Keynes pas mort : même Standard & Poors le dit

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John Maynard Keynes Copyright Reuters
John Maynard Keynes Copyright Reuters (Crédits : Via Bloomberg)
L'agence de notation souligne l'impact négatif sur la croissance, encore plus élevé que prévu, des politiques de restriction budgétaires. Elle reprend, comme la plupart des économistes, les thèses keynésiennes.

Qui pense encore que la réduction du déficit public peut avoir lieu sans effet négatif sur la croissance ? Longtemps, des économistes dits « néo-ricardiens », ou des banquiers centraux comme Jean-Claude Trichet, on voulu croire en ce que Paul Krugman appelle la « fée confiance ». De quoi s'agit-il ? En renforçant leur confiance en l'avenir, la baisse du déficit incite les consommateurs à consommer et les entrepreneurs à investir, puisqu'ils craignent moins de futures hausses d'impôts, professaient ces théoriciens. Du coup, l'impact négatif de la restriction budgétaire initiale s'en trouve annulé. Mieux : à moyen terme, la croissance est renforcée.

Les Keynésiens crient victoire

Cette thèse, brocardée par Krugman, peu la soutiennent encore aujourd'hui, alors qu'apparaissent clairement les effets des restrictions budgétaires en Europe. A l'opposé, les keynésiens peuvent crier victoire, ils ont raison, eux qui ont toujours mis en garde contre les effets néfastes sur la croissance des plans d'ajustement des comptes publics. Surtout en période de basses eaux conjoncturelles. Même des acteurs de l'économie, dont on ne soupçonnait pas les penchants keynésiens, en viennent à adhérer à leurs thèses. Ainsi, l'agence de notation Standard & Poors a publié récemment, sous le titre « zone euro : nouvelle récession confirmée »  une étude montrant à quel point les multiplicateurs keynésiens sont aujourd'hui importants : à savoir, l'effet de la politique budgétaire restrictive apparaît beaucoup plus élevé que prévu.

Un impact beaucoup plus négatif que prévu des restrictions budgétaires, selon S&P

Les économistes de S&P le soulignent : « ce qui est frappant dans cette crise, depuis 2008, c'est que les ajustements budgétaires ont eu un effet beaucoup plus négatif sur la croissance que ce que prévoyait le Fonds monétaire international (FMI). Par exemple, en Grande-Bretagne, la contraction budgétaire équivalente à 4% du PIB a eu un impact négatif deux fois plus important que ne le laissent penser les multiplicateurs habituels ». Elle a entraîné une chute du PIB de 3,9% sur la période 2009-2011, alors que le modèle du FMI prévoyait une baisse de 1,9%. C'est encore plus flagrant pour l'Espagne. Les coupes budgétaires (3,4% du PIB) ont fait chuter le PIB de 7,1%, alors que le FMI tablait sur une baisse limitée à 1,7%. Sans parler de la Grèce, où les mesures d'austérité, à hauteur de 11,9% du PIB, ont provoqué une chute de 18,1% de la richesse nationale produite chaque année. Avec, en conséquence, une efficacité nulle : la disparition des recettes fiscales liée à l'effondrement de l'activité aboutit in fine à un creusement du déficit que le gouvernement voulait réduire.

Des politiques d'austérité simultanées

D'où viennent ces effets keynésiens d'une puissance inattendue ? «Il y a plusieurs explications » répond S&P. « Les économies des pays développés ont entamé un processus de restrictions budgétaires presque toutes en même temps. Alors que les politiques de consolidationmenées précédemment (au Canada, Finlande, Italie ou Suède) avaient eu lieu dans un contexte de forte croissance mondiale. Dans le cas de la Suède, les exportations ont augmenté de 6,5% par an en moyenne entre 1991 et 1995, au moment des restrictions ».

En outre, souligne S&P, « au début de cette crise, les pays européens, notamment l'Allemagne, ont bénéficié de la demande des marchés émergents. Surtout de la Chine, qui a relancé son économie. Mais ce soutien a pris fin début 2011. » A tel point que les importations des pays émergents, qui avaient grimpé de 10,3% en 2010, ont simplement stagné au cours du premier semestre 2012 (+0,3%).Mais S&P ne dit pas ce que l'Europe devrait faire, aujourd'hui. L'agence qui souligne la faillite des politiques de restriction ne manquerait pas de sanctionner les Etats qui renonceraient à tenter de baisser leur déficit.

 

 

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a écrit le 01/10/2012 à 10:06 :
Y'a pas besoin d'avoir fait des études d'économies pour écrire un tel article, j'aurais pu faire la même chose (les chiffres en moins) il y a pratiquement 2 ans ! Ce n'est pas du Keynésianisme, c'est simplement de la logique. Le problème, c'est que si cette analyse avait été prise en compte en temps et en heure par nos dirigeants de tout poil, on aurait peut-être pu tourner la barre du Titanic. Maintenant, c'est trop tard, et plus le temps passe, moins on a de marge de man?uvre et çà va mal finir.
J'ajoute, pour ceux qui croiraient que je suis partisan d'une dette à tout va, qu'il y a de très bonnes remarques dans les commentaires ci-dessous (par exemple qu'il aurait fallu rembourser les dettes dans les périodes de croissance), et qu'en France particulièrement on est mal barré car on préfère augmenter les impôts à tout va (mais a-t-on encore le choix ?) plutôt que de lancer enfin des réformes structurelles d'économies !
a écrit le 28/09/2012 à 13:09 :
Et ce sont ces agences de notation qui définissent la solidité financiere des pays alors qu'ils font comme en corse pour les élections, revivre les morts ...
a écrit le 28/09/2012 à 12:58 :
Merci à tous d'avoir une vision long terme et pas court terme. Continuer avec ces déficits, c'est mourrir. Les baisser, c'est souffrir mais pour revivre ensuite.
a écrit le 28/09/2012 à 12:38 :
Croissance de consommation ou croissance de production????
Keynes vivait avant la mondialisation donc injection 1$ et en retrouvait 3 a l arrivee maintenant les USA en mette 5 et en retrouve 1....Trouvez l erreur
a écrit le 28/09/2012 à 10:20 :
le dogme sur la croissance part du fait que l'on pose "en principe" que pour maintenir: notre niveau de protection sociale,les depenses de l'etat et du travail aux jeunes(la pyramide des ages) etc..;il faut de la croissance(mini 1% pour la france)
Si l'on accepte que la crise freine ou annule la croissance,il faut raisonner autrement:que souhaite-t-on preserver:notre protection sociale,les depenses de l'etat...etc,puis quel travail à "distribuer"pour la population pour preserver nos priorites
des lors on s'aperçoit que la politique familiale de la france avec augmentation de la population doit etre remise en cause...autre dogme d'etat
sinon on va vers la crise "politique",creation de jeunes chomeurs qui seront plus nombreux a se rebeller demain
a écrit le 28/09/2012 à 9:48 :
Beaucoup on bine resume ce qu'est la pensee keynesienne(relance en periode d'austerite,austerite en periode de croissance) Mais keynes disait egalement que l'etat a un role a joue dans l'economie pour reguler l'economie prive qui est incapable de le faire toute seule. Sans un etat fort yaurait il eu l'arret du travail des enfants en france?L'arret de l'esclavage?Les conges payes etcetc On peut en douter serieusement. Reguler le mache prive qui n'a comme seul interets ses propres interets.A partir de la tout est dit.Tout comme la loi ne permet pas aux citoyens de faire tout ce qu'il veut....Logique,imparable
a écrit le 28/09/2012 à 9:42 :
je retourne la phrase de l'article "Qui pense encore que la réduction du déficit public peut avoir lieu sans effet négatif sur la croissance ?" en "Qui pense encore que l'augmentation du déficit public peut avoir un effet positif sur la croissance ?". La France n'est plus un pays émergent avec une croissance annuelle supérieure à 5%. Toute augmentation de la dette ne résultera qu'en plus de dettes que nous ne pourrons jamais rembourser. Il faudrait que tout euro investi rapport plus que sa valeur, ce qui est tout bonnement impossible pour notre pays avec une dette déjà proche de 90% du PIB. La théorie Keynésienne ça fonctionne pour les pays déjà en croissance, avec une croissance élevée, eux ils ont une chance de pouvoir rembourser la dette qu'ils créent, pas nous!
Réponse de le 28/09/2012 à 10:25 :
Oui, je pense aussi que la recette à ses limites. La dette ne peut augmenter indéfiniment. Néanmoins, la pensée de Keynes (Théorie générale de l'emploi, de l'intérêt et de la monnaie) portait aussi sur la monnaie.
Réponse de le 28/09/2012 à 12:24 :
Et de plus, le truc de Keynes marche encore moins bien si les intérets de la dette passent de 2% à 7% parce que les "investisseurs" n'ont plus "confiance". En gros, rien ne marche vraiment bien. Peut-être une combinaison dévalutation relativement faible (en gros, un peu plus d'inflation, mais les autres ne veulent pas, dommage ...) + gel des dépenses en valeur sur une période de quelques années + rééquilibrage fiscal favorisant les actifs et les entreprises serait le "moins pire".

Dommage pour nous, Super Zayrault choisit la matraque fiscale, et presque rien d'autre. Ce qui ne donnera pas de bons résultats, inutile d'espérer.
Réponse de le 10/10/2012 à 12:32 :
Ma "matraque fiscale", c'est aussi une manière de transformer les "investisseurs" (profiteurs) en "contribuables" (citoyens) ; de faire bénéficier de leurs disponibilités financières l'intérêt collectif et le bien public plutôt que leurs intérêts particuliers.
a écrit le 28/09/2012 à 9:08 :
Je peux me tromper, mais je crois Keynes a en effet dit pour relancer l'économie l'état doit (peut) faire des dettes en y injectant de l'argent, mais il aurait aussi dit que, lorsque l'économie tourne à nouveau de retirer cet argent, ce que beaucoup de pays n'ont pas fait, ou oublier de faire, ces dernières décennies!
a écrit le 28/09/2012 à 3:02 :
Consommer et investir seulement dans une société optimiste ! besoin de determiner
combien de temps résiste le citoyan sans "estimulus" ?
a écrit le 28/09/2012 à 2:15 :
O.n est plus sur une thèse neo keynésienne que sur Di Keynes dans le texte...Scumpeter serait heureux
a écrit le 27/09/2012 à 22:27 :
Ce qui est drôle avec les libéraux de comptoirs ( dans lesquels j'inclus la plupart des journalistes dits économiques de notre bonne vieille tv ), c'est leur propension à ne pas tenir compte de la réalité et notamment celle qui voit depuis 30 ans des politiques de libéralisation se succéder avec le succès que l'on voit aujourd'hui. Mais ce n'est pas grave, il y en a toujours un pour dire que le Véritable Libéralisme ( je mets des majuscules car on est dans la Foi pure et dure ( celle du paluchage de la main invisible) n'a jamais été appliqué. Comme tous les communistes qui répétaient à l'envie que le véritable marxisme léninisme n'avait jamais été appliqué ... avant que les pays de l'Est ne s'effondrent dans les années 90... Pour autant pour en revenir à l'article, l'utilisation de Keynes dans le contexte libéral actuel est ridicule. Utiliser des morceaux de théorie de Keynes en rejetant le reste, c'est comme s'étonner de ne pas pouvoir aller à plus de 20 à l'heure en refusant de passer la seconde...
Réponse de le 28/09/2012 à 9:09 :
C'est ça ! Passons la seconde du keynésianisme, accélérons pour foncer encore plus vite vers le gouffre ! Il n'y a pas eu assez de morts, de destructions, de massacres, au XXe siècle. Pour les néo-marxistes, ceux qui crachent sur leur passé "glorieux" pour essayer de se refaire une virginité, il faut que le XXIe siècle fasse pire.
Réponse de le 28/09/2012 à 9:43 :
Quel rapport entre les massacres du XX eme siecle et le keynesianisme? C comme si on disait que les famines,les guerres en afrique et ailleurs etaient du au neol iberalisme
a écrit le 27/09/2012 à 20:08 :
Le seul problème de ce raisonnement c'est que Keynes est venu prôner sa doxa en 1930-1945 est donc les états étaient encore peu endettés à l'époque sauf pour l'effort de guerre, mais la configuration est complètement différente aujourd'hui. Les états sont surendettés et le keynésianisme ne fait que d'enfoncer encore un peu plus les états européens, car plus un état s'endette dès 90% d'endettement du PNB le taux de croissance décroit, or c'est exactement ce qui se passe, sans oublier les banques centrales qui mettent encore de l'huile sur le feu, jusqu'à brûler les épargnants et les rentiers, c'est en tout cas le choix qu'a fait la BCE et la FED, pauvres de nous.
Ensuite, la règle d'or, qu'il ne faut pas dépenser plus que ce que l'on a en caisse devrait être de rigueur, n'en déplaise aux généreux, ou à l'économiste brillant Jacques Généreux qui nous a fait la démonstration qu'il fallait distinguer le bonne dette de la mauvaise dette, vous savez il y a les bons voleurs et les vilains voleurs, donc à le suivre certains voleurs seraient recommandables, c'est inepte des fadaise de l'économiste de gauche.
En plus de cela, il faut rappeler que seul l'économie européenne et celle des USA sont plombées par une croissance atone et des déficits à n'en plus finir, il est vrai que l'on a fini par croire que Keynes se mangeait à toutes les sauces, mais à la fin la sauce est devenue tellement amère qu'elle a fait vomir le patient, et lui a causé un arrêt cardiaque, le monde se porte très bien, la croissance en Asie, en Australie au Canada on embauche on fait des surplus et le budget est équilibré, cela fait longtemps que Keynes est tombé en désuétude comme Marx et Engel, mais il est vrai les syndicats y croient dur comme fer ainsi qu'un certain Georges Marchais pardon je veux dire le Mélenchon croché en 1917 !
Réponse de le 28/09/2012 à 10:32 :
en effet, la dette est considérable : le moindre problème de confiance des créanciers et c'est le désastre! Si l'on veut encore croître la dette, il faut soit s'autoriser la création monétaire, soit des contraintes considérables sur les détenteurs du patrimoine...
Réponse de le 10/10/2012 à 12:40 :
Lesquels détenteurs du patrimoine n'ont cessé d'augmenter celui-ci ces dernières décennies, au détriment de l'intérêt collectif (par la baisse de la pression fiscale). Ce ne sera qu'un juste retour des choses.
a écrit le 27/09/2012 à 20:04 :
Tous ces pseudos économistes à deux francs qui nous disaient qu'un point de dépense public en moins c'était 1 point de croissance en plus !!! La réalité est là , c'est vrai quand comme en Allemagne ou fait cela quand les pays voisins voir le monde se gave de subprime et achète vos bagnoles de luxe a gogo ... Mais quand tous le monde fait l'austérité publique ... et bien le privé trinque aussi ....
Réponse de le 28/09/2012 à 9:45 :
perso, en France, je n'ai encore jamais vu un point de dépense publique en moins, mais je ne demande qu'à voir!!
a écrit le 27/09/2012 à 19:22 :
Les résultats espérés de la gestion de la crise ne sont pas au rendez-vous, quelle surprise!
Réponse de le 28/09/2012 à 7:42 :
Se tromper est humain ; persévérer est diabolique..
a écrit le 27/09/2012 à 19:04 :
Lancer la construction d'un pont utile en employant des chomeurs et payé à crédit , çà ne relance pas l'économie, ça permet de passer un cap et c'est utile. Financer 500 000 fonctionnaires de trop, payés pour moitié en diminuant le pouvoir d'achat d'aujourd'hui et pour moitié en diminuant le pouvoir d'achat de demain, ç'est un transfert de pouvoir d'achat, ça ne relance rien, mais çà hypotheque gravement l'avenir et provoque la recession: l'inverse de ce qu'il faut faire.
Réponse de le 27/09/2012 à 19:20 :
Un pont utile, ça relance effectivement l'économie. Mais comment savoir s'il est réellement utile ? En le confiant au secteur privé, sans aucune subvention : s'il est rentable (donc utile), les investisseurs le financeront.
Réponse de le 27/09/2012 à 19:58 :
En ce moment les investisseurs privés ... ne financent rien ....
Réponse de le 10/10/2012 à 12:42 :
si l'on écoute "Petit complément", toutes les start-up débiles financées par le Privé ces dernières années (et pour la plupart crashées en phase décollage, voire encore sur le tarmac) seraient "utiles" (voire rentables ?).
Pourquoi les investisseurs privés seraient-ils plus intelligents, voire prescients, que les investisseurs privés ?
a écrit le 27/09/2012 à 19:04 :
Ne tirez pas sur Keynes, car les politiques qui ont été conduite en son nom trahissent sa pensée: Keynes dit: en cas de récession, il faut que l?État fasse des INVESTISSEMENTS, et globalement une politique de relance au pris d'un endettement...MAIS quand la reprise est la, alors il faut que l?Etat se désendette avec un surplus primaire OR ce second volet n'a pas été mise en place par des gouvernements incapable d'assumer le coût politique de cette réduction de la dépense public. Résultat une montagne de dette (du avant tout à des dépenses de fonctionnement! un comble pour keynes...). Bref on est très très loin d'une certaine gauche marxisante...
a écrit le 27/09/2012 à 18:36 :
Comment peut-on continuer a croire que ce que l'ont fait depuis 20ans deja peut fonctionner. Comment peut-on croire qu'en s'endettant jusqu'au cou pour financer des choses qui ne servent a rien on regle le probleme. Qui paye? Ou trouve-t-on le financement pour ces relances? Par l'impots? des impots et encore des impot donc on tue les entrepreneur createur de vraie richesses... Cet article montre une fois de plus le panchant tres socialiste voire communiste du journalisme francais. Et au fait, relisez bien le rapport de S&P, il ne dis a aucun moment que les theorie Kenesyenne fonctionnent. Il dis juste que les restriction budgetaire necessaire bloque la croissance par le fait que les impots montent et que du coup les investissements baissent... Dans leur rapport, il n'est jamais dis que Keynes c'est mieux, il disent juste que trop de restriction c'est mal... Mais comme d'hab, les socialos tirent ce qu'il veulent a leur sauce pour tenté de demontrer qu'ils ont raison meme si eux-meme savent qu'ils ont tors!
a écrit le 27/09/2012 à 18:32 :
L'agence S&P voudrait, elle aussi, gagner sa statuette guignolesque ? On peut se le demander au vu de la bêtise crasse de certains propos rapportés dans cet article. Sont-ils vrais, au moins ? Par exemple, quand le PIB baisse de 7% tandis que le budget public ne recule que de 4%, nous sommes en présence d'une expansion budgétaire et non d'une contraction. Alors que se passe-t-il en réalité ? Le phénomène est relativement simple à observer : les prétendues restrictions budgétaires ne s'accompagnent pas des indispensables baisses d'impôts équivalentes. Partout où le collectivisme domine, les secteurs privés, seuls créateurs de richesses, sont durement châtiés par les politiciens, supportant des hausses de taxes insensées, tandis que les secteurs publics ou subventionnés, totalement improductifs mais principaux clients électoraux de ces mêmes politiciens, connaissent des réductions en proportion beaucoup plus faibles, à peine des égratignures. Pour preuve, les cas grecs et espagnols (sans parler de la France qui fonce vers le gouffre à grandes enjambées) sont révélateurs de la profonde injustice sociale du traitement inégalitaire qui consiste à favoriser le secteur public aux dépens du secteur privé. Savoir quoi faire est tout aussi simple : il s'agit d'abord d'équilibrer les budgets des Etats par des coupes exclusivement concentrées sur les secteurs publics. 100% de l'effort d'équilibre doit être imposé au secteur public : ce n'est que justice puisque ce secteur profite de 100% des déficits, notamment pour s'offrir des salaires et des avantages sociaux scandaleusement confortables. Mais surtout, il s'agit de faire reculer massivement les impôts et les charges payées par le secteur privé. C'est à ces deux conditions que la crise prendra fin. Cela implique que les Etats providentiels obèses abandonnent des pans entiers de l'activité économique pour se concentrer sur leurs missions régaliennes (police, justice, armée). Le secteur privé investira immédiatement les activités économiques libérés et la croissance reviendra, plus forte que jamais. Alors, il sera temps de rembourser les dettes publiques héritées du passé collectiviste des pays européens. Nul besoin de faire appel à Keynes, ce mauvais économiste dont les thèses fausses et absurdes ont mis le monde dans l'impasse. L'économie, la vraie, ce n'est pas compliqué : il suffit de voir (ce qui, parfois, ne se voit pas) puis de vouloir.
Réponse de le 28/09/2012 à 0:39 :
Vous semblez, effectivement, en matière d'économie, devoir être redevable du titre de "roi des guignols"...
a écrit le 27/09/2012 à 18:30 :
Les Keynesiens sont comme les Marxistes des adeptes de croyances dogmatiques en désuétude uniquement a cause des dégats qu'elles ont causés mais qui ont eu un tel succès qu'ils ne peuvent se résigner au déclin. Les agences de notation n'ont elles pas de croyance, leur travail consiste a évaluer la sante des sociétés et des pays, pas de prévoir l'avenir. Si on déduit l'avenir d'après leur note c'est comme si on prédisait pour demain le temps qu'il a fait aujourd'hui, on a effectivement 70% de chances de tomber vrai mais cela n'a aucun interêt pour sortir de crise, puisque justement on agit pour que demain ne soit pas comme aujourd'hui.
Les économistes sont des hommes, leur logique est soumise a leur subjectivité humaine. Dans un monde assez prévisible et organisé il est long et difficile de changer les choses, mais l'homme a une appétence pour le paradoxe (David battant Goliath, les fleurs qui poussent sur le fumier etc.. ) et dans le genre paradoxe Keynes a atteint des sommets, dépenser plus pour gagner plus, c'est un concept qui frappe les esprits, mais les concepts intellectuels séduisants ne sont pas pour autant des vérités, même quand ils sont enseignés dans les universités et répétés par la presse.
Réponse de le 27/09/2012 à 22:11 :
La croyance ne fait pas la croissance. Les positions dogmatiques sont en effet un déni de réalité. Nous seront tous mort, il avez raison, Mr Keynes, qui a tout de même apporté beaucoup d'idées à son époque. Mais dépenser pour trouver la croissance, c'est la recherche du graal qu'on ne trouvera jamais. Mr Smith (bien mort aussi) et sa main invisible, ne l'oublions pas. Il faut retrousser les manches pour mettre ces mains en marche et puis nous créerons de la richesse au lieu de la "croissance".
a écrit le 27/09/2012 à 18:15 :
Les prémisses sont fausses, car si l'état devait être le moteur de l'économie, il y a un problème or, c'est exactement ce qu'a fait l'état vivre au-dessus de ses moyens en créant une gigantesque dette qu'il n'arrive plus à payer et qui est l'une des causes de la crise actuelle. L'état doit se concentrer sur ses tâches régaliennes et ne pas s'occuper de ce que l'économie peut faire mieux que l'on se rappelle aux nationalisations au désastre du crédit lyonnais. Ceci dit Keynes c'est terminé depuis longtemps, la crise vient d'un surendettement des états or, c'est justement Keynes qui prônait un ajustement de la demande par l'état or, c'est exactement ce qu'a fait la France on en voit le résultat, l'Allemagne a fait exactement l'inverse une augmentation de l'offre, ce qui lui vaut d'engranger une moisson sans précédent, on voit que l'état joue avec le feu et Keynes a été brûlé, mais les Français y croient toujours et bien qu'ils s'enfoncent encore plus, et ce n'est que le début.
a écrit le 27/09/2012 à 18:09 :
Les libéraux vont forcément critiquer cette analyse. Forcément, quand une analyse est intelligente, à la différence de la leur, ceci les dérange car reflète leur niveau intellectuel. !
a écrit le 27/09/2012 à 18:03 :
ah, les keynesiens crient victoire? d'avoir ft des plans de relance quand ca allait, et d'avoir jete l'argent public par la fenetre ( en expliquant que ca sera finance par personne)? he ben on voit le resultat..... krugman est bon pour les analyses, mais quand il suggere de construire des routes et des ponts qui ne servent a rien pour donner du travail au gens, on peut serieusement s'interroger...
a écrit le 27/09/2012 à 17:38 :
Tiens la finance prone le keynesiannisme....Apres avoir prone le neo liberalisme,ils se rendent peu etre compte qu'une fois tout les citoyens tondus,se seront eux les prochains tondus.
30 ans des theories de hayek,friedman et consort de la pensee neoliberal,on voit le resultat.A contrario les 30 glorieuses c'est sous la pensee keynesienne
Réponse de le 28/09/2012 à 9:50 :
vous parlez de l'état qui s'endette sans compter, sans réfléchir, en période de croissance et qui s'aperçoit 30 ans plus tard qu'il aurait mieux fait d'équilibrer son budget afin de pouvoir passer la crise aujourd'hui?

Pas certain que ce soit du keynésianisme... plutôt une perversion de Keynes!
a écrit le 27/09/2012 à 17:30 :
Je sais que sommes ici en France tous keynésiens. <Mais, un pays ne peut être perpétuellement en état de relance keynésiennes! Et puis il faut pouvoir la financer. La réductions des budgets d'états qui aurait eu un effet multiplicateur est indéniable; mais le sur-endettement des ménages privés, les diverses bulles immos (espagne / irlande) et les conséquences sur la consommation ne sont pas à attribuer aux dépenses étatiques. La théorie de Keynes est intéressante mais dans le discours populaire, c'est l'unique base économique bien trop pauvre du peuple. Du moins en France. L'effet multiplicateurs sur la réduction et simplificiation des réalités économiques à travers la théorie de Keynes des uns et des autres n'a pas encore été étudier. La théorie du troupeau keynésien et le déclin d'un pays. Je l'attends!

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