession ? « Il n'y a rien de paradoxal en cela. C'est la réaction typique d'une économie en crise : on baisse les coûts pour améliorer la compétitivité », explique Rafael Pampillón, économiste à l'IE Business School. De fait, depuis 2008, les coûts de la main d'œuvre ont baissé de 4,2%. « La récente réforme du marché du travail va renforcer cette tendance », estime Pampillón. Dans le même temps, la productivité par employé a grimpé de 11,1%. Mais cette dernière est pour une bonne part la conséquence mécanique de l'augmentation du taux de chômage, qui croît plus vite que ne baisse la production.
Certains analystes considèrent par ailleurs que la crise, sous l'impulsion d'un effet darwinien, n'a maintenu en vie que les entreprises les plus solides, soutenant ainsi la compétitivité. « L'Espagne est entrée dans la crise parce qu'elle avait parié sur des secteurs de faible intensité, comme la construction. Aujourd'hui, la hausse des exportations, notamment celle des biens d'équipement, ainsi que la meilleure productivité montrent que le niveau de connaissances et d'incorporation technologique est plus élevé », complète Pampillón.
Processus lent
Il n'empêche, l'Espagne se trouve "dans un moment d'extrême fragilité", d'après le ministre du Budget espagnol. Cristobal Montoro défendait mardi devant le Parlement la loi de finances de 2012 qui impose des économies de 27 milliards d'euros dans le but de faire passer son déficit public de 8,5% en 2011 à 5,3%. L'objectif est d'autant plus difficile à tenir que le Gouvernement prévoit une contraction de 1,7% du PIB et une hausse du taux de chômage jusqu'à 24,3% de la population active. Les ajustements des comptes publics pèseront également sur la reprise économique. Comme au premier trimestre, l'apport positif du secteur extérieur au PIB ne parviendra qu'à atténuer la chute globale de l'économie. « La compétitivité est un processus lent qui ne peut résoudre en soi la crise espagnole, car l'économie dépend beaucoup de la demande interne », avertit Pampillón.
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Cavaliere a écrit le 30/04/2012 à 13:54 :
En France on s'enrichit avec l'immobilier toujours plus haut, nos PME à l'export ? Non il ne faut pas dépendre des étrangers, acheter des produits d'un pays obsédé par l'immigration...
churchill a écrit le 25/04/2012 à 08:43 :
l'allemagne n'etait pas en bon etat en 2004, les signaux se remettent au vert, ils en ont encore pour 2-3 ans, apres ca ira bcp mieux...
Faire part a écrit le 24/04/2012 à 21:50 :
C'est une Espagne plus compétitive qui est morte ce matin, enterrement demain 14h30 porte d'Alcala, Madrid.
vido a écrit le 24/04/2012 à 19:36 :
Je lisais un très bon papier en anglais qui disait que l'Europe du Sud sera très vite un redoutable concurrent pour l'économie française: ces pays ont fait des réformes pour être plus compétitifs, les entreprises qui survivent se battent comme des lions et produisent avec une qualité maintenant supérieure à celles de beaucoup de PME françaises. En plus les entreprises d'Europe du Sud vont se montrer très agressives à l'export puisque leur marché domestique est en récession. Résultat, la France sera prise en tenailles entre le haut de gamme allemand et le moyen de gamme italien et espagnol. Bref on risque de se faire croquer.
churchill a répondu le 25/04/2012 à 08:44:
c'est fort probable, d'autant que le francais, avant de monter sur le ring contre tyson, il boit une bouteille de rouge et fume un cigare... he ben ca va pas etre facile...
rép à churchill a répondu le 25/04/2012 à 09:31:
Votre harrangue à l'encontre de votre propre peuple me semble bien dure, je ne suis pas sur que les anglais feraient aussi dur à l'encontre de leurs propres concitoyens ni m^me à l'encontre des français, m^me le Sun. Quand au reste vous me semblez masochiste, allez voir la situation de plus près et vous comprendrez, ce que signifie la destruction d'une culture ou d'une civilisation par le capitalisme mondialisé et le capitalisme financier. On vous bourre le crâne et vous semblez satisfit d'avoir été décervelé.Dernière chose, demandez aux français s'ils veulent que leurs salaires soient diviser par deux ou pour les jeunes diplômés par 2 ou 3 ou verra. Les allemands sont dans une position spécifique qui s'explique aisément, e qui ne durera pas c'est évident sauf si les allemands continuent de bénéficier d'un euro à 1.30 usd ce qui est une très bonne parité pour eux, pas pour nous, nous n'accepteRons jamais de devenir les larbins des amerlocs et les sous traitants des allemands.
mat a répondu le 25/04/2012 à 13:59:
et pourquoi le taux de change de l'euro est favorable aux alleamdns et pas à nous ? parce qu'ils produisent dans le haut de gamme alors que nous ne sommes placé que dans le moyen de gamme. De plus alors que nous produisons des produits de moindre valeur, nos coûts salariaux sont plus élevés d'où notre déficit commercial abyssal et l'excédent allemand. Si nous ne voulons pas être, comme vous dites, détruit par le capitalisme financier ( ce qui je suppose singifiei pour vous finir comem l'europe du sud) il faudra prendre des réformes structurelles pour pouvoir nous rapporcher de l'allemagne. Ce sera ça, ou devenir une nouvelle Italie.
Dede a répondu le 25/04/2012 à 14:35:
L'Italie semble mieux se porter que la France ! En tout cas elle semble pouvoir s'en sortir mieux .