Code du travail : Ségolène Royal veut préserver les acquis sociaux

 |   |  374  mots
La ministre du Travail, Myriam El Khomri, présentera officiellement le 9 mars la réforme du code du travail
La ministre du Travail, Myriam El Khomri, présentera officiellement le 9 mars la réforme du code du travail (Crédits : © Charles Platiau / Reuters)
Il faut trouver "le juste équilibre" entre flexibilité et sécurité de l'emploi, estime la ministre de l'Environnement. "Sans remettre en cause la sécurisation des travailleurs et les acquis sociaux"

La ministre de l'Environnement Ségolène Royal a estimé dimanche qu'il fallait "continuer à travailler" sur la réforme droit du travail préparée par Myriam El Khomri afin de "trouver le juste équilibre" entre flexibilité et sécurité de l'emploi.

"Il ne faut pas être sourd ni aveugle, on voit bien la montée des objections, on voit bien l'incompréhension derrière un certain nombre de dispositifs" prévus par le projet de loi, a reconnu Mme Royal lors du "grand rendez-vous" Europe 1/Le Monde/iTELE.

"Donc il faut continuer à travailler" afin de "trouver le juste équilibre entre quelles nouvelles flexibilités on peut apporter au marché du travail, sans remettre en cause la sécurisation des travailleurs et les acquis sociaux", a-t-elle ajouté.

Continuer à réformer

La ministre a toutefois jugé nécessaire "de continuer à réformer pour améliorer le marché du travail". "Les Français attendent de l'audace. Je comprends les inquiétudes, mais en même temps il faut bien aller de l'avant", a-t-elle assuré.

Le projet de loi, dont les grandes lignes ont été dévoilées cette semaine, suscite de vives réactions à gauche, mais aussi chez les syndicats, la CGT et FO laissant déjà entrevoir une mobilisation contre un texte jugé trop favorable au patronat. "Cet avant-projet est très déséquilibré entre la flexibilité et la sécurité", a également estimé Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, qui a pourtant accompagné les principales réformes sociales du quinquennat de François Hollande.

Un double dialogue

Le texte sera présenté en Conseil des ministres le 9 mars et discuté à l'Assemblée nationale en avril. Myriam El Khomri a déjà indiqué qu'elle s'attendait à "un débat nourri" et n'a pas exclu le recours au 49-3, permettant une adoption sans vote.  "Il y a un double dialogue aujourd'hui. Il y a le dialogue avec les partenaires sociaux, qui est absolument indispensable, et il y a le dialogue parlementaire", a souligné Ségolène Royal.
"Il faut que les parlementaires discutent, ça ne sert à rien de caricaturer ou d'entrer dans des conflits", a poursuivi la ministre, pour qui "on ne réforme pas bien un pays avec des tensions".
AFP

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 22/02/2016 à 11:28 :
CETTE FEMME FAIT DE LA POLITIQUE? ET COMME TOUS FIN POLITOLOGUE ELLE TOURNE AUTOUR DE L A VERITE ET NE DIRAS JAMAIS REELLEMENT CE QU ELLE PENSSE? LA POLITIQUE EST UN METIER ET ILS CHERCHENT TOUS A GARDEZ LEURS EMPLOIES???
a écrit le 21/02/2016 à 18:02 :
elle est pour le changement tant qu'on change rien, surtout chez son electorat
remarquez, elle est contre le nucleaire tout en demandant a edf de developper l'energie et les services nucleaires!
et la liste est longues des conneries qu'elle est capable de raconter sans sourciller!
Réponse de le 21/02/2016 à 18:53 :
Exceptionnellement, je suis obligé d'être d'accord. Faudra la noter, celle-là, car elle risque de ne pas se reproduire avant longtemps... Mais ce qui m'étonnera toujours est qu'il se trouve encore quelqu'un pour l'écouter... Là, hormis le psychiatrique, je vois difficilement un autre moyen de réduire les méfaits.
a écrit le 21/02/2016 à 17:13 :
nous aussi 2017 ont sort le 49_3
Réponse de le 21/02/2016 à 18:54 :
Il est vrai que ça a un léger gout de facho... Bbeeuaarrrkkk !
a écrit le 21/02/2016 à 15:58 :
On ne réforme pas un pays sans un minimum de légitimité, de cohérence et surtout de vision pour le moyen terme.

Hollande n'a pas été élu pour cela.
La liberté de licencier doit s'accompagner d'une liberté d'entreprendre sans les barrières et contraintes corporatistes actuelles, d'une liberté de se présenter aux elections IRP sans dépendre d'un syndicat ...
La liberté d'être licencié doit impérativement être associé à la liberté de choisir son assureur perte d'emploi
Il,est impensable de ne pas supprimer le statut de fonctionnaire et tous les régimes spéciaux... Par simple souci d'équité... Face à l'effort demandé.

Bref, on peut reformer le,pays, mais cela doit faire l'objet d'une validation démocratique, et vers une ambition globale claire.
a écrit le 21/02/2016 à 15:54 :
En fait il faut tout à la fois flexibiliser les emplois et sécuriser les personnes. Le projet de loi ne traite que de la flexibilisation des emplois. Il faut donc un deuxième projet de loi pour la sécurisation des personnes. Evidemment les entreprises ne s'intéressent pas vraiment aux personnes (sauf si elles sont suffisamment performantes pour conserver leur emploi) car elles sont mobilisées par leur propre développement. C'est donc à l'état et à la collectivité nationale d'organiser le deuxième volet.
a écrit le 21/02/2016 à 15:31 :
Comme a dit R.DUMAS,ELLE FOUT LE Désordre PARTOUT!!!
Et venant d'une politique de carrier;qui n'a jamais vécu le monde productif,son avis,n'est pas probant.
a écrit le 21/02/2016 à 12:43 :
comme disait Coluche en ce qui concerne l'Iran:

"On réinvente le moyen age"

Il faut toujours donner et donner d'avantage à la rente et de moins en moins à ceux qui la font fructifier: les salariés.

on ose nous dire qu'en pouvant plus facilement licencier, l'on va pouvoir créer des emplois.

Cette vue de l'esprit remonte au 18ème siècle.
Réponse de le 21/02/2016 à 20:41 :
C est bidon ce que tu dit ?
Réponse de le 22/02/2016 à 9:23 :
Non ça ne remonte pas au XVIIIe siècle car ça n'a jamais vraiment existé. Envisager la possibilité qu'on ne donne pas de travail à une personne qui souhaite travailler est nouveau. Sous l'ancien régime, quand les récoltes étaient mauvaises, l'état royal organisait des travaux de réfection de routes pour faire travailler les paysans...D'ailleurs le droit au travail faisait partie des premières constitutions françaises.

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :