La Grande-Bretagne, royaume de la flexibilité absolue

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Le journal The Guardian a révélé que la chaîne de magasins Sports Direct employait 20.000 personnes en contrats zéro heure / Reuters
Le journal The Guardian a révélé que la chaîne de magasins Sports Direct employait 20.000 personnes en contrats "zéro heure" / Reuters
D'après une étude publiée ce lundi, la Grande-Bretagne compterait un million de travailleurs précaires employés via des contrats "zéro heure". Ces contrats, qui ne stipulent pas le nombre d'heures effectuées par les salariés, permettent aux entreprises de recourir à leurs employés uniquement lorsqu'elles en ont besoin. Le journal The Guardian accuse la chaîne de magasins Sports Direct, et même la famille royale, d'en abuser.

Le chiffre donne le tournis aux Britanniques. Dans une étude publiée lundi 5 août, le Chartered Institute of Personnel and Development (CIPD) affirme qu'un million de personnes seraient employées via des contrats "zéro heure" au Royaume-Uni. Soit 3 à 4% de la masse salariale du pays. Les chiffres avancés par le CIPD, une association spécialisée dans les ressources humaines, est quatre fois plus élevé que celui calculé, en 2012, par l'Office national des statistiques. 

Les "zero hour contracts" permettent aux employeurs de faire travailler leurs salariés à la demande, en fonction des besoins de leur entreprise. Les signataires peuvent ainsi travailler à temps plein durant une semaine et seulement quelques heures la semaine d'après. Les employés sont censés être disponibles dès qu'on les sollicite. En revanche, ils ne sont payés qu'en fonction des heures effectivement réalisées. Ils peuvent donc se retrouver sans aucune ressource à la fin du mois s'ils n'ont pas été sollicités par leur patron.

Des contrats plébiscités par les grandes entreprises

D'après l'étude réalisée par l'association, 19% des entreprises emploieraient au moins une personne via ce type de contrat. Sans surprise, les secteurs les plus concernés sont l'hôtellerie, la restauration et les loisirs, mais ils sont aussi utilisés dans l'éducation et la santé. Les signataires sont majoritairement âgés de 18/25 ans et de plus de 55 ans. Plus l'entreprise est grande, plus elle est susceptible de recourir à ces contrats. Un quart des sociétés dépassant 250 salariés recruteraient au moins une personne sous ce statut, contre 11% pour les autres.

Selon le CIPD, les salariés en "zéro heure" travaillent en moyenne 19.5 heures par semaine. 38% d'entre-eux dépassent les 30 heures et se décrivent comme "employé à plein temps". Parmi ceux qui affirment travailler "à temps partiel", 38% aimeraient effectuer des heures supplémentaires.

"Ces contrats, utilisés à bon escient, fournissent aux employeurs et aux salariés plus de flexibilité (...) Cela peut permettre aux parents de jeunes enfants (...) d'adapter leur travail à leur vie familiale. Cependant, cela peut être un inconvénient pour ceux qui n'ont pas assez d'heures de travail et de revenus", a commenté Peter Cheese, le président de la CIPD, qui regroupe des professionnels des ressources humaines, souvent soucieux de la flexibilité de leur entreprise...

D'autres pays d'Europe concernés

D'après une étude publiée par Bruxelles en 2006, 25% de la main-d'oeuvre européenne est employée via des contrats dits "atypiques" : contrats "zéro heure", travail intermittent, intérimaire, freelance. Selon l'Observatoire européen des conditions de travail, aucune disposition légale n'oblige les employeurs britanniques à fournir des heures de travail aux salariés employés sous des contrats "zéro heure". En Europe, la Grande-Bretagne, l'Autriche, l'Estonie, la République Tchèque, Malte et la Norvège sont les pays les plus friands de ce type de contrat.

D'après l'Observatoire, ces contrats sont très plébiscités dans les commerces de détails en Grande-Bretagne. Pas étonnant donc que The Guardian ait révélé, le 28 juillet dernier, que la chaîne de magasins Sports Direct employait... 20.000 personnes via ces contrats. Un chiffre mal tombé, alors que le journal rapportait le 18 juillet dernier que la chaîne allait verser, cette année, 100 000 livres de bonus à ses employés à temps plein. "C'est très étrange qu'une société distribue, d'un côté, de tels bonus à ses employés et qu'elle traite les autres d'une manière totalement diffférente", a critiqué Alison McGovern, une parlementaire du parti Travailliste qui milite pour la diminution des recours aux "zéro heure".

Sports Direct n'est effectivement pas le seul à en abuser en Grande-Bretagne. Le 30 juillet dernier, The Guardian a également révélé que la famille royale britannique employait, chaque été, 350 salariés en contrat "zéro heure" pour accueillir les visiteurs dans son palais, ouvert durant la période estivale. Buckingham demande même à ses employés de ne signer aucun contrat dans d'autres entreprises sans son autorisation. Un porte-parole du palace a cependant déclaré que les employés étaient prévenus un mois à l'avance de leur planning pour qu'ils puissent organiser leur emploi du temps.

La France aussi... officieusement

Ces contrats ultra-précaires n'existent officiellement pas en France. Dans l'Hexagone, un salarié à temps partiel doit travailler au moins 24 heures par semaine. Cependant, cette durée peut être allégée pour les étudiants ou en fonction des accords signés dans certaines professions. Les intermittents du spectacle peuvent ainsi être appelés à travailler intensément durant une période avant de se retrouver au chômage pendant plusieurs mois. Ils disposent donc d'un régime spécial, qui leur permet de toucher des indemnités chômage plus facilement que les autres salariés.

Dans d'autres secteurs comme la restauration ou le journalisme, des personnes peuvent être employées à la journée en fonction des besoins des entreprises (saison estivale, arrêt maladie...). Si à la différence des Britanniques, ces salariés n'ont pas signé de contrat "zéro heure", ils doivent officieusement se tenir prêts à travailler au dernier moment au risque de se faire à force piquer la place par un concurrent plus disponible.

 

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Commentaires
a écrit le 07/08/2013 à 9:26 :
le temps des serfs est revenu
a écrit le 06/08/2013 à 23:23 :
Cette flexibilité n'est pas un élément de performance économique. Ce ne sont clairement pas ces emplois qui créent le plus de valeur ajoutée, pas ceux qui dopent l'économie. En revanche, c'est un traitement pragmatique de la précarité de l'emploi. En France, on préfère enfermer les chômeurs dans l'assistance, de honte peut-être qu'un nécessiteux s'abaisse à accepter un contrat à la journée?! La politique sociale française est menée par des énarques, pas par des travailleurs.
a écrit le 06/08/2013 à 19:26 :
Peu importe le type de contrat de travail et le temps de travail, si a la fin du mois on a gagne de quoi se loger se nourir se loger et offrir a ses enfants de bonnes condtions de vie, les anglais ont peut etre trouver la bonne methode.
a écrit le 06/08/2013 à 17:49 :
Kleenex, Kleenex, ouvriers Kleenex...Que du BONHEUR!!! on est pas prêts de s'en sortir et de travailler avec un salaire décent qui nous permette de vivre.....
a écrit le 06/08/2013 à 16:27 :
Quand je vois certains commentaires ça me laisse sans voix... Les mechants anglais ultra capitaliste ont un contrat de travail precaire, le scoop! Sachez mesdames et messieurs les chomeurs qu'en Angleterre ce n'est pas du tout comme en France le cdi n'existe pas, on peut se faire ejecter à n'importe quel moment ce qui fait qu'il est relativement facile de trouver un boulot (eh oui la consequence est que le vilain tortionnaire de patron anglais n'a pas peur d'embaucher contrairement au Français qui lui, une fois l'embauche definitive, ne peut plus se séparer d'un salarié sans perdre beaucoup d'argent). Par ailleurs profitez bien des allocations chomage car quand nous n'aurons plus la capacité de vous les verser rira bien qui rira le dernier... D'ailleurs je suis persuadé que beaucoup retrouverons du boulot à ce moment là comme quoi quand on veut on peut...
a écrit le 06/08/2013 à 15:35 :
@out (maybe soon in): Les TSALRD´allocs vous saluent bien bas, avec respect. Et la gauche aussi. Mais il y a aussi des TSALRD´allocs á droite.
a écrit le 06/08/2013 à 14:48 :
avec un tel modèle les libéraux vont être contents les stats du chomage sont forcément meilleures en en GB qu'en F sinon c'est à ne plus rien n'y comprendre quand au sort des salriés no comment. Voilà un modèle que notre chère Europe néolibérale pourrait promouvoir
a écrit le 06/08/2013 à 12:52 :
ces anglais sont tellement plus pragmatiques . Les traînes savates à la recherche d' allocs , cultivés par la gauche ( des électeurs ) , ça ne vaut pas une tasse de thé !
a écrit le 06/08/2013 à 12:51 :
Bonjour, non il faut dire le pays de l'exploitation de l'homme.... Les riche doivent être très riches et les pauvre très pauvre, il ne faut surtout pas que cela change.... Après tout les pauvre sont heureux d'avoir du travail, vous ne voulaient pas en plus leur donner un bon salaire.... Comme on dit la bas , si ils sont pas content, il ons qu'a immigré..... Je plaint les pauvre gents dans se pays.... Après tout rien n'a changer depuis l'immigration en masse des Irlande au 18 et 19 siècle....
a écrit le 06/08/2013 à 11:58 :
Tous les pays ont sous une forme ou une autre des salariés jetables. Même en France. Le libéralisme, et que dire du néo-libéralisme, c'est cela, un maximum de gens précaires, en passe de le devenir et sous pression, pour que ceux qui sont aux manettes confortent leur pouvoir. Moins le travail est payé, moins il y a de travail et plus les riches prospèrent. Il en a toujours été ainsi, jusqu'à ce que l'équilibre se rompe et qu'un nouveau point soit trouvé. Ensuite les générations passent, oublient et le cycle recommence.Mais ce sera de plus en plus difficile de se faire entendre et de réagir au vu du flicage, de l'espionnage, des contraintes règlementaires et du resserrement des libertés que nous subissons. No future.
a écrit le 06/08/2013 à 11:49 :
les anglais feraient mieux de venir s'installer en Dordogne, habiter en HLM, toucher le RSA, manger aux restos du coeur...
a écrit le 06/08/2013 à 11:39 :
c'est selon certains, laisser porter le risque de la variation d'activité....

Aux salariés les fluctuations de salaires et aux patrons la constance des bénéfices....

Imaginons un seul instant que nous acceptions une baisse généralisée de 20 % de nos revenus pour que la france devienne le pays le plus compétitif d'europe.... Et ensuite, croyez vous que nos voisins resterons sans réagir ?

Et si nos voisins acceptent 25 % de baisse des revenus pour redevenir compétitifs, devront nous ensuite accepter 30 % ?

Jusqu'ou irons nous avec un tel système ?

a écrit le 06/08/2013 à 11:33 :
Bienvenue au pays de Dickens !
Cela montre en tout cas que les grands groupes n'ont jamais assez de flexibilité. C'est loi loi du j'en veux toujours plus pour toujours moins.
La loi du profit maximum veut que leur objectif final soit le travail non rémunéré (comme on avait pu le voir en France avec le scandale des stages non rémunérés à rallonge dans les années 90).
a écrit le 06/08/2013 à 10:51 :
chez nous en France il longtemps que ceci a commencer , avec les mi-temps puis les quart de temps, comme beaucoup de femmes de ménages qui font les bureaux, ses personne nous les voyons jamais travailler et pourtant, les lieux sont propre le matin. et elle ne font peut qu?une heure de travail chaque jours pour un employeur, mais en ont surement plusieurs????
d'autre travail pour des prestataire de services , cela et plus régulier pour elles, et ont aussi pour un salaire plus constant
a écrit le 06/08/2013 à 10:46 :
Mieux veut 1 million de travailleurs, même précaires, que 5 millions de chômeurs sans compter les 1.300.000 de RSA dont les 2/3 RSA sans aucune activité. Sans même parler des futurs emplois "parkings" dits d'avenir essentiellement dans la fonction publique ou les assos bien pensantes. la GB ce sont d'autres choix que les jeunes diplômés Français, notamment dans la finance et l'informatique apprécient, car eux pensent surtout à leur carrière, pas à pantoufler ou attendre un bel emploi en CDI.......au SMIC.
a écrit le 06/08/2013 à 10:35 :
L'argument selon lequel les personnes peuvent gérer leur vie de famille est vraiment spécieux... Quel vrai choix ont ces personnes sur leur horaire de travail, dès lors que l'employeur les appelle quand il veut. Où est la liberté de refuser, quand on risque de crever de faim parce qu'on a rien d'autre ?!
a écrit le 06/08/2013 à 10:20 :
Les journaliers sont de retour...
a écrit le 06/08/2013 à 10:19 :
Et oui, il faudra de toute façon adapter notre façon de faire de revoir tout le Social à la Baisse aussi sans parler stopper certaines aides et abus. C'est hélas la réalité tout cela pour sauver "les meubles et la maison France" que cela nous plaise ou pas! Si nous faisions cela durant 10 ans nous récupérions notre compétivité et une baisse du chomage avec de vrais emploies. Enfin tout est à revoir dans ce pays; Pour ne plus avoir de hausse d'impôts et surtout ne plus emprunter, et avoir des emplois. Et arrêtons de faire fuir le riches, les riches cela entraines toute la masse du peuple vers un certain niveau de vie.
Réponse de le 06/08/2013 à 11:18 :
ça, c'est un fantasme très à la mode..... le constat général est plutôt qu'on se casse la figure et qu'on va droit dans le mur.... et la meilleur preuve en est... l'Angleterre....
à un moment, il va falloir se poser les bonnes questions....

chez nous, il y a 6 millions de chômeurs....(dont une partie travaille à temps partiel.... déjà.. figurez vous... et 400 000 emplois disponibles....dont 200 000 de "petits boulots en restauration ou autre...."... les 200 000 autres n'étant pas pourvus pour cause de... formation pas adapté

alors les fantasme des p'its boulots..... ça sert à se donner bonne conscience quand on a un job en cdi bien payé..... et qu'on se trouve d'une certaine manière hors de capacité à regarder les choses.... comme elles sont....

quand à votre social... vous êtes le premier certainement à sortir votre carte vitale à la pharmacie... avant votre porte monnaie.... le premier à bénéficier de crèche municipale, à profiter des réductions d'impôts.... éventuellement des allocations familiales.... etc etc etc......
a écrit le 06/08/2013 à 10:19 :
Au fond, ca vaut sûrement mieux que le chômage assuré !
a écrit le 06/08/2013 à 10:12 :
L'interim est très développé en France, beaucoup moins en Angleterre, où les "intérimaires" contactent directement les sociétés clientes. La société SportsDirect employait apparemment beaucoup de gens en intérimaire, probablement du au fait que cette société était en faillite et ne pouvait pas légalement s'engager à employer des gens en CDI. Mais c'est si facile de prendre cette société et de généraliser à toute l'Angleterre en donnant un chiffre de 1 million, histoire de bien faire peur. Bouh voyez comme c'est pas beau en dehors de France. La vérité c'est que le marche de l'emploi en Angleterre est très dynamique/flexible, pas plombé par une masse de béton comme en France. L'Angleterre redémarre elle; en France, c'est seulement dans les rêves éveillés du président.
Réponse de le 06/08/2013 à 10:24 :
Le chiffre de 1 million vient de la presse anglaise et fait peur aussi aux anglais. Etes vous candidat a un contrat zero heure?
a écrit le 06/08/2013 à 10:12 :
que les gens qui se réclament d orientation politique, ou y a qu a bosser, goûte a ce type de traitement et après on verra, on travail pour manger et non l inverse
Réponse de le 06/08/2013 à 10:38 :
Effectivement, lulu, ça vaut mieux que le chômage...
a écrit le 06/08/2013 à 10:10 :
Oui, sans tomber dans cela, il faudra hélas au moins pour un temps, revoir à la baisse tous les acquis sociaux, et autres choses revoir notre Social à la baisse de 20 à 30% d'une manière intelligente. Pourquoi, Pour que les entreprises ne sombre pas, pour sauver le potentiel proche future des emplois ,pour la compétitivité des entreprises Française et exportations, (sans parler la baisse massive des dépenses du pays...), oui tous cela durant 10 ans pour nous sauver tous.
Réponse de le 06/08/2013 à 10:17 :
Personne n'acceptera ça en France et moi la première !
Réponse de le 06/08/2013 à 10:52 :
A TC : personne n'acceptera ça en France........maintenant, mais demain vous n'aurez sans doute plus le choix, car tous les jeunes diplômés qui se barrent en GB au Canada, aux states ou en Allemagne, ne payant plus de cotisations sociales pour les assistés Français qui attendent tout de l'Etat Providence, le système d'assistanat social que vous connaissez aura vécu.
Réponse de le 06/08/2013 à 11:24 :
c'est assez curieux votre manière de voir....... vous croyez que c'est quoi l'intérim en france, avec des contrats de 1 deu ou trois jours, parfois..... c'est la même chose...... en allemagne aussi, pays qui "va bien"... les minijobs sont légions.on parle de 4 à 5 millions.....

de la à penser que certains, ceux qui ont un vrai job à temps plein, vivent sur le dos des pauvres!!!!!!!!!!!
a écrit le 06/08/2013 à 9:59 :
Vous devriez aller voir aussi du côté des employé(e)s à domicile chez nous, en France...
Ce secteur ne possède d'ailleurs une Convention Collective (BAD) que depuis le 21 mai 2010...
Vous constateriez que la précarité est là aussi de règle: heures de travail non remplacées en cas de décès ou d'hospitalisation d'un patient (donc diminution de salaire), impossibilité de prendre le congé d'été de 4 semaines (pour cause de remplacement), salaires très bas et non-revalorisés en fonction de l'évolution du coût de la vie, grille de rémunération en dessous du smic, double Convention Collective avec celle du Particulier Employeur (moins avantageuse (avec heures de travail du dimanche seulement majorées de 25% alors que 45% dans BAD) etc...
C'est donc une tendance lourde et une régression forte de la situation salariée en France et en Europe, prônée depuis si longtemps par les idéologues néolibéraux (ceux qui sont de l'autre côté de la barrière et tirent bien profil de cette situation!) et qui nous ramènent au 19 ème siècle ! Honte et déshonneur à ces crapules pour leur indécence et leur inhumanité !
a écrit le 06/08/2013 à 9:54 :
Il y a en France, maints cas d'ultra-flexibilité : comme le maçon salarié, mis dehors, même sans indemnité,et qui
devient tâcheron, inscrit comme tel, travaillant à la tâche, avec, le cas échéant le ciment et l'outillage fourni. Les contournements sont légions, la sous-traitance y aidant, compartimentée, déresponsabilisante, européanisée.
C'est la porte ouverte à un retour au moyen âge, avec gueux, serfs, truands et bandits.
Réponse de le 06/08/2013 à 10:16 :
Et saigneurs !
a écrit le 06/08/2013 à 9:54 :
Peut-être, un jour, comprendra-t-on que le travail n'est pas un droit, et que personne (particulier ou entreprise) n'est obligé d'embaucher qui que ce soit... Que chacun se prenne donc en main au lieu d'attendre son salut d'une entreprise (dont le but n'est pas la RSE...), de l'Etat (à moins qu'on n'aime l'autoritarisme, voir un certain totalitarisme), ou d'un quelconque "homme providentiel" (sauf à vouloir un père de substitution). Eh oui, les temps changent: nous assistons à l'effondrement de 40 ans de certitudes (au moins).
Réponse de le 06/08/2013 à 10:50 :
peut être comprendra t'on un jour qu'on n'existe pas en dehors des autres et que donc il n'est pas possible d'être riche quand d'autres sont ultra pauvres . Les limites ne concernent pas que les pauvres elles concernent aussi les riches
Réponse de le 06/08/2013 à 11:04 :
C'est ce qu'on appelle une réponse asymétrique: rien à voir avec la question posée! La responsabilité personnelle n'est pas affaire de richesse (ou alors, il s'agit de richesse intérieure...).
a écrit le 06/08/2013 à 9:34 :
Le contrat à temps partiel de 24H hebdo en France ne me semble pas une bonne chose car un salarié peut avoir un interet à travailler à temps partiel dans 2 entreprises différentes ne serait ce que pour mutualiser le risque de chomage. Toutefois, dans la distribution, et peut etre dans certains secteurs, il peut être un progres mais pourquoi l'avoir généralisé et créer de nouvelles contraintes à l'embauche?!
a écrit le 06/08/2013 à 9:10 :
Des "contrats" de travail pourris pour les gens d'en bas ....pour quelques heures par semaine histoire de juste sortir la tête de l'eau avec en renfort les aides sociales....pendant ce temps d'autres se gavent a plusieurs millions par mois + des retraites chapeaux + optimisation fiscal pour ne pas payer d'impôt....bref il vaut mieux choisir le bon côté !
a écrit le 06/08/2013 à 9:03 :
Ou des bataillons de salariés aux ordres attendent sagement le doigt sous la couture le bon vouloir du patron....

Des contrats de ce type sont une honte.
Réponse de le 06/08/2013 à 9:37 :
Pas la peine de vous caricaturer. Personne ne souhaite en arriver à cette extrême. La question est de savoir comment peut-on permettre à une entreprise d'utiliser le facteur de production "travail" de façon flexible tout en permettant à ceux qui louent leur "travail" à cette entreprise de se loger, de se nourrir, d'élever et payer des études à ses enfants, et pourquoi pas, partir en vacances une à deux fois par an. Si on en arrive là, on pourra se dire fier. Mais si vous avez décidé de tout casser parce que vous êtes aigris... dommage.
www.librepolitique.com
Réponse de le 06/08/2013 à 11:30 :
vous poser la bonne question......... la réponse ne peut être que dans une réelle réflexion collective....... en évitant les dogmes de tous bord.....c'est une question de survie de nos sociétés.......

la surprotection est aussi néfaste que l'esclavage...... en ce moment, on oscille entre les deux......

je ne parle même pas des méthodes de recrutements, on se croiraient au moyen âge.....

ceci étant, cette reflexion devrait être européenne...... car on voit bien que dans pratiquement tous les pays, on a à faire face aux mêmes problématiques..... les bad jopbs allemands ne sont pas mieux que..... les contrats zéro anglais..... et l'intérim d'un jour en france... non plus......
a écrit le 06/08/2013 à 8:51 :
En France, avec la réforme du marché du travail amorcé par l'ANI en début d'année, on s'apprête à généraliser le CDII contrat à durée indéterminée intermittent. sans doute un pendant des contrat zéro heure anglais...et d'autant plus inquiétant que ces CDII sont très présents dans l'éducation. Une sorte de sous-traitance qui ne permet pas à des enseignants de s'impliquer dans leur boulot, alors qu'on en aurait tellement besoin.
Réponse de le 06/08/2013 à 9:18 :
Assez désopilant car l'on vient de nous apprendre, il y a peu, que,près de 200 000 personnes payées par l' E N , ne font aucun travail !!! ET, on en aurait tellement besoin ???
Réponse de le 06/08/2013 à 9:50 :
Arrêtez de raconter n'importe quoi sous prétexte que vous n'êtes pas content de payer les impôts que vous n'avez pas payé sous Chirac et Sarkozy pour vous donner l'illusion de l'enrichissement sans cause immobilier ...

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