Deutsche Bank sera-t-elle sauvée par les grands groupes du Dax ?

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L'industrie allemande sauvera-t-elle Deutsche Bank ?
L'industrie allemande sauvera-t-elle Deutsche Bank ? (Crédits : © Kai Pfaffenbach / Reuters)
Selon le Handelsblatt, de grands groupes allemands envisageraient, en cas de besoin, de participer à une augmentation de capital de la Deutsche Bank. Berlin ne ménage pas ses efforts pour sauver son géant bancaire sans l'aide des contribuables.

Les grands groupes allemands du Dax-30, l'indice vedette de la Bourse de Francfort, pourrait, en cas de besoin, venir en aide à la Deutsche Bank. Selon les informations du Handelsblatt, le quotidien allemand des affaires, « quelques-uns de ces groupes » auraient examiné la possibilité d'une participation directe à une augmentation de capital de Deutsche Bank. Le journal ne cite aucun groupe en particulier, mais depuis que la banque francfortoise est en difficulté, les milieux patronaux allemands ne cessent d'insister sur la nécessité de sauvegarder l'existence d'une banque d'affaires allemande pour accompagner les exportateurs d'outre-Rhin.

La banque de Francfort pourrait aussi s'appuyer sur son principal actionnaire, la famille royale du Qatar dont les holdings disposent de plus de 11 % des actions de la banque et qui, selon Reuters, seraient prêts à participer à une nouvelle levée de fonds. Ces deux appuis permettraient de contourner les réticences du marché à renflouer la première banque allemande.

Mise en Bourse de Deutsche AM ?

Selon Bloomberg, les besoins de capitaux frais de Deutsche Bank devraient s'élever à 5 milliards d'euros si le montant de l'amende encourue aux Etats-Unis sur la responsabilité de la banque dans la crise des Subprimes ne changeait pas. Le Financial Times de ce vendredi 7 octobre évoque la possibilité, pour faire face à ces besoins, d'introduire en Bourse la filiale de gestion d'actifs de la banque, Deutsche AM. Mais même dans ce cas, il faudra davantage de fonds : Deutsche AM, qui est une filiale saine, est évaluée au mieux à 2,5 milliards d'euros. La banque ne pourra pas s'en séparer entièrement pour conserver ses revenus, mais pourrait la céder en partie. Il manquera donc alors encore plusieurs milliards d'euros.

Efforts politiques

Parallèlement, le gouvernement fédéral allemand semble consentir des efforts considérables pour éviter une sanction trop élevée pour Deutsche Bank. Reuters annonçait hier que Berlin négociait directement avec Washington sur le sujet et que l'autorité allemande des marchés financiers, la BaFin, avait renoncé à la sanctionner sur une affaire de détournement de fonds russes. La priorité outre-Rhin semble donc être au sauvetage « indirect » de la Deutsche Bank avec l'appui public, mais sans l'argent public. Une démarche qui est politiquement motivé. La vraie question restera cependant la même : ce sauvetage s'accompagnera-t-il d'un changement de modèle économique pour la banque ou restera-t-elle ce qu'elle est ? Dans ce dernier cas, le sauvetage risque de n'être qu'une rustine de plus.

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Commentaires
a écrit le 08/10/2016 à 10:16 :
Merkel rampe devant les usa.....quelle contrepartie a l amende minorée a 5milliard
La rupture des nego du caracl avec la Pologne...pour favoriser les hélico américain?au détriment de Eads....,,,
La porte ouverte au système financier anglais apes le brexit?
Le quatar.......geos investisseur en Allemagne.....groupe wv et deuch Bank....l Allemagne est de plus en plus dépendante....et devient le fossoyeur d une Europe déjà faible
Merkel est une catastrophe....,
Quant a ceux qui pense que le peuple n a pas a payer..demandez aux irlandais, crecs et espagnols ce au ils en pensent...ce sont eux qui paient tres cher...les,errances,des banques allemandes...pour sauver les retraites....des allemands....
a écrit le 08/10/2016 à 8:41 :
Tres bien.... une augmentation de capital et les actionnaires qui ont pris des risques les assument... pas comme en France qui fait porter les risques sur les contribuables privatisation des benefices et nationalisation des pertes... pour sauver les copinscoquins...
Réponse de le 08/10/2016 à 14:38 :
On lit des problèmes dans la presse que quand le risque s'est matérialisé. Les actionnaires ont dû en être inconscients pour la pluspart. Mais ou est le remboursement du salaire de 13 millions d'euros par an de Joe Ackermann et et encore plus haut de ses tradeurs qui sont à la source de ce désastre?
a écrit le 08/10/2016 à 7:14 :
Vous révez tout éveillé M. Godin ????
a écrit le 07/10/2016 à 23:52 :
Comment dire aux français que personne ne résoudra leur problèmes si ils ne se prennent pas eux-mêmes en charge.
Le chef de l'état n'est pas un "dieu" qui résoudra tous nos problèmes.
Il faut se prendre en main et arrêter de pleurer sur son sort a chaque bobo.
a écrit le 07/10/2016 à 19:38 :
"la BaFin, avait renoncé à la sanctionner sur une affaire de détournement de fonds russes."

C'est un peu comme si un juge disait à un inculpé:"Bon on va faire impasse sur votre escroquerie avérée pour se concentrer sur l'argent que vous devez."

Effarant.

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