Chercher un emploi : à chacun sa méthode !

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Seulement 9 % des personnes à la recherche d'un emploi déclarent avoir trouvé leur poste actuel grâce à Pôle emploi ou un autre organisme public, une proportion relativement stable depuis vingt ans. A l'inverse, 42% déclarent avoir trouvé leur emploi grâce à une démarche personnelle auprès d'un employeur.
Seulement 9 % des personnes à la recherche d'un emploi déclarent avoir trouvé leur poste actuel grâce à Pôle emploi ou un autre organisme public, une proportion relativement stable depuis vingt ans. A l'inverse, 42% déclarent avoir trouvé leur emploi grâce à une démarche personnelle auprès d'un employeur. (Crédits : Reuters)
Les jeunes sont "branchés" réseaux sociaux; les ouvriers passent surtout par Pôle emploi ; les cadres préfèrent les relations personnelles ou professionnelles... L'Insee a étudié les différentes méthodes utilisées par les demandeurs d'emploi pour trouver un poste.

Dis-moi comment tu recherches un emploi et je te dirai qui tu es. De fait, d'après une récente étude de l'Insee, les jeunes, les seniors, les cadres et les ouvriers ne s'y prennent pas de la même façon pour trouver un emploi. Chaque catégorie a ses habitudes ou ses « réflexes ».

Globalement, les méthodes utilisées pour trouver un emploi sont variées et multiples. Le recours aux offres d'emploi est la plus fréquente : 87 % des personnes à la recherche d'un emploi salarié font passer une annonce (dans un journal ou sur Internet), consultent des offres d'emploi ou répondent à l'une d'entre elles. 67 % contactent Pôle emploi, une agence d'intérim, ou un autre organisme public (opérateur de placement, chambre de commerce, Association pour l'emploi des cadres - Apec). 65 % s'adressent à des relations personnelles (famille, amis) ou professionnelles (anciens collègues, syndicat). 62 % déposent une candidature spontanée auprès d'un employeur, directement lors d'un salon professionnel ou dans l'entreprise, par courrier postal ou électronique, ou encore sur le site Internet de l'entreprise.

L'utilisation des réseaux sociaux reste encore minoritaire

En revanche, pour l'instant encore, la mobilisation des réseaux sociaux numériques est un peu moins fréquente : 31 % des personnes cherchant un emploi salarié y font savoir qu'elles recherchent un poste, par le biais de leur profil professionnel. Enfin, 21 % de ceux qui sont en recherche d'emploi ont passé un test ou un entretien d'embauche, ou un concours pour entrer dans la fonction publique.

Les personnes cherchant un emploi salarié déclarent avoir effectué en moyenne au cours des quatre dernières semaines 3,3 démarches. Les chômeurs ainsi que les personnes en sous-emploi, ou qui ne sont pas en CDI, font davantage de démarches (3,5 en moyenne sur).

Les démarches effectuées diffèrent également selon le statut d'activité. En particulier, les chômeurs prennent plus fréquemment contact avec Pôle emploi et déposent davantage de candidatures spontanées auprès des entreprises. Les personnes en emploi, notamment celles qui n'ont pas de CDI ou sont en sous-emploi, s'adressent plus souvent à leurs relations, personnelles ou professionnelles.

Les jeunes, adeptes de la candidature spontanée

Les méthodes de recherche citées par les jeunes diffèrent de celles de leurs aînés. 74 % des 15-24 ans cherchant un emploi salarié ont déposé une candidature spontanée auprès d'une entreprise, contre 67 % des 25-49 ans et 55 % des 50 ans ou plus. Effet générationnel également, les jeunes utilisent davantage leur profil professionnel sur les réseaux sociaux (36 %) que les plus âgés, même si leur usage est également fréquent chez les 25-49 ans (32 %) et les 50 ans ou plus (25 %).

Si l'étude ou la réponse aux offres d'emploi est la démarche la plus fréquemment utilisée par les chômeurs, le recours aux autres méthodes de recherche varie selon les professions exercées auparavant. Les réseaux sociaux et les relations professionnelles sont ainsi bien plus souvent mobilisés par les cadres : 59 % d'entre eux utilisent leur profil professionnel sur les réseaux sociaux et 78 % contactent des relations personnelles ou professionnelles.

Comme les cadres, les artisans, commerçants et chefs d'entreprise s'adressent aussi fréquemment à leurs relations personnelles et professionnelles et contactent moins souvent Pôle emploi ou une agence d'intérim. Les professions intermédiaires recourent fréquemment aux réseaux sociaux, mais dans des proportions moindres que les cadres (41 %).

Les ouvriers contactent plus fréquemment Pôle emploi ou une agence d'intérim (82 %), que les autres catégories, en lien notamment avec une offre plus importante d'emplois adaptés à leur profil. À l'inverse, la part des ouvriers qui mobilisent les réseaux sociaux numériques ou qui s'adressent à des relations personnelles ou professionnelles est inférieure à celle des autres catégories socioprofessionnelles.

Les démarches personnelles sont les plus "payantes"

Les démarches les plus fréquentes, comme le recours aux petites annonces, ne sont pas nécessairement celles qui permettent de trouver un emploi. Ainsi, parmi les salariés qui occupent leur emploi depuis moins d'un an, 42 % déclarent avoir trouvé cet emploi grâce à une démarche personnelle auprès de l'employeur ou après une candidature spontanée.

Les autres modes de recherche sont beaucoup moins fréquemment cités. Ainsi, 9 % déclarent avoir trouvé leur emploi actuel grâce à Pôle emploi ou un autre organisme public, une proportion relativement stable depuis vingt ans et proche de celle observée dans d'autres pays pour le service public de l'emploi. 7 % des personnes en emploi salarié depuis moins d'un an déclarent avoir trouvé cet emploi à l'aide des petites annonces, et environ 18 % par un autre moyen (concours de recrutement, ancien employeur, etc..).

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Commentaires
a écrit le 21/07/2017 à 12:27 :
Il faut changer d’algorithme ou de paradigme (paradigme, ça fait tout de suite intello dans la conversation).

L'INSEE et Pole Emploi ont toujours été d'excellents outils statistiques, extrêmement précis et capables de dresser un état des lieux, jusqu'à des secteurs géographiques restreints et des secteurs d'activités particuliers. Parfois presque trop détaillés et référencés pour en comprendre le sens ou en avoir l’usage. Voir les fiches métiers, codes ROME et plus de 11000 références (et je suis sur qu’il en manque).
Pas grave, les décideurs ne les lisent pas.

Et alors ?
What's Up Doc ?
What else ?
Nos élites s’en préoccupent elles ?
Même si Pole Emploi ne peut que CONSTATER le marché de l’emploi, il a bien d’autres rôles, y compris sociaux.
Au delà de la fonction de HUB, de mise en relation entre l’offre et la demande
- il a le rôle de mise en adéquation et de filtrage
- il y a l’aspect contrôle/répression, exercé parfois de manière « bête et méchante » et parfois à contre cœur.
- il y a aussi (y avait ?) des conseillers qui conseillent, orientent, ou écoutent tout simplement.

Il faut une spécialisation des conseillers par secteur d’activités qui leur permettrait de connaître parfaitement les secteurs économiques, les besoins actuels et futurs des entreprises et celles qui recrutent. Ce qui existe déjà sous forme de statistiques, mais n’est exploitable qu’à posteriori. D’où les problèmes de distorsions entre offre et demande et de déphasage entre les formations et les compétences recherchées par les entreprises. Alors qu’il faut être proactif, sinon visionnaire puisque 85% des emplois de 2030 n'existent pas encore (étude Dell et "l'Institut du Futur").

A l’impossible nul n’est tenu, puisque même nos économistes experts et autres organismes de divers niveaux : régions, départements, agglomérations, communes, CCI, pôles de compétitivité fédérations, etc… jusqu’aux loges VIP du club sportif, n’arrivent toujours pas à créer de l’emploi, à croire que ce n’est pas leur préoccupation première.
Une seule question semble les préoccuper depuis des décennies : la France a-t-elle un problème d’offre ou de demande ? Les deux mon général !

Je caricature un peu, mais c’est le ressenti, ou son expression populiste et tant qu’à faire enchainer sur de la critique constructive :
Au final, sachant que Pole Emploi fait ce qu’il peut et en dehors des méthodes push ou pull, de la prospection, internet, les réseaux, les relookeurs, bob l’éponge, la voyance, le sortilège et autres conjurations du mauvais sort qui s’acharne sur notre pays, il nous reste :
- d’un côté des entreprises avec des besoins en baisse de volume et une hausse des exigences en compétences
- de l’autre, de jeunes chômeurs avec des formations souvent scolaires
- et au milieu la formation.

Au lieu de perdre du temps avec le Code du Travail (tout est dit dans le titre, c’est du CODE) et passer du Fortran des années 50, au Basic, ou même au langage objet ne va pas changer grand-chose à ses fonctionnalités (ça occupe du monde et on pourra dire que cela aura créé de l’emploi ?).

Il faut changer l’algorithme et promouvoir l’entreprenariat et surtout mettre en place des dispositifs qui permettent à chacun d’expérimenter la création de sa propre activité. Sans risquer de tout perdre et sans se faire suspecter de fraudeur par l’administration, car c’est bien connu, tout NON fonctionnaire est un fraudeur en puissance.
Réponse de le 21/07/2017 à 15:10 :
Waouh, vous essayez de vous rassurer ?
Tester sur le terrain et voyez... Pas besoin d'être intello ou de noyer de poisson pour comprendre tout va éclater.
Bref l'insee a bien fait son boulot permettre les lois discriminatoires selon les préjugés et les peurs Françaises. Allez cordialement.
a écrit le 21/07/2017 à 10:16 :
Les francais sont des pleurnichards. Parmi ceux qui sont en recherche d'emploi, combien ont songe a partir dans d'autres contrees. Quelques centaines d'Euros ou $ et vogue la galere. Ca betonne un caractere, donne a connaitre d'autres mentalites moins etroites qu'en Navarre, bref, ca fortifie. Au lieu d'attendre une main secourable (l'etat), il est mieux de se demerder par soi-meme.
Réponse de le 21/07/2017 à 11:56 :
Mdr, à matin calme, c'est sur tout le monde ne vit pas au PACA avec un arrière grand père des 30 glorieuses et les Français ne sont pas pleurnichards, la plupart gagne 3000 euros par mois, et la nouvelle génération de toute manière ne reste pas en France et encore une chose, pour payer les retraites des 30 glorieuse sachez que même le niveau d'éducation est sacrifié en France depuis 30 ans c'est pas avec le niveau d'anglais qu'ils apprennent à la fac qu'ils peuvent s'exporter, bref admettez que la France privilege certains groupes par rapport à d'autres c'est pas les mêmes chances pour tous et au final grâce à des voleurs on vous même vos droits que vous avez cotisé à la sueur de votre front, et ça c'est pas pleurer c'est une constatation et ça fait longtemps que beaucoup de personnes restent hors système
La preuve : 57% d'abstention.
Alors avant de dire que les gens pleurent utiliser correctement vos neurones et pas celui du plexus du système 2 qui vous brouille à mon sens.
a écrit le 20/07/2017 à 20:45 :
Réponse à parlons vrai : je suis d'accord, l'entreprise c'est pour faire du chiffre pour soi et nourrir l'appétit de l'état qui propage la précarité parmi la population, donc si l'état sous lump a commencé à taper sur les fonds publics comme l'assurance maladie, le veuvage et la retraite, on a "tous" du souci à se faire y compris les " bons à rien" hors circuit du marché actuel, continuez à être des moutons si le cœur vous en dit, car que ça soit une entreprise ou un salarié ou les "bons à rien" hors circuit à l'état a spolié les droits par décrets,
nous sommes tous exploités.... Comme des esclaves.
a écrit le 20/07/2017 à 18:24 :
Venez voir comment les "conseillers" envoient ballader les chomeurs dans les agences.
Réponse de le 24/07/2017 à 7:44 :
On a l'impression qu'ils font tout pour que vous ne trouviez pas un emploi. Curieux non ?
a écrit le 20/07/2017 à 18:02 :
C'est dure de casser les à priori et les standards en France mis en place après les années 80.le chômage touche ceux qui sont touché par les drames, en France, on dit ça n'arrive que aux autres et comme il y a les à priori, on s'en fiche.
Tout le monde est catalogue sous des profils, en France tout le monde a le cerveau formaté et conditionné, des vrais moutons, vous avez les élites stardupiens pôle emploi et des employeurs stardupiens, entre y a pas trop le choix donc un chômage qui touche surtout ceux qui sont étiqueté, l'ancien génération hors ordi, les femmes qui n'ont pas bac plus 2 ou ceux qui maîtrise pas une langue étrangère ou si vous êtes au dessus de 40 ans, bref tous le monde sait les a priori mais ils font les hypocrites, c'est ce ça en France alors arrêtons de nous voiler la face avec des enquêtes et des statistiques bidons. Parlons vrais.
Réponse de le 20/07/2017 à 19:42 :
Si tu ne connais pas l'ordinateur , si tu ne parles pas une langue étrangère , si tu n'as pas bac + 2 ...Si en plus tu es vieux que peut on faire de toi ?

L'emploie est rare et donc si une entreprise recherche un salarié c'est pour augmenter son chiffre d'affaire même en postulant en tant que non productif ...Pourquoi?

Parce qu'une entreprise ne fait pas dans le social , son rôle est de nourrir l'état (même si maintenant l'état donne 1 et en prend 3 au lieu de 3 ) et de faire vivre ses salaries ( pas de les tuer ) et surtout ne pas avoir de dettes non remboursable et si possible de rapporter à celui qui a investi .

Les entreprises philanthropiques ça n'existent pas ...
mais si vous avez une compétence particulière et recherchée , ...
Vous êtes déjà salarié !
a écrit le 20/07/2017 à 17:21 :
pôles d'emploi signifie "fin de vie"
si il devait fermer (comme il ne sert à rien) cela ferait des chômeurs irrécupérables..alors le gouvernement le maintien..à nos frais
a écrit le 20/07/2017 à 16:45 :
Il y a des lacunes dans le système actuel 1) les contrats aidés doivent être exclusivement réservés aux personnes qui ont un handicap sérieux dans le marché du travail actuel
Une long période de chômage
Famille monoparentale
Handicap physique
Personne au dessus de 40ans monoparentale et avec long chômage.
Actuellement les contrats aidés sont gères par le département et par pôle emploi et c'est à la mission locale de faire le suivi de ces dossiers, il y a une très mauvaise communication et cohésion dans la gestion de la précarité par pôle emploi sur ces statuts.
Ensuite pôle emploi doit rester pôle emploi une structure d'état, il ne faut pas qu'il y a d'autre lien sur d'autres sites.
Chaque annonce d'employeur doit être vérifié, une fois l'annonce passée et si aucun candidat n'est pris il faut donner une amende(pour renflouer les caisses de l'état) pour annonce mensonger à l'émetteur il faut des contrôles au niveau des candidats et aussi aux niveaux des employeurs.
Interdire les agences d'intérim de passer des annonces sur pôle emploi : c'est une aberration et vraiment actuellement le site pôle emploi, je pense qu'il est co-piloté par des jeunes en dessous de 30 ans et qui ne sont pas conscients des paramètres démographiques et les évolutions en France depuis 30 ans, les politiques le savent mais la précarité apparemment ça arrange les extremistes de tout poil. Ce système va pousser à la dématérialisation et à la déshumanisation, demain des gens vont mourir, et ceux de pôle emploi & autres passeront à côté sans émotions, c'est ce qui se passe avec pôle emploi : un gros site Web bidon et des personnes qui n'ont jamais connus le chômage.

Comment lutter contre le chômage :
Favoriser les entretiens directs avec les entreprises "sans pôle emploi."
Réponse de le 21/07/2017 à 9:50 :
Meme si par ex les SSII font massivement des annonces bidons (pour remplir leurs fichiers au cas ou et sembler en croissance max) c est pas le cas ailleurs.
Quel est l interet pour une entreprise normale de perdre du temps a faire des entretiens pour au final recruter personne ? Si personne est retenu, il faut se poser des questions (soit parce que c est trop mal payé, trop loin ou simplement ca n attire que des bras cassés qui n ont aucunement l intention de travailler (j ai un cas dans ma famille, c ets pas de la science fiction, son but est simplement de profiter au max du systeme)

Sinon pour votre qualification, autant je veux bien qu on fasse + pour les handicapés mais dans le cas des familles monoparentales, c est leur choix ! Fallait pas faire des gosses et divorcer !

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