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Croissance : comment Hollande va tenter de convaincre Merkel

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Florence Autret, à Bruxelles | 08/05/2012, 17:10 - 664 mots

L'initiative du président français pourrait s'avérer moins consensuelle que ne le laisse penser le débat résurgent en Europe sur la nécessité de définir une nouvelle politique de croissance. La méthode de négociation sera décisive. Les confidences de Catherine Trautmann, la député européenne socialiste, l'une des chevilles ouvrières du mémorandum qui sera proposé par Paris à Berlin.

Qu'il y a-t-il donc dans ce fameux mémorandum européen annoncé fin avril par le candidat socialiste? Les détails du texte restent pour l'instant un secret bien gardé. Seule certitude : le président François Hollande le présentera dans les prochaines semaines à ses homologues européens. « Le dîner informel entre les chefs d'Etat et de gouvernement des Vingt-Sept (qui se tiendra le 23 mai comme l'a indiqué le président du conseil européen Herman Van Rompuy) sera l'occasion d'examiner la proposition française », a expliqué à la Tribune Catherine Trautmann, la député européenne socialiste, dont le « pôle Europe » a nourri le discours européen du candidat Hollande. La chancelière allemande aura la primeur. « Sinon sur l'intégralité, au moins sur certains points, il y aura une discussion préalable avec Angela Merkel », confirme la député européenne. François Hollande se rendra rapidement à Berlin après sa prise de fonction.

Un contexte favorable à une initiative en faveur de la croissance

Pour remplir ses engagements de campagne, le président nouvellement élu court le risque de faire tanguer l'édifice laborieusement construit depuis deux ans, même si le contexte n'a jamais été aussi favorable à une initiative de croissance. « Il y a eu un renversement politique qui lui donne une grande marge de manœuvre », assure Catherine Trautman, pour qui le retour du thème de la croissance « ouvre un espace de discussion qui s'était refermé avec "Merkozy" ».

D'abord la rigueur budgétaire et la juste manière d'analyser les déficits structurels. Ce débat rouvert récemment par le président du Conseil italien, Mario Monti, reste pour l'instant tabou à la Commission européenne, pourtant chargée du contrôle des comptes publics et désormais investie d'un pouvoir de sanction, sinon de censure. Encore plus tabous, « les déséquilibres macro-économiques Nord-Sud » et particulièrement les excédents allemands qui restent un non-sujet, malgré les nouveaux pouvoirs de Bruxelles en la matière.

Une valeur contraigante en faveur de la croissance

Le memorandum doit avoir « un impact sur l'interprétation » du pacte fiscal existant, sur « son complément et l'explicitation » de celui-ci, explique Catherine Trauman. La forme que prendront les mesures de croissance annoncées comme celle de l'engagement de rigueur français n'est pas arrêtée. Martin Schulz, le président socialiste du Parlement européen, plaide pour que ce qui concerne la croissance ait la même valeur contraignante que ce qui a trait à la consolidation budgétaire.

« C'est une discussion ouverte », note la députée. Le « processus » de transposition de la stratégie de croissance « ne sera pas clos en juin », pour le sommet formel des chefs d'Etat et de gouvernement. Mais il est nécessaire que « les sujets soient clairs pour que François Hollande puisse avancer sur la ratification ». « Nous avons aujourd'hui un traité budgétaire, ce qui concerne la croissance doit avoir la même importance et être traité sur le même plan », dit-elle. Quant à l'inscription de l'équilibre budgétaire - la fameuse règle d'or - dans une loi organique, elle pourrait exiger une révision constitutionnelle.

Monétisation de la dette

Jusqu'où ira-t-il sur la substance des ajustements à opérer ? Plusieurs ténors socialiste ont annoncé que la question d'un adossement du Mécanisme européen de stabilité (MES) à la Banque centrale européenne (BCE), ce qui revient à rouvrir le débat de la monétisation de la dette, devrait revenir sur le tapis. Une ligne rouge allemande, sur laquelle l'Elysée s'est cassée les dents l'an dernier. De même, s'agissant des euro-obligations, on est encore loin d'une proposition précise.

Sur le rôle joué par le Banque européenne d'investissement, dont le besoin en capitaux frais est désormais unanimement reconnu et fera l'objet mardi d'une proposition de la Commission européenne, « plusieurs voies restent ouvertes », explique la députée. Enfin, la taxe sur les transactions financières sera aussi sur la table. Sous la forme proposée par la Commission européenne, elle a pourtant été rejetée en avril par le ministre fédéral allemand des Finances comme infaisable même au niveau de l'eurozone. Voilà qui promet de vifs débats à Berlin et Bruxelles pour le nouveau président.

Commentaires

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OUI a écrit le 11/05/2012 à 11:02 :

Mme MERKEL est une femme de bon sens -

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arkooo a écrit le 10/05/2012 à 19:48 :

Competitivité , le mot à la mode . Mais comprenez que derrière ce mot , il y a appauvrissement . La majorité doit accepter d etre plus pauvre et plus precaire pour servir la croissance . Voilà ce qu'est la competitivité . En realité , c'est un probleme d imagination et de creativité . C'est ça qui creer la croissance , pas le travail low-cost .

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arkooo a écrit le 10/05/2012 à 19:45 :

Pourquoi ne pas , à travers l'Europe , lancer un programme d'investissement sur les energies renouvelables et les economies d'energie : l'avantage est qu'il y a un retour sur investissement a moyen ( enconomies d energie ) et long terme ( energies renouvelables ) . Depenser pour depenser ne fera que reporter le probleme . En revanche , des investissements porteurs de futures economies , et createurs d emplois , sont indispensables pour accompagner les reductions de deficits . On ne tiendra pas 5 ans avec pour seule ambition l'austerité .

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gigi a écrit le 10/05/2012 à 11:58 :

hollande doit lui botté le cu si elle reste sur c position comment refaire partir les économie sans croissance n'importe quel C O N c que c impossible ou ont va vite arriver dans le mur avec sarko il ne nous rester que quelques centimétre alors pas le choix ou avec mélenchon ont va tous descendre dans la rue sa va etre vite fait

cire a répondu le 10/05/2012 à 15:23:

bonne idee, on a deja plus d'argent alors utilisons celui des autres pour vivre, jusqu'a quand allons nous vivre au dessus de nos moyen

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philanthrope a écrit le 09/05/2012 à 18:54 :

Il serait bon séparer les actifs du traitement de des dettes nationales (dette européenne), du mouvement de relance qu'il est nécessaire d'impulser. Cela aboutirait à un bon copromis. La relance par des grands travaux d'infrastructure européenne comme tous facteurs capable de relancer le travail, devraient devenir prioritaire. Et de préférence dans la consolidation d'une europe. Le second volet des dettes en cours doit faire l'objet d'un maintien de directives strictes, dans un plan de remboursement.

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Ben voilà a écrit le 09/05/2012 à 18:44 :

Il y en encore pour croire que l'on pourra continuer longtemps à dépenser en frais de fonctionnements (dépenses publiques et assimilées -genre marins de la SNCM-) et non pas en investissements... Bien entendu, l'ensemble de l'Europe va cautionner sans problème cette gabbegie sans fin parce que c'est FH qui va le leur expliquer... Bon courage à tous les doux rêveurs !

Tyler a répondu le 09/05/2012 à 18:59:

Meuh non, ne vous en faites pas... Consolez-vous de l'election du WE dernier: Sarkozy ou Hollande, nous aurions probablement a peu pres la meme chose... Disposant d'une marge de manoeuvre tres reduite (nous avons abandonne notre souverainete depuis bien longtemps en vivant au dessus de nos moyens), FH serait tres rapidement rappele a l'ordre par le marche obligataire si des lubies depensieres deraisonables le prennaient... Qui plus est, j'irais meme jusqu'a dire que FH est plus consensuel, n'a pas "l'usure du pouvoir", passera mieux aupres des syndicats... Dans ces conditions, pourquoi pas! Je suis sur qu'il menera les reformes necessaires et raisonnables, aux antipodes de son programme: il n'aura pas le choix.

Lol a répondu le 10/05/2012 à 10:09:

C'est tout le paradoxe de FH....

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dpr a écrit le 09/05/2012 à 17:54 :

comment superposer these ey antithese il y a incompatilite ????

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marion a écrit le 09/05/2012 à 16:30 :

le chois est simple : s'endetter encore plus pour les non courageux alors qu'on ne peut déjà plus rembourser, donc on plonge, ou être courageux et faire les économies utiles temps qu'il est encore temps. Le reste c'est du pipo ou de la politique, ce qui est équivalent. flamby le dépensier nous emfume à jouer les gentils face à la méchante qui nous prete les sous parce qu'elle est courageuse et qu'elle bosse.

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Corin a écrit le 09/05/2012 à 14:50 :

On en est encore à diaboliser la gauche...!!! Attention les rouges arrivent...!!! Par contre on dédiabolise le FN... Le monde à l'envers

Tyler a répondu le 09/05/2012 à 15:28:

"Le monde a l'envers", pas tout a fait... Le FN devrait effectivement etre diabolise, mais tout autant que l'extreme gauche... Du pareil au meme, ces partis extremistes... Melenchon ou Le Pen, meme niveau... Rien de bon a nous apporter...

Ben voilà a répondu le 09/05/2012 à 18:41:

Effectivement s'il est utile de rappeler sur quel terreau peu glorieux a poussé le FN, il est tout aussi indispensable de rappeler que le communisme a fait bien plus de victimes, et continue d'en faire aujourd'hui... Le parti de Mélanchon et tous ceux encore plus à sa gauche sont à mettre à minima dans le même sac. Pour ceux qui en doutent, il y a quelques endroits ou vous pouvez aller vérifier par vous-même...

Rouges et bruns a répondu le 09/05/2012 à 19:10:

Eh oui, toujours garder à l'esprit qu'en matière de palmarès meurtrier, les rouges sont champions toutes catégories, largement devant leurs principaux concurrents bruns.

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vertmifuge a écrit le 09/05/2012 à 11:23 :

Tout le pipeau des énergies renouvelables mis à mal par le magazine allemand FOCUS.http://www.focus.de/wissen/technik/tid-25719/forschung-und-technik-medizin-wind-wasser-sonne-hokuspokus-fidibus_aid_737360.html et c?est avec ça que l?on veut faire la relance.

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Nein ! a écrit le 09/05/2012 à 10:57 :

Angela, tenez bon ! Ne fléchissez pas ! Et encore merci pour les inestimables services que vous rendez à l'Europe, surtout à la France, même si cette dernière ne le sait pas encore !

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Gilles1 a écrit le 09/05/2012 à 10:43 :

Quelle croissance avec les 35 heures, les jours fériés qui n'en finissent pas (mai), la CGT, des dizaines de milliers de fonctionnaires recrutés en plus de ceux qui se croisent les pouces notamment dans les Collectivités etc. ?

gijo a répondu le 09/05/2012 à 11:32:

ET OUI SI CELA CONTINUE SE SERA LES 30HEURES.AVEC AUBRY AUX COMMANDES.

Lol a répondu le 10/05/2012 à 10:10:

Pierre Laroutourou (ou un truc dans ce genre), préconise effectivement la semaine de 30 heures pour résoudre le problème du chômage. On y croit !:)

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Titou2012 a écrit le 09/05/2012 à 10:34 :

Je constate à peine deux jours après l'élection, que la volonté de F Hollande est déjà beaucoup moins certaine.....il alait dénoncer et réfuser de signer de signer le noueau pacte budgétaire...et votre titre "comment hollande va tenter de convaincre..." courage fuyons pourrait être la nouvelle devise du candidat entrant....

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Positif a écrit le 09/05/2012 à 10:32 :

Le centre gauche (tendance Hollande) a généralement mieux géré que la droite, que ce soit aux Etats-Unis entre républicains et démocrates ou d'autres pays. Donc avant que certains ne s'affolent avant l'heure, laissez le temps minimum requis pour évaluer la politique du nouveau gouvernement. Pour mémoire le précédent s'est totalement trompé dans son analyse en début de mandat et çà a coûté plusieurs dizaines de milliards au moins. Seul Bayrou avait vu juste en 2007 et même en 2002.

Tyler a répondu le 09/05/2012 à 10:44:

Deja si vous voulez comparez les "socialistes" americains ou allemands a un parti en France, comparez les eventuellement a la droite, nous avons un echiquier politique traditionnellement plus a gauche qu'une grande partie des pays de l'OCDE (avec un extreme gauche a plus de 10% au XXIeme siecle...). D'accord pour laisser le temps pour evaluer la politique du nouveau gouvernement; c'est d'ailleurs ce que font les marches. Je ne vois aucune argumentation objective dans le reste de vos propos.

rectification a répondu le 09/05/2012 à 14:28:

et une extrème-droite à 18% 70 ans après Vichy

corin a répondu le 09/05/2012 à 14:46:

On en est encore à diaboliser la gauche... Attention les rouges arrivent !!! Par contre on dédiabilise le FN. C'est le monde à l'envers....

Tyler a répondu le 09/05/2012 à 14:47:

@rectification So what? Je parlais de gestion economique du pays. L'extreme droite en France n'a absolument rien, rien de liberal, au sens economique du terme.

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lézard a écrit le 09/05/2012 à 10:18 :

hollande va plier parce que la croissance n'a pas la même définition des deux cotés de la frontière. la croissance par la dépense n'existe pas. la croissance par la réforme structurelle et la compétitivité est la seule voie possible.l'Allemagne ne paiera pas pour la France à juste titre.

Photoscope a répondu le 09/05/2012 à 13:54:

Merlek va plier parce que les politiques d'austérité telles qu'elles sont appliquées par les pays d'Europe du Sud actuellement (et d'autres, telle que la Grande-Bretagne etc ...) ne font qu'augmenter le chômage et la précarité, cassent les mécanismes internes de ces pays, et au final font augmenter les taux d'intérêts auxquels ils empruntent tout en réduisant leur PIB (et donc la rentrée d'argent). Bref, plus ces politiques sont renforcées, ... moins çà résout le problème ! Qui plus est, l'Allemagne exporte à plus de la moitié vers ces mêmes pays, ce qui ne va pas tarder à leur poser des problèmes ... [ce qui ne nous exempt absolument pas de nos propres problèmes en France, dont les frais de fonctionnement de l'État, auxquels le nouveau gouvernement devra bien s'attaquer un jour ou l'autre !].

Tyler a répondu le 09/05/2012 à 14:19:

@Photoscope: Les politiques d'austerite n'ont pas vocation a creer de la croissance a court terme. Pensiez-vous vraiment voir la GB repartir en pleine croissance a peine 6 mois/1 an apres avoir mene les coupes budgetaires? Il s'agit d'un sacrifice de croissance "artificielle" de court terme pour assainir les finances publiques. Difficile donc de juger de leurs efficacites maintenant, ce que l'on observe etait parfaitement previsible. Pour autant, il faut effectivement qu'elles soient bien dosees: trop d'austerite tue sans doute l'austerite... Mais ce n'est probablement pas le cas en Espagne ou en Italie. Quant a la Grece... son cas est malheureusement desespere, c'etait bien, bien trop tard... Le peuple va sans doute injustement payer au prix fort les 10 annees precedentes d'Etat depensier laxiste (et nous aussi par ricochet)...

marion a répondu le 09/05/2012 à 16:36:

ceux qui ont pris les décisions courageuses n'ont plus de problème comme la suéde, le quebec...ceux qui fuient les problèmes et refusent d'être courageux s'enfoncent. ce n'est pas un problème "d'austérité" diabilisée (ne pas dépenser plus qu'on ne gagne), il n'y a pas de fatalité à la décroissance, il y a des mesures à prendre ou qu'il fallait prendre plus tôt. il suffit en france de s'attaquer à l'énorme dépense publique : état, collectivité, sécurité sociale...pour financer la croissance, pas difficile et trés effeicace.

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leluron a écrit le 09/05/2012 à 10:08 :

Sarkosy est parti et hollande va devoir faire l inverse de c est promesses. Cqfd la rigueur pourra tjrs dire c est la faute a ... qui a vidé les caisses. Sauf qu il n a pas vidé les caisses il a juste du emprunter pour payer les interets de la dette et il n a pas besoin d un audit pour le savoir c est son pote qui préside la commission des finance mdr

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matheo a écrit le 09/05/2012 à 09:51 :

pourquoi l'allemagne devrait elle payer pour la dette de la france quand on voit par exemple que nous avons le double de députés et senateurs,le nombre de communes en gros tout ce qu'il est possible d'economiser sans casser la croissance

Economiste a répondu le 09/05/2012 à 10:35:

C'est nécessaire et important mais ça ne suffit largement pas, c'est tout le tissu industriel, les exportations etc qui tirent essentiellement l'économie. L'analyse de Bayrou était particulièrement bonne par exemple.

matheo a répondu le 09/05/2012 à 11:25:

totalement en accord avec economiste ,mais mon exemple est pour marquer que l'exemple doit venir d'en haut

Gilles a répondu le 09/05/2012 à 11:30:

Bayrou a aussi cautionné toutes les erreurs commises ces 20 dernières années. Il est facile maintenant de passer de l'autre coté. Puisse-t-il rejoindre Sarkozy après les Législatives.

marion a répondu le 09/05/2012 à 16:39:

et ta soeur ! on a la plus forte dépense publique d'europe, et le plus grand nombre d'effectifs. il y a de quoi largement financer un bon plan de relance, on peut diminuer la dépense publqiue de 30 à 40% tout en améliorant les résultats, sans acun problème. on fait fondre la dette, et on créé des emplois, pas compliqué, mais il faut une volonté.

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churchill a écrit le 09/05/2012 à 09:16 :

le francais est tetu; c'est son credo d'adosser la retraite a50 ans et le deficit de la secu a la bce; forcememnt, c'est ca ou... se remttre au travail ( ce qui ne correspond pas du tout a l'exception culturelle)

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Carlier a écrit le 09/05/2012 à 08:58 :

Commencons par réduire la dépense publique, le gouvernement devrait ouvrir un site pour recueillir les idées de réduction et aussi les dépenses inutiles que constatent les citoyens, rien qu en faisant cela, on trouverait facilement des dizaines de milliards et en plus les politiques seraient sous la pression populaire avant d engager des depenses

Gilles a répondu le 09/05/2012 à 11:33:

C'est tout simple : il faut appliquer les préconisations en 2007 de la Commission Attali à laquelle participait d'ailleurs Marco Monti : suppression immédiate des départements et des communes en laissant uniquement des régions (plus grandes) et les comcoms. Réforme de certaines professions : taxis, pharmaciens, notaires etc. Sarkozy avait quasiment tout jeté à la poubelle. Clientélisme oblige : Hollande veut déjà abroger la réformette des Collectivités prévue en 2014/. Encore que d'ici là...La France sera en CCC

Sceptique a répondu le 10/05/2012 à 10:16:

Mais non, FH nous promet de voir la vie en rose !:)

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simple citoyen a écrit le 09/05/2012 à 08:25 :

Donc à peine trois jours après l'élection ce n'est plus "Hollande va imposer" mais "Hollande va tenter d'imposer"... A ce rythme là, il n'y aura plus rien d'ici le week end.

titou2012 a répondu le 09/05/2012 à 10:30:

les promesses des politiques n'engagent que ceux qui les écoutent.....surtout lorsqu'il s'agit de socialistes....souvenez-vous en 1981.....Mitterand avait fait 101 promesses et à peine deux ans après c'était la rigueur....aujourd'hui le délai de grâce sera beaucoup plus court.....les pigeons qui ont voté pour F Hollande vont déchanter rapidement......

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Sceptique a écrit le 09/05/2012 à 06:26 :

En fait, notre nouveau président ne se trouve pas à Paris, mais à Washington. C'est une femme et elle s'appelle Christine. Je sens les lendemains qui déchantent pour les supporters de FH....

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Bastien a écrit le 09/05/2012 à 05:35 :

Il ne se passe pas un seul jour depuis le 6 mai où je ne rigole franchement. Maintenant, lire que la gauche veut relancer la croissance par la dette et monétiser cette dernière, c'est juste croustillant. Ah, je suis bien content qu'Hollande ait été élu ! Chaque jour des éclats de rire ! Cela change de la stupéfaction aux décisions du précédent ...

Gentil@ a répondu le 09/05/2012 à 09:01 depuis un Iphone :

Comme je suis d'accord avec vous ça fait un bien fou d'éclater rire, bref FH a un exemple pour convaincre Angéla de faire de la dette ,moi président je fait des allers retours Tulle Paris en Falcon au lieu de passer la nuit au carlton Paris et de diner au Fouquets !!!!!

Stopblablateux a répondu le 09/05/2012 à 10:24:

Présentez-vous aux élections au lieu de faire des commentaires et supputations vaseux tels des guignols qui n'ont rien d'autre à faire de leur journées ;o))

xyj a répondu le 09/05/2012 à 10:36:

je ne vois vraiment pas la raison pour laquelle notre président n'aurait pas le droit de diner au Fouquets - d'autres ce font livrer par un traiteur des repas aussi copieux , reflechissez donc -

LOUIS a répondu le 09/05/2012 à 10:55:

dure la rancoeur!!!! hein!

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PSllande a écrit le 08/05/2012 à 23:48 depuis un Iphone :

Limportant pour le PS n'a jamais été de trouver des solutions ... mais d'obtenir le pouvoir ... Une fois obtenu il faut y rester ... Il suffit alors de donner à ces électeurs ... cela fonctionne parfaitement en temps "normal" ... cela ne marchera peut être pas en temps de crise ... situation que n'a jamais vraiment connu le PS ... Et ce n'est pas Zerollande qui ça trouver des solutions ... Il n'en avait déjà pas avant l'élection ...

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Tomibiker a écrit le 08/05/2012 à 23:15 :

Ce qui est étonnant c'est que ceux qui nous ont mis dans la faillite, parlent maintenant de croissance, c'est assez extraordinaire, ils pensent que la croissance provient de l'engagement des fonctionnaires, de l'augmentation du smic, des rentes et allocations, ils oublient que l'argent doit venir de quelque part, avec des impôts avoisinant le maximum du supportable une dépense sociale de 56%, il n'y a plus de marge de manoeuvre. En 1983, on dévaluait, cette facilité a disparu, reste l'effort et c'est ce que veulent les socialistes, ils se casseront les dents, car l'Allemagne n'acceptera aucune croissance par la dette ou la monétarisation des dettes, ils se rappellent trop bien de 1923 et 1948. Alors restent à porter la retraite à 70 ans à travailler 40 heures par semaine, à diminuer la débauche de l'apparteil administratif français, si les socialistes avaient la mauvaise idée d'augmenter les impôts, que mal leur en pris, cela réduiraït d'autant plus la croissance du fait de l'émigration et de la réduction de la demande. Ce qui s'est passé a bien été la paresse de l'adaptation de l'appareil de production français aux nouvelles contrainte mondiale comme la concurrence et la compétitivité gros mots pour les socialistes français. L'autre solution reste de sortir de l'euro et de revenir au franc français, ce que feront les Grecs avec la drachme pour dévaluer en enclenchant à nouveau le cercle infernal de la double peine, déficit commercial et déficit budgétaire. L'autre problème repose sur l'assistanant et l'immigration qui rongent le pays, il n'y aura pas de miracles pour les socialistes.

lyon69 a répondu le 09/05/2012 à 01:06:

l'avantage si la Grèce sort de l'euro, c'est que les conséquences seront visibles pour ceux qui préconisent de sortir la France de l'euro ..!!!

Truk a répondu le 09/05/2012 à 01:17:

On a déjà un précédent : la rupture du lien Peso-Dollar par l'Argentine. C'est l'exacte situation d'une Grèce rompant le lien entre sa monnaie et celle des Etats-Unis. Que s'est-il passé ? Et bien l'Argentine, après des années de rigueur, a donc fini par abandonner le peg Peso-Dollar. Ce fut la panique pendant quelques mois. Depuis, la croissance n'a pas quitté l'Argentine, qui a retrouvé ses excédents commerciaux et budgétaires. C'est ce qui arrivera à la Grèce, a priori.

Bastien a répondu le 09/05/2012 à 05:37:

Truk et Tomibiker ont raison. Il y a encore des lecteurs qui connaissent l'économie et c'est tant mieux.

Lol a répondu le 09/05/2012 à 06:18:

@ Truk : et oui, l'Euro va exploser à cause de gens comme vous, qui adorent et vénèrent le socialisme. Plus demeuré en économie, est-ce possible ? Je ne le crois pas !

Truk a répondu le 09/05/2012 à 08:25:

@Lol. Je ne suis pas socialiste, en revanche, je pense que vous l'êtes, parce que la création de l'Euro est profondément anti-libérale. En effet, il s'agit de supprimer la possibilité de fixer la valeur de la monnaie par le marché, pour figer les parités de 17 monnaies entre elles, par décision de l'Etat. C'est une mesure socialiste. Donc, si l'Euro explose, ce sera bien à cause non pas de gens comme moi, mais des ignares et des socialistes qui ont cru qu'ils pouvaient s'affranchir des règles économiques pour un projet idéologique. Vous êtes plutôt dans le cas des ignares.

Tyler a répondu le 09/05/2012 à 10:21:

@Truk Sans etre un inconditionnel defenseur de l'Euro, je pense que votre comparaison Grece-Argentine est contestable. On a bcp lu ca ces derniers mois, et il est vrai que c'est tentant: quitter l'Euro, annuler la dette, ne pas se serrer de trop la ceinture... Certes la crise monetaire qui a touche le Mexique et autres, dont l'Argentine, a fait s'effondrer le systeme de currency board que vous decriviez. Mais les atouts de l'Argentine sont differents: elle a beneficie de la croissance immense de son voisin bresilien, ainsi que de l'explosion du prix des matieres premieres, ce qui lui a permis de se remettre a peu pres sur pieds en 10 ans. La Grece n'a pas/peu de ressources naturelles, et n'a pas de voinsin a la croissance aussi flamboyante... Pas sur que le pays ne sombrera pas dans le chaos si il quitte l'Euro, incapable qu'il sera de s'acheter un baril de petrole... Un article interessant sur le sujet: http://wiredandready.net/2011/10/01/argentina/

marion a répondu le 09/05/2012 à 23:38:

ho la, les garçons, on se calme, réconciliation, vous navet pas vu la commémoration du 8 mai ? supprimer la dette ? la belle idée, et aussi une loi pour supprimer le chomage, le sida..si on supprime la dette, c'est 30% de toutes les économies qui partent en fumée. Quand on est surendetté et qu'on plus on n' a plus de revenus, il n'y a pas de solution miracle si ce n'est de vendre les meubles pour récupérer du pognon. ou jouer au loto, ou envoyer une lettre au pére noel..

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Eleonore a écrit le 08/05/2012 à 22:54 :

La mise en place d'une nouvelle politique implique le durcissement des règles du pacte de stabilité et de nouveaux mécanismes de contrôle, l'article 103 du traité de Maastrich rend impossible toute prise en charge du non remboursement de la dette d'un état membre par ses partenaires européens ou par la BCE et fort heureusement pour les pays vertueux. Le parlement Européen avait envisagé la perspective d'un grand emprunt Européen pour la relance de l'économie, mais la menace d'insolvabilité de certains pays qui avait fait appel au FMI pour des prêts rend totalement illusoire cette solution

Lol a répondu le 08/05/2012 à 23:10:

Mais non, Flamby a la solution ! L'incantation à la croissance !:)

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phidias a écrit le 08/05/2012 à 21:44 :

Entre le point de vue allemand qui est pour la croissance financée par des économies structurelles et le point de vue socialiste français d'une croissance financée par la dette, il n'y a pas de réconciliation possible. Il y aura bien un "growth compact" accepté par l'Allemagne pour que la France ne perde pas la face devant les opinons publiques, mais ce sera avec des concessions de façade, sans réelles portées économiques. L'Allemagne n'a aujourd'hui pas intérêt en termes géopolitiques à soutenir financièrmeent une France qui s'est placée elle-même, par manque de rigueur, entre les mains des créanciers. Elle appliquera la vieille recette qui consiste à maintenir le débiteur la tête hors de l'eau, sans lui donner les moyens de se passer de ses créanciers, dont bien évidemment l'Allemagne, pour assurer ses propres exportations. Hollande s'illusionne sur la nature des relations entre les pays, pour lesquels aucun cadeau ne se fait sans contre partie, et s'il pense que l'ancien trotskiste Barroso reconverti en monsieur bons offices à la tête de la Commission Européenne va l'aider autrement qu'en belles paroles, il se trompe lourdement, car il faut en cette matière d'abord chercher qui paye, i.e. qui tient le fouet, c'est l'Allemagne. Nicolas Sarkozy qui déteste être humilié, l'avait bien compris en mettant ses pas dans ceux de Merckel. Il reste à Hollande a découvrir que le ragout pour bisounours qu'il servi aux Français crédules pendant la campagne, est un genre de truc à ne pas essayer avec des gens sérieux, surtout quand ils tiennent les cordons d'une bourse dont on ne peut pas se passer. Bon cauchemard.

Bastien a répondu le 09/05/2012 à 05:40:

Bien vu Phidias, très bien vu !

@phidias a répondu le 09/05/2012 à 06:42:

l'allemagne est aussi ruinée que les autres (regarde sa dette).et l'allemagne est tout a fait au courant que la bce imprime a tour de bras et que son bilan est supérieur a celui de la fed.qui decide a la bce?la bundesbank

@@phidias a répondu le 09/05/2012 à 08:35:

La BCE imprime à tours de bras, mais la Bundesbank a choisi de se taire, et d'avaler la couleuvre. Ce qui inquiète la BuBa, ce sont les créances qu'elle a sur les autres pays de la zone Euro (logiquement, du fait de ses excédents commerciaux). Si ces pays partaient de la zone Euro, lesdites créances, pfiout ! plus rien !

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Eleonore a écrit le 08/05/2012 à 21:19 :

l'Allemagne nous met en garde elle n'est pas la pour financer les promesses électorales des socialistes,a lancé le ministre et vice président du CDU allemand. La gauche pour financer les mesures couteuses et des promesses électorales ne veut pas signer la règle d'or, demande à renégocier le pacte de stabilité qui oblige les pays à réduire leurs déficis. Il faut atterrir avant qu'il ne soit trop tard

Bastien a répondu le 09/05/2012 à 05:42:

Prends patience Eléonore, ceux qui ont conscience de la situation comme nous ne sont pas dans l'avion qui va s'écraser. Relax, assieds-toi à côté de moi, prends un drink et regarde ce gros appareil se crasher...

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VENUSVENUS a écrit le 08/05/2012 à 21:15 :

A mon avis, la question "Comment faire de la croissance?" n'a plus lieu d'être. En effet, celle ci reviendra d'elle même lorsque les courbes démographiques l'auront décidé. En attendant, la véritable question, c'est de savoir comment vivre sans elle...Cette cruelle situation serait tenable si nous n'étions point gangrénés par les abyssales dettes souveraines. Hollande ne changera rien à notre funeste destin. Ce 8 Mai 2012 est le premier jour de la mise à mort de notre système économique ! Nous allons connaître 3 années terribles dont nous allons tous ressortir appauvri et affamé. Le pain blanc est bel et bien mangé !

Tomibiker a répondu le 08/05/2012 à 23:21:

Le système capitaliste a de magnifiques jours devant lui, comme le montre le monde,sauf l'Europe qui a vécu à crédit en croyant que l'on pouvait financer les avantages sociaux par la dette, les fonctionnaires par la dette, les dépenses de maladie par la dette, et en dévaluant, cette fois-ci la dévaluation est finie et les intérêt sur la dette intenable. En plus de cela l'appareil de production français est obsolète, le smic est trop haut les produits plus concurrentiels, les renault et peugeot concurrencées par les chinoises, les berlines allemandes bijoux de technologie auront toujours de l'avance. Pas de chance pour la france, le luxe ne fait pas vivre, mais ce sont bien les produits industriels qui permettent de dégager une balance commerciale positive ou les services, mais la mentalité française n'est pas de valoriser les nouvelles technologies ou de mettre en avant les riches bien au contraire on les pourchassent on les bannit, on préfère l'assistanat, les rentes et l'épargne, mais c'est bien ce temps qui est révolu.

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sauros a écrit le 08/05/2012 à 19:50 :

Hollande sait qu'il ne renégociera pas le traité comme il l'a scandé durant la campagne. Décréter la croissance cela est aisé mais a quel prix ,mettre de l'argent dans un puits sans fond n'est pas la solution ,le mot de croissance n'a pa la même définition parmis les Européens L'Europe dispose dans ses cartons des travaux de structures ,énergies renouvelables ...ces travaux se ferons sur appel d'offres qui sera le moins disant ,je ne pense pas que les Européens vont en profiter ,mais ce qui est sur c'est que l'on sera encore plus endettés

économie a répondu le 09/05/2012 à 12:07:

relisez un peu les chapitres sur le retour sur investissement. toutes les sociétés privées "s"endettent" parcequ'elle espèrent gagner plus que le taux auquel on leur prète, c'est l'effet de levier. au lieu de publier des incongruités, relisez des classiques et en particulier des livres d'économie.

Tyler a répondu le 09/05/2012 à 13:26:

@economie: L?effet de levier, oui bien sur. Sauf que je fais moins confiance a l?Etat pour investir ?efficacement? (maximiser la rentabilite, en cherchant a repondre au mieux a la demande/a optimiser la creation de richesse) qu?a des investisseurs prives specialises (pour parler prosaiquement, ?c?est leurs tunes, pas celles des autres?. On est tout de suite beaucoup plus attentif a l?emploi des capitaux...). Si l?Etat se trompe dans ses choix, cela peut etre catastrophique: il emploie alors des fonds publics preleves sur des createurs nets de richesse (ce qui bride donc un peu les energies economiques) pour les redistribuer au profit d?agents non-efficaces (i.e. non createur de richesse relle, qui ne survivraient pas a terme sans l?aide de l?Etat. Qui vivent donc "au crochet" des autres). Cela peut generer des effets d?aubaine/situations de rente, decourager la prise de risques et penaliser la creation de richesses, dans la mesure ou les agents economiques, en vue d?optimiser leurs revenus, ne concourrent plus pour maximiser la richesse produite, mais pour s?attirer les faveurs de l?Etat et obtenir le plus de subventions possibles. Cela peut donc egalement generer un fort corporatisme, et les situations de corruption/collusion qui s?en suivent, + decourager les agents economiques (entrepreneurs comme salaries) qui perdent confiance dans les pouvoir publics et les marches... Sans parler du fait que bien souvent, seules des structures de grande taille pourront profiter au mieux des reglementations en question (optimisation fiscale notamment), au detriment de plus petites enterprises. Un avis personnel ici, mais il s?agit typiquement du cancer de la societe francaise, et du climat pourri du business qui y demeure... De plus, je fais peu confiance dans la capacite de l?Etat a s?extraire de ses carcans politiques et partisans. Prenons un exemple volontairement simpliste: un conflit social dans une entreprise privee oppose le dirigeant (+ actionnaires) aux salaries, et les decisions sont a-priori prises sur une base purement economique (cout de main-d?oeuvre, situation du marche/comparaison avec d?autres entreprises, reduction des marges...). La meme situation dans un appareil de l?Etat induit potentiellement d?autres dimensions & pressions, qui peuvent conduire les dirigeants a prendre des decisions sous-optimales (d?un point de vue economique, au detriment des ?actionnaires?, le contribuable et les createurs nets de richesse), afin de preserver leurs potentiels electoraux. Enfin, si il s?agit de s?endetter pour des relances keynesiennes afin de soutenir la demande, on voit ou cela nous a mene... J?userais donc de la plus grande prudence dans l?investissement des deniers publics, et prefererais l?eviter au maximum sauf dans les domaines ou cela est absolument necessaire (domaine strategique/projets non rentables mais socialement necessaires/marche naturellement mono/oligopolistique)... Il me semble aberrant qu?en pleine crise de la dette/crise politique de la democratie, certains proposent d?augmenter encore plus le pouvoir de l?Etat/de contracter encore plus de dettes pour s?en sortir. Reduisons le champ d?intervention de l?Etat/ses depenses et liberons les forces economiques du pays en allegeant les pressions fiscales et reglementaires (ie la croissance au sens allemand, italien, Draghien, scandinave, et bien d?autres...), c?est plutot dans cette direction que se trouve la solution (avis tres personnel egalement...). Cela ne signifie pas pour autant retrait total de l?Etat/tracer un trait sur certains aspects de notre pacte social qui nous sont chers.

Jacques a répondu le 09/05/2012 à 18:19:

La croissance par la relance de l'offre productive et la demande solvable n'est pas impossible économiquement. Il suffit "simplement" de retrouver les équilibres budgétaires non en comprimant les dépenses par une austérité qui nous mène tout droit dans les années trente mais en fiscalisant durement le capital spéculatif. Mais faut alors s'opposer aux Goldman-Sachs et consort... Politiquement, qui osera ?

Tyler a répondu le 09/05/2012 à 18:50:

@Jacques: Pour toutes les raisons que j'ai evoquees plus haut, je ne crois pas en une relance de l'offre productive (ie sponsorisee par l'Etat). Je trouve etonnant de voir que certains considerent que nous pouvons nous permettre de garder le train de vie actuel de l'Etat, compte tenu des realites economiques. Je trouve etonnant que certains considerent qu'on ne puisse optimiser le fonctionnement de l'Etat (encore un exemple pris a la volee, parmi d'autres: comment peut-on pretendre qu'il n'y a pas d'economie a faire, lorsqu'on voit qu'un fonctionnaires est invirable... Franchement, toute entreprise privee peut etre amenee a revoir/adapter ses effectifs un jour ou l'autre pour des raisons de performance ou d'environnement de business, mais pas l'Etat? C'est ridicule...). Je ne sais pas ce que signifie "capital speculatif"... La speculation n'est-elle pas a la base du capitalisme, qui soit dit en passant, a historiquement toujours montre des performances bien superieures aux economies administrees... Quant a GS, ce ne sont certainement pas des enfants de choeur, mais ils ne sont pas responsables de l'explosion de nos depenses publiques: allocations sociales, nombre de fonctionnaires... On peut considerer que le systeme financier est en partie responsable de la crise de 2008 il est vrai, mais les politiques demagos de l'Etat providence-obese ne sont pas a epargner non plus ("on vous promet que vous serez proprietaires", et hop, ils te creent un fantastique marche, les subprimes, qu'ils promeuvent allegrement...). Le probleme se trouve bien dans notre modele sociale etatique, corporatiste et demagogique car intenable...

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