La crise de Deutsche Bank reflète les maux de l'économie mondiale

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Si la Deutsche Bank entre en crise, les autres grandes banques de marché n'en sortiront pas indemnes. L'imbrication des engagements est immense dans la situation actuelle. C'est ce que redoute désormais le marché.
Si la Deutsche Bank entre en crise, les autres grandes banques de marché n'en sortiront pas indemnes. L'imbrication des engagements est immense dans la situation actuelle. C'est ce que redoute désormais le marché. (Crédits : © Kai Pfaffenbach / Reuters)
Deutsche Bank est de nouveau attaquée en Bourse, ayant perdu jusqu'à 9% de sa valeur en séance. La crise de cette banque est la suite de la crise d'un modèle économique qui a commencé en 2007. Et des erreurs des politiques.

Ce vendredi 30 septembre 2016, les banques européennes étaient à nouveau sous pression. L'action Deutsche Bank a perdu jusqu'à 9% de sa valeur en journée, passant sous les 10 euros, à 9,90 euros, avant de finir en hausse de quelque 6%, sur une rumeur faisant état d'une réduction du montant du préjudice réclamé par les Etats-Unis, de 14 milliards de dollars à 5,4 milliards de dollars.

Pour autant la dégringolade, qui avait été déclenchée par la décision de certains fonds spéculatifs de transférer leurs fonds de la banque de Francfort vers d'autres lieux, est une signe supplémentaire de la méfiance des investisseurs. Ce mouvement a fait craindre un scénario catastrophe : le modèle économique de la première banque allemande fonctionnant en effet avec le dollar comme matière première. Avec ces retraits et le resserrement des taux aux Etats-Unis, cette ressource risque de manquer à une banque qui semble, par ailleurs, avoir perdu toute capacité à renforcer son capital par le biais du marché. Les pieds d'argile du colosse allemand sont de fait de plus en plus fragiles. Or, si la Deutsche Bank entre en crise, les autres grandes banques de marché n'en sortiront pas indemnes. L'imbrication des engagements est immense dans la situation actuelle. C'est ce que redoute désormais le marché.

Une fragilité persistante

Voilà donc une nouvelle fois l'Europe menacée d'une crise bancaire. Deux mois après une série de tests de résistance menés par la BCE en tant que superviseur qui assurait que « le secteur bancaire montre une meilleure résistance » aux chocs. Il semble que ce jugement se soit révélé un peu trop optimiste. Et deux mois après le règlement très hâtif et sans doute temporaire de la crise bancaire italienne. En réalité, les banques européennes ne se sont jamais remises de la crise de 2007-2008. La gestion de la crise de la zone euro a été centrée sur une stratégie d'évitement d'une nouvelle crise bancaire qui a consisté à transférer une partie des charges incombant aux banques sur les contribuables et les ménages via l'austérité. Mais rien n'y fait : la fragilité du secteur persiste et menace le reste de l'économie.

A qui la faute ?

Pour expliquer cette situation, beaucoup évoquent deux éléments qui affaiblissent les banques : la faiblesse des taux d'intérêt et le « carcan réglementaire » croissant. Mais c'est oublier deux éléments importants : c'est la déréglementation, pas la régulation, qui a causé la crise financière de 2007-2008. La régulation n'est sans doute pas agréable pour les banquiers, mais elle ne pose problème que parce que - et de ce point de vue Deutsche Bank est un exemple typique - les modèles économiques des établissements financiers et la gouvernance des banques rechignent à s'y adapter. Cesser de promettre une forte rémunération aux actionnaires pour éviter de distribuer le capital serait une première étape. Quant aux taux bas, c'est oublier qu'il existe un moyen aisé de compenser leur effet négatif : prêter davantage. Compenser la rémunération par le volume. C'est le but de cette « répression financière » orchestrée par les banques centrales. Et c'est ce que les banques, principalement les grandes banques d'investissement, peinent à réaliser.

La financiarisation à outrance

Ces deux faits soulignent combien les maux du système bancaire ne sont qu'une partie d'une maladie plus globale, celle du fonctionnement de l'économie. Dans son intervention prononcée lors d'un colloque qui s'est tenu ce jeudi 29 septembre à Nanterre, l'économiste Michel Aglietta a donné quelques indices de cette maladie dont les sources remontent à une époque antérieure à la crise de 2007. Depuis plusieurs décennies, le taux d'investissement recule dans les pays avancés, sous l'effet des évolutions technologiques et de la nouvelle division mondiale du travail. La baisse de ce taux d'investissement a conduit à un surplus d'épargne qui a été réinvesti dans le secteur financier. Lequel a développé, encouragé en cela par la dérégulation, des moyens « internes » permettant d'offrir des rendements importants. La sophistication des produits financiers et la gestion des entreprises centrées sur les rendements pour les actionnaires ont alors rendu l'investissement dans l'économie réelle encore moins attirant. Plutôt que d'investir, on a préféré baisser les coûts de production. Une stratégie qui a conduit à un ralentissement de la productivité.

L'absence de réflexion sur le modèle économique des banques

Longtemps, ce phénomène a été dissimulé par la croissance émergente et par le gonflement de l'activité financière. Mais lorsque la crise de ce système est survenue en 2007, le moteur financier a cessé de tourner et les banques se sont retrouvées sous la dépendance des banques centrales. Leurs « sauvetages » par les Etats ont aggravé alors la situation, car ils n'ont pas été accompagnés d'un changement de modèle économique des établissements financiers, mais seulement d'un « ajustement »  par la baisse des coûts et par la réduction de l'exposition au risque, notamment dans l'économie réelle. Il est vrai que la crise a mis à jour la faiblesse de la demande, conséquence du sous-investissement et de la financiarisation des années 2000. La demande d'investissement était alors trop faible et les risques liés à cet investissement trop élevés pour encourager un retour vers l'économie réelle. Beaucoup de grandes banques ont donc continué à fonctionner « comme avant », mais sans la croissance des années 2000. C'est le cas de Deutsche Bank qui se retrouve en 2016 avec un bilan construit pour une économie du type de celle de 2005. Ce décalage temporel risque de lui coûter fort cher.

L'erreur des Etats

Parallèlement, les Etats ont encore aggravé le phénomène dans leur volonté de préservation des banques. Sauvés directement en 2008-2009, les établissements financiers ont été sauvés une deuxième fois indirectement en 2010 en zone euro. On se souvient des pressions de la BCE et de l'UE sur les autorités grecques, irlandaises, portugaises et espagnoles pour éviter que les banques subissent des pertes trop fortes sur les dettes souveraines. Mais le coût a alors été transmis à l'économie réelle par l'emploi violent et simultané de l'austérité budgétaire et d'une politique de « réformes structurelles » visant à améliorer la compétitivité par les coûts. Dès lors, la demande a encore davantage reculé, alors que le ratio de dette publique, lui, s'envolait en raison de la croissance faible. Faute de demande, il y a eu encore moins d'investissement. Donc moins de productivité. L'avenir demeure désespérément incertain, limitant encore l'investissement. C'est ce que Michel Aglietta appelle la « tragédie des horizons » : le taux d'intérêt naturel baisse régulièrement, rendant la rentabilité de l'économie toujours plus problématique. Dès lors, la capacité des banques à compenser la faiblesse des taux par les volumes - quand elles le voudraient - est très limitée. D'autant que cette politique a, dans les pays sous austérité, grevé les bilans d'un stock immense de créances douteuses qui n'ont pas pu être effacées des bilans par la croissance...

Inventer un nouveau secteur bancaire

Les erreurs de gestion de la crise, qui se poursuivent, ont donc continué à faire du secteur bancaire un point faible du système économique. La politique économique menée depuis 2007 a maintenu un excès d'épargne considérable, alors précisément que l'épargne ne finance plus ou presque plus l'investissement. Le secteur bancaire est donc condamné à « faire tourner à vide » une finance internationale plus que jamais déconnectée de l'économie réelle. Et donc à en subir les périls. Ce cercle vicieux ne peut être brisé que par une vraie relance de l'investissement par le seul acteur économique qui peut dépasser les craintes de l'avenir, autrement dit la puissance publique. Le financement de cette relance par les banques centrales paraît le seul moyen de redonner un élan à l'investissement. Il devra s'accompagner cependant d'une vraie réforme du secteur bancaire afin de le réorienter davantage vers le financement de l'économie réelle. La financiarisation de l'économie a conduit à la situation actuelle, il faut donc la renverser. C'est pourquoi, plus que jamais, le problème n'est pas la régulation, c'est bien une part de la solution. La question n'est pas de savoir s'il faut sauver ou non une banque, mais si ce sauvetage est utile ou non à l'économie. La crise de Deutsche Bank pourrait permettre d'en ouvrir le débat.

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a écrit le 05/10/2016 à 2:58 :
Vassili
Si une partie de mes concitoyens français et européens acceptent "la soumission volontaire" (réf à E. Todd et Ordonneau) face à l'allemagne que j'écris depuis le Bac sans majuscule car elle se mérite, je ne l'accepte pas et ne l'accepterai jamais.
dit "partenaire..." est donc ironique, car je ne crois nullement aujourd'hui que l'allemagne est un partenaire pour un quelconque des 27 autres Etats Européens.
Le fameux "concept de centralité" énoncé par la ministre allemande de la défense, totalement défendu par son gouvernement, fut un des motifs réels du Brexit : Qui paient la défense européenne? L'Angleterre et la France! Un rapport de 1 à 2 par rapport aux PIB! Je prends, profite et décide !
Vous avez raison sur ceux qui se prosternent, se souvenir d'un petit garçon presque en culottes courtes devant sa muttie Angela il y a quelques années à chaque sommet.
La construction européenne avec ce pays fut une erreur, elle risque d'être funeste, car ce pays pourrait nous entrainer dans un nouveau suicide collectif.
Par deux fois ils furent militaires, celui-ci sera économique et financier.

Pour les tests du secteur financier, nous n'avons pas les mêmes sources.
Pour les restructurations du secteur bancaire, c'est la grande deuxième en 25/ 30 ans, des raisons similaires, l'informatique, le numérique, la digitalisation, les TIC....
L'assurance vit des restructurations similaires depuis le crash de 2008, délocalisation de services....
lire l'ouvrage de Cohen, tous les secteurs seront touchés, une réflexion est nécessaire pour la place de l'homme dans l'entreprise.

Un point à garder en mémoire avec DB : le nombre de défauts de paiement de l'allemagne depuis un siècle ? Comparons avec l'Angleterre et la France?
Dernier élément ; Après le stock d'or gardé en France rapatrié, c'est au tour du stock d'or gardé aux USA à revenir à berlin, celui gardé en Angleterre est où ?
a écrit le 03/10/2016 à 20:38 :
J'ai le très mauvais pressentiment que les Anglais, malgré leur référendum aux conséquences incertaines, n'ont pas eu complètement tort de quitter le navire, avant que celui ci ne coule pour de bon. Entre temps, nous pouvons compter sur les Hollande et Merkel pour jouer de la musique au moment où le navire s'enfonce de plus en plus...
a écrit le 03/10/2016 à 17:41 :
@BABU 01/10/2016 11:51
Excellent commentaire.
@Maduf 03/10/2016 9:35
Si je puis me permettre, nos banques de détail ne sont pas en si bonne forme que cela. Les investisseurs ne se trompent généralement pas: il suffit de constater les cours de bourse qui ont été divisés au moins par 2 depuis 2007/2008 et ceux-ci sont soutenus par des dividendes élevées pour certaines d'entre-elles.
Leur modèle économique est un peu périmé et l’hémorragie (fermeture d'agences) se fait progressivement, j'écrirais en douceur.
Cordialement
Réponse de le 03/10/2016 à 20:24 :
D'après la liste publiée (http://www.eba.europa.eu/documents/10180/1532819/2016-EU-wide-stress-test-Results.pdf), la moyenne (non pondérée) des fonds propres des banques françaises soumises au teste de résilience est de 10,01% et celle des banques allemandes de 13,85%. La DB avec 7,80% n'appartient pas à une classe qui diffère complètement de celle de la SG avec 8,03%.
a écrit le 03/10/2016 à 12:29 :
Quelles sont les stratégies économiques, politiques de notre dit "partenaire allemand" ?
Quel est le rôle et quelles sont les actions de la DB, du GIZ dans la construction de ses stratégies ? Quels sont les interactions entre le GIZ et la DB ?
Les tests de résilience ont tous montré que les banques allemandes sortiraient bonnes dernières de ces tests. Le système financier allemand et la DB font courir un risque systémique à la zone euro, et nous le savons depuis les années 2000, pour une insuffisance chronique de fonds propres. Cessons de faire semblant de découvrir une réalité.
Depuis un an, les publications professionnelles du secteur de l'assurance alerte sur la fragilité de compagnies d'assurances Vie allemandes qui ne pourront verser les rentes de retraites complémentaires qui depuis les Lois Hartz sont facultatives et par capitalisation!!! Taux garantis autour de 3 % !!! Comme les banques, ces compagnies sont sous capitalisées, c'est le prochain choc systémique certainement, vu les départs prévisionnels à la retraite sur les 20 prochaines années.
Le GIZ a donc du travail et va être virulent, agressif sur les marchés extérieurs, càd auprès des pays membres de l'UE, en Asie, et dans nos zones d'influence, exemple : le Maghreb où il rentre en force.
Si ils ont une hantise de l'inflation, les allemands ont une culture comptable et "bilancielle" différente de la nôtre, et surtout des pratiques et des politiques qui n'ont rien du partenariat, après les pratiques de VW, DB et consorts, les pressions sur les pays du sud de l'Europe et les rachats en masse qui ont suivi d'entreprises (merci le GIZ), ouvrons les yeux.
Qui paiera la note ? les allemands ou les Européens ??? Ouvrons les pronostics?

Pourquoi les juridictions US réduiraient l'amende initiale de 9 milliards ? soit d'environ moins 65%!!!... BNP a-t-elle bénéficiait d'une telle générosité ? l'amende serait-elle ramenée à la hauteur de la provision 2015 ?
Est ce la générosité de DB auprès des deux candidats ? Dettes pour l'un, honoraires de conférences pour l'autre?

Pour la probabilité de la réalisation du redouté W, la majorité des risk-managers des grands groupes le pensent fortement, et il ne sera que la conséquence des options prises depuis 2008 sous la pression forte de notre "partenaire allemand" pour l'Europe.
Un doute : Où sont investis les excédents commerciaux (près de 8 %) allemands réalisés essentiellement avec les "partenaires" de l'UE? Quelle perte collective de substance ? Le nouveau suicide collectif européen ? Mais contrairement aux précédents qui étaient à effet immédiat, celui-ci est à effet différé, totalement cynique!
Réponse de le 05/10/2016 à 0:58 :
« Quelles sont les stratégies économiques, politiques de notre dit "partenaire allemand" ?» Il ne faut jamais confondre les partenaires, même entre guillemets, même «dits», avec vos maîtres, devant lesquels se prosternent vos dirigeants, comme tous les dirigeants européens d' ailleurs
a écrit le 02/10/2016 à 12:42 :
une relance des investissements par les Etats ???? mais en quoi un autoroute peut-il changer la donne ????? le ou les problèmes viennent du fait que les banques vont mal car il n'y a plus d'activité économique ou plutot plus de production !!!!!
Réponse de le 02/10/2016 à 18:20 :
Heureusement que l'investissement ne se limite pas aux autoroutes.
Il y a sans être exhaustif :
- La recherche
- Le spatial et l’aéronautique (Ariane & Co)
- Le nucléaire
- Les énergies renouvelables
- la dépollution chimique et radioactive notamment pour les démantèlement d'usines et centrales
- La rénovation des infrastructures de protection contre les inondations (digues, barrages, butte et système de pompage automatisés)
- La création de réseaux d'arrosage forestiers automatisés pour éviter la sécheresse excessive et limiter les effets des incendies
- La sécurité des populations par la création de centre pénitentiaire, de cellules de vidéo-surveillance, de plate-forme de drone de surveillance et j'en passe des meilleures
- La rénovation des gares et réseaux ferrés du territoire (nos gares sont sales, vétustes, peu confortables, galciales et indignes d'un pays développé)
- La pietonisation des villes pour faire baisser la pollution urbaine qui va de pair avec l'augmentation importante des transports en commun propres.
- La mise en place de transports en commun fluviaux que l'on attends depuis 50 ans en Île de France
- La création d'une filière industrielle de retraitement des déchets ménagers ET industriels notamment chimiques, sérieuse, pérenne et efficace maillée sur tout le territoire.
- La rénovation de nos dépôts de munitions et d'armes, leur sécurisation mais également la destruction des dépôts d'explosifs datant des dernières guerres et qui attendent d'être détruits depuis parfois plus de cinquante ans.
- LA dépollution de nos fleuves et littoraux afin qu'une activité économique (tourisme et pêche notamment) puisse y reprendre. La gestion des eaux en France est un scandale qui mériterait le TPI car elle engendre maladies, pollution, destruction de la vie humaine, animale et végétale.
- La réforme globale de l'enseignement et de la justice dont l'un a trop de budgets pour peu de résultats et l'autre pas assez de budgets pour des résultats du coups extraordinaire au vu du peu de moyens.
- Développer des méthodes de culture agricoles respectueuses de la nature sans chimie (ni intrants, ni pesticides).

Etc ...

Il y a des milliers de chantiers en France qui attendent le bon vouloir de nos incompétents aux pouvoirs et qui sont pourtant des viviers de science, d'emplois, de bien être et progrès.

Donc oui il y a de nombreux chantiers ou nous pourrions relancer les investissements et changer la face de notre pays de manière positive.
Réponse de le 03/10/2016 à 10:00 :
Commentaire très juste. On pourrait ajouter la prise en charge de la dépendance, la sécurité d'une manière générale, la défense....
Ce ne sont pas les besoins qui manquent, en réalité.
a écrit le 02/10/2016 à 11:56 :
Vous direz tout de meme à monsieur Barbier que il n'y a pas beaucoup de banquier en prison!!!! Cherchez les erreurs ils nous volent et c'est nous qui payons......
a écrit le 02/10/2016 à 10:49 :
Même avec une amende possiblement réduite de 9 Md (crainte d'un effet boomerang pour Wall Sreet ? ), DB risque l'effondrement, lié également à ses transactions avec la banque italienne Monte Paschi en faillite. Certains se posent la question (des complotistes évidemment) d'une démolition contrôlée de DB pour nettoyer -aux frais de la collectivité- le bilan frauduleux d'une des banques systémiques du cartel.
a écrit le 01/10/2016 à 19:20 :
Posons nous les bonnes questions:comment les banques qui sont en faillite virtuelle depuis de nombreuses années arrivent elles a dégager de si généreux bénéfices et dividendes?Tout ceci n'est pas très sérieux et terminera par une administration a la chinoise ou tous les cours seront fixés par les autorités et les vendeurs mis en prison afin de ne pas nuire a la hausse éternelle.Nous sommes sortis de la rationalité depuis longtemps
a écrit le 01/10/2016 à 18:24 :
A, apriori afin de confirmer votre analyse, la Deustchbank se retrouve inquiétée maintenant par la justice italienne, du moins six de ses responsables.

Le milieu financier, le cancer de notre économie, à quand la chimiothérapie ?

On retrouve des métastases partout, même dans de simples forums.
Réponse de le 03/10/2016 à 9:35 :
C'est de l'amalgame, cet article. La Deutsch Bk, est la DEutsch Bank, et pas toutes les banques, loin de la !!! Entre autres, les banques françaises s'en tirent très bien jusque là avec leur modèle de banque universelle, et Dieu sait combien il a été attaqué !!!! Par Contre la DBk est sortie de son modèle, la Hausbank, et se casse la gueule parce qu'elle ne sait pas faire du pur financier, c'est tout !!!! C'est aussi le cas ING et de certaines banques italiennes et anglaises, mais pas de BNP P, SG, CA, ou Santander, par ex.
a écrit le 01/10/2016 à 11:51 :
Cet article veut donner l'impression d'une parfaite et objective analyse de la situation.Il n'en est rien !Pour prendre les conclusions relatives aux banques .
Les taux bas ne nuisent pas à la rentabilité du credit car celle ci se fait sur la marge et non sur le taux nominal .(on genere plus de marge sur un credit à 2% pour lequel on trouve de la ressource à 0,25% que sur un credit à 10% refinancé à 9 )
La perte de rentabilité est la consequence de deux facteurs :
- celui d'une absence de pentification des taux (ecarts entre les taux longs et courts ) qui ruine une activité de base des banques celle de la transformation( utilisation de ressources courtes en credits plus longs )
- celui d'une regulation qui impose de plus en plus de fonds propres pour faire du credit ce qui nuit à l'idée d'un sauvetage par les volumes .
Sur le credit l'action de la BCE qui crée de la monnaie au lieu que ce soit les banques qui le fassent aboutit à ce que cette monnaie profite à des fonds ..plutôt qu'a des investisseurs alors que le credit bancaire s'y consacre par construction .
Sur la remuneration des actionnaires il faut rappeler que le dividende est le prix du risque assumé par l'actionnaire .Au vu de la forte degradation des cours et donc du patrimoine de ceux ci ,il est difficile de dire qu'ils ne le paient pas au prix fort dans des proportions que le dividende est bien loin de compenser
a écrit le 01/10/2016 à 9:47 :
Les bilans de ces grandes banques dites systémiques est présenté de manière à ce que ces banques présentent des ratios de solvabilité conformes aux règles de Bâle 3 et faire penser qu'elles sont secures (stress tests). Or, la présentation de ces bilans est faite selon le système/ raisonnement américain, en prenant en compte des bases différentes, et le vrai ratio est plus proche des 2 ou 3% que le chiffre que les banques nous vendent pour se rapprocher des attendus de Bâle 3. Donc, on nous présente du bla bla et le risque perdure, y compris sur les principales banques françaises (CA. SG &co. ). Faut pas croire à la lettre ce qu'on nous vend.
Réponse de le 01/10/2016 à 11:42 :
Vous oubliez que tous les outils avec l'effet de leviers demande des collatéraux en hors bilan et que la prime est au bilan donc le risque propre repose bien dans les ratios prudentiaux donc on est plus proche de 20 % que de 10% le ractio de mac donough étant de 12 % en cash ou en obligation d'état .
Donc faut arrêter de raconter n'importe quoi . Il y a du cash car les participations des banques dans les sociétés d'assurance ont été remplacées au dénominateur de mac donough par du cash ou des obligations d'état.
a écrit le 01/10/2016 à 9:02 :
Dans l'exemple de la DB, c'est bien le risque juridique qui ressort, plus important aujourd'hui que les risques opérationnels, ce qui est tout de même un comble. Comment estimer la sincérité des comptes d'une société si on ne connait pas le risque juridique à plus ou moins 10 milliards? Et pour ce qui est des risques opérationnels, la régulation,est, effectivement, sensée les maitriser, mais elle pèse sur l'activité. On aura l'air malin quand aucune banque européenne (seules BNPP et DB aujourd'hui) ne sera au niveau par rapport aux géants américains; condamner la finance en Europe à jouer en deuxième division doit être murement réfléchi!
a écrit le 01/10/2016 à 8:45 :
le problême semble être les B anques centrales qui font de la politique mais pas leur boulot de banque
les taux negatifs une anomalie faite uniquement parce que les etats refusent de faire des réformes et vivent au dessus de leurs moyens
Réponse de le 01/10/2016 à 19:23 :
Les banques centrales essayent de réparer les erreurs des politiques.
a écrit le 01/10/2016 à 7:36 :
Une reforme profonde du systeme bancaire. C'est un euphemisme.
Donc, rien ne bougera, jusqu'au crack final.
a écrit le 01/10/2016 à 0:15 :
Analyse imparable.

Pour qu'il y ait relance par la dépense publique, la réforme bancaire suppose aussi la réforme de l'Euro d'une part et abolir la li de 1973 qui interdit au trésor d'emprunter à la banque de France. Les états doivent reconquérir la souveraineté monétaire donnée aux banques!
Réponse de le 01/10/2016 à 11:45 :
Et bien voyons!!!! et vous allez réguler l'inflation comment? Vous avez prévu comme les zimbabéwiens d'aller chercher votre baguette avec la brouette de billet . Quand MACRON disait que les jeunes devaient devenir tous milliardaires, un comique africain répondit que tous les jeunes français allaient immigrer au zimbawé?
a écrit le 30/09/2016 à 23:14 :
Au taux d'intérêt actuel, les banques ne peuvent couvrir les risques des prêts à l'économies. Elles doivent se couvrir, soit par des contrats d'assurance crédit, soit en achetant des produits dérivés (CDS) très rémunérateurs pour le vendeur qui reçoit un paiement immédiat mais doit payer en cas de défaut de crédit. Il semble que la Deutsch Bank ait vendu beaucoup de CDS avant la crise financière pour gonfler son bénéfice sans engager de capitaux propres sur les risques encourus hors bilan. Mais les règles jurisprudentielles changent. Le nanti apparaît nu. Alors c'est le bank run!
Réponse de le 01/10/2016 à 11:39 :
Non le bank run ne vien pas car par rapport aux CDS il y a des CDO avec une caution collatérale sous forme de 10% de cash ou d'obligation et les banques disposent de 20% de cash pour couvrir les risques .... lol et les assurances avec SOLVENCY 2 disposent de 50% des risques en provision . Donc il faudrait que vous ayez un raisonnement global comme pepsi et non pas comme coke. Se focaliser uniquement sur les CDS en oubliant que le crédit aux particuliers repose sur un modèle probabiliste et que les crédits aux entreprises prennent en compte le taux refi , c'est oublier que les particuliers paient des taux à 1.5% contre 0.1 en refi donc les banques se mettent plus de 20 % de marge , de quoi couvrir le cd4 avec les risques immobiliers même si les débiteurs aux FICP sont effectivement les emprunteurs immobiliers
Réponse de le 01/10/2016 à 12:02 :
la couverture du risque est affaire de marge et non de taux nominaux !Aujourd'hui faire du credit conso à 4% en se couvrant par des emprunts de même durée à taux negatifs ou proches ça vaut largement ce qui se faisait avant .
Le problême est qu'en raison 'une absence d'ecarts entre taux longs et courts (ça c'est l'impact des poltiques de banques centrales ) les banques n'ont plus d'activité de transformation :par ailleurs la regulation qui leur impose des accumulations de fonds propres ,securité illusoire ,les contraints à limiter la distribution de credit et donc la creation de monnaie .Cette activité est volontairement assumée par la BCE sauf qu'elle ne préte pas aux investisseurs (il faudrait alors qu'elle etudie chaque dossier ) mais au marché
a écrit le 30/09/2016 à 21:21 :
Excellente analyse et complète en plus, faites attention du coup vous faites partie des économistes que les experts néolibéraux que l'on entend et voit partout, ne veulent plus entendre nulle part. Un autre signe que tout va mal, même le détournement du langage ne suffit plus à cacher leurs incompétences ils sont obligés d'en venir aux mains.

Le seul hic dans votre remarquable démonstration c'est la relance de l'économie par les banques centrales et donc par les caisses publiques, or les caisses publiques sont vampirisées par cette même finance via les intérêts des dettes publiques, on ne voit donc pas trop comment les États pourraient injecter massivement de l'argent dans l'économie réelle, du moins autant qu'elle en aurait besoin.

Et comme vous dites une telle relance ne pourrait pas se passer de s'accompagner d'une régulation ferme de la finance voir d'une suppression totale étant donné que grâce à ces capitaux elle finirait à moyen terme par aspirer une grosse part de cette injection vitale de liquidités.

Sachant que c'est la finance qui domine le monde on voit mal comment une telle idée pourrait être mise en place sans remettre également en question la compromission entre les milieux d'affaires et le milieu politique, tant que la politique restera professionnelle elle restera la servante des gens pouvant la payer.
Réponse de le 01/10/2016 à 9:08 :
@Citoyen blasé
Vos propos "Excellente analyse et complète en plus, faites attention du coup vous faites partie des économistes que les experts néolibéraux que l'on entend et voit partout, ne veulent plus entendre nulle part. Un autre signe que tout va mal, même le détournement du langage ne suffit plus à cacher leurs incompétences ils sont obligés d'en venir aux mains"
--> Romarin Godin économiste, vous n'avez vraiment peur de rien dans la désinformation.
Réponse de le 01/10/2016 à 11:29 :
La désinformation ? Votre paranoïa semble particulièrement sévère, faites vous soigner d'urgence. ET si vous n'êtes pas capable de reconnaitre une analyse d'une propagande c'est que soit vous êtes un troll, la plus grande des possibilités, soit vous n'y connaissez rien mais n'hésitez pas à asséner des jugements d'une médiocrité rarement égalée, soit les deux.

Cet article est d'un niveau 100 fois supérieur à toutes les prêches néolibérales des prêcheurs néolibéraux que l'on voit et entend partout dans les médias de masse. C'est du niveau d'un économiste, d'un vrai pas d'un gars qui ne fait que rabâcher un dogme stérile en échec permanent.

Et économie d'une part j'ai de solides bases et d'autre part j'ai un bien meilleur niveau que ceux des médias de masse, c'est bien pour cela d'ailleurs que jamais on ne leur oppose de contradicteurs, ils ont un diplôme dont on ne sait pas trop comment ils les ont obtenu d'ailleurs il faut croire que le niveau est bien bas, ils ont une messe à raconter et c'est tout. C'est lamentable

Apprenez à vous remettre en question parce qu'avec un commentaire de ce genre vous touchez quasiment le fond de la pensée humaine.

Merci.
Réponse de le 01/10/2016 à 22:10 :
@Réponse à Citoyen blasé.
Si vous croyez que Mr Godin (journaliste ...) est un économiste je vous laisse à vos croyances. Pour moi, Il n'est qu'un journaliste aux propos bien souvent excessifs..
Réponse de le 02/10/2016 à 9:52 :
Vous vous arrêtez sur un simple mot parce que vous êtes incapable d'élaborer une analyse, c'est franchement triste.

Je ne crois pas moi, je ne suis pas prêcheur, je n'ai pas de dogme plein la tête je sais parfaitement que la vérité est "locale est temporaire", je pense par contre, beaucoup et je doute aussi, c'est ça penser.

Vous devriez essayer de temps en temps ça bouleverserait votre vie, allez y doucement au début quand même.

Et si vous appelez économistes tout ces serviteurs néolibéraux qui ont envahi tous nos écrans et toutes nos ondes en effet il est logique que vous trouviez un article aussi formidable que celui-ci contraire à votre mode de pensée et que donc vous essayez de la rabaisser toute pensée contraire à votre dogme étant à éradiquer.

Arrêtez de faire le troll un peu, vous valez bien mieux que vous pensez vous pouvez évoluer, rien ne vous l'interdit au lieu d'alimenter sans arrêt le mal qui frappe notre économie et l’humanité qui la subi.

Merci.
Réponse de le 02/10/2016 à 9:53 :
"La vérité est locale et temporaire", bien sûr, désolé pour la faute.
Réponse de le 02/10/2016 à 11:50 :
@Réponse de CItoyen blasé
Votre virulente argumentation sur les trolls ou autres paranoïas me parait excessive au regard de ma remarque légitime. "Godin n'est pas un économiste mais un journaliste". Par ailleurs, son argumentation est toujours orientée et donc pas toujours objective. Que la Deutche Bank soit déstabilisé par les crises passées ça ne me parait pas anormale, au même titre ne me parait pas normale l'amende US potentiellement (irréaliste) qui déstabilise cette banque et à travers elle tous le système bancaire Européen. Lehman Brothers a permis d'identifier une chose claire. Le secteur bancaire est lié et une banque identifiée comme systémique qui tombe c'est une déstabilisation des autres banques.Quant à la politique de relance voulue par le journaliste partisan Godin par alimentation des dettes souveraine, il ne fait pas l’unanimité des pays européens. Je rappelle simple l'article 21 du traité instituant la Communauté européenne :
- déficit public (État + ODAC + Collectivités locales + sécurité sociale) inférieur à 3 % du PIBN
- Dette publique (ensemble des emprunts contractés par l'État et l'ensemble des administrations publiques, dont les organismes de sécurité sociale) inférieure à 60 %
Alors pour la France que constatons nous, l'absence de réforme structurelle de fond qui conduit à faire exploser le déficit publique. Nous sommes de ce fait hors jeu de l'Europe (entre autre par rapport aux pays de l'est et du nord). Si vous croyez comme Godin que la fourmis Allemande va accepter de payer pour la cigale hypocrite France vous vous trompez. Si vous ne connaissez pas bien Godin relisait ces papiers sur les Grèce et vous vous rendrez compte qu'il fait parti des partisans de Aléxis Tsípras qui ont provoqué la deuxième crise bancaire européenne affaiblissant toute l'Europe par le manque de confiance des autres états de la planète Terre envers ces rigolos ... Le secteur bancaire Européen paye encore aujourd'hui cela. Bizarre Mr Godin n'en parle pas dans son article .... Économiste Godin sans blague ?
Réponse de le 02/10/2016 à 19:45 :
"Si vous croyez comme Godin que la fourmis Allemande va accepter de payer pour la cigale hypocrite France vous vous trompez. "

A aucun moment j'interprète les pensées des uns et des autres, comme je ne me repose sur aucun dogme ma pensée est complètement libre et par du principe que celle des journalistes également.

Contrairement aux commentateurs dans votre genre que l'on voit systématiquement apparaitre dans un premier temps par l'invective et ensuite noyant les éléments sous des flots de paroles qui ne veulent rien dire, votre démonstartion n'en est pas une elle n'est que l'expression du dogme néolibérale, vous ne pensez pas vous prêchez la bonne parole des marchés financiers.

SI vous n'êtiez pas obnubilés par vos obsessions et vos peurs vous sauriez qu'à aucun moment je ne souhaite que l'Allemagne paye pour la france, on voit bien que vous n'êtes pas là pour lire les commentaires des autres, pour partager, vous êtes là uniquement pour imposer votre dogme.

EN ce qui concerne ma paranoia supposée là encore vous ne faites preuve d'aucune imagination étant donné que c'est moi le premier à vous l'avoir reproché je pense qu'un bon logiciel ferait le même travail que vous d'ailleurs je commence à douter sérieusement en lisant votre commentaire.

Donc si vous n'êtiez pas seulement intéressé par votre seule personne et le dogme que vous prêchez vous sauriez que pour ma part je demande la sortie de la france de l'union européenne afin que celle-ci puisse retrouver enfin un temps soit peu de liberté et reprendre les manettes de contrôle des politiques économiques et sociales de ce pays.

JE prône également un non remboursement des intérêts de la dette et que les banques centrales puissent prêter directement aux états, ces intermédiaires privés ne sont là que pour enrichir des gens tellement riches qu'ils appauvrissent toutes les économies du monde.

BRef vous ne me lisez pas, vous me faites tenir des propos que je ne tiens pas, vous ne tenez absolument pas compte de ce que je raconte, vous êtes définitivement un troll, un gars qui a oublié son humanité pour se mettre au service d'une machine qui nous dirige droit dans le mur.

Votre incapacité à élaborer un commentaire digne de ce nom ne fait que prouver que j'ai raison, vous parlez beaucoup mais n'exprimez aucune analyse, vous parlez tout seul et vous semblez beaucoup vous écouter mais c'est du monologue que vous faites certainement afin d'avoir infantilement le dernier mot. JE ne vous félicite pas.

Mais puisque vous le voulez tant, si ça peut ne retirer qu'uyn tout petit peu de ressentiment que l'on sent fortement ancré en vous je vous le laisse avec grand plaisir, vous avez démontré ce que je voulais, j'espère seulement que vous arrêterez de m'opposer des messes insipides de curés de paroisses.

Je vous souhaite une bonne continuation dans les abimes de la novlangue, de ces logiques indiscutables qui n'ont toujours pas de sens, de ces perpétuelles messes néolibérales qui ne font que prouver l'incapacité des néolibéraux à évoluer. C'est vraiment très inquiétant.
Réponse de le 02/10/2016 à 21:28 :
@Citoyen blasé
Vos propos :

"pour ma part je demande la sortie de la france de l'union européenne afin que celle-ci puisse retrouver enfin un temps soit peu de liberté et reprendre les manettes de contrôle des politiques économiques et sociales de ce pays.

JE prône également un non remboursement des intérêts de la dette et que les banques centrales puissent prêter directement aux états, ces intermédiaires privés ne sont là que pour enrichir des gens tellement riches qu'ils appauvrissent toutes les économies du monde."

Vous êtes donc Mélenchon ou Marine le Pen compatible.
Vos suggestions signifient faillite de la France, sortie du système Européen et même l'isolement international (qui ne rembourse pas sa dette ne reçoit plus de crédit). Une situation qui provoquerait pauvreté pour le peuple Français et bien sur une fuite des plus favorisés dans des états plus civilisés. Ou vous êtes éleveur de brebis dans le Larzac ou il faut d'urgence ouvrir les yeux pour comprendre que nous avons plus à perdre qu'à gagner de vos propositions qui isolerait pour longtemps la France des autres pays de la planète.

Donc pour finir, c'est bien ce que je disais vous prenez Godin qui défend ce type de propositions folles pour un économiste alors qu'il ne s'agit que d'un journaliste d’extrême gauche.

Salutations,.
a écrit le 30/09/2016 à 20:46 :
deutsche bank 2015 2016 c'est la Chine
(plus que hsbc car il n'y a pas de fabrcants de machines outils ni à londres ni à HK)

il n'y a aucun exces d'epargne: la seule epargne est l'immo sans dette, les stocks de commodités sans dette et le Gold

les oat ne sont pas de l'epargne: c'est du brun, (une oat est un produit derivé, en l'occurence des impots des francais)

sinon DB n'est plus une banque depuis 2008 mais un comptoir de la BCE FED BOJ
Réponse de le 01/10/2016 à 8:29 :
Au passage demander leur ou passe l'argent des Français en remboursement de la soi disant dette, nous payons en réel de la monnaie de singe nos politiques sont tous des vendus..... ils vendent la France à la découpe....
Réponse de le 01/10/2016 à 8:29 :
Au passage demander leur ou passe l'argent des Français en remboursement de la soi disant dette, nous payons en réel de la monnaie de singe nos politiques sont tous des vendus..... ils vendent la France à la découpe....
Réponse de le 01/10/2016 à 11:51 :
L'OAT n'a jamais été un dérivé mais bien de la dette sans effet de levier. Cependant il est vrai qu'avoir acheté une obligation à taux d'intérêt à 4.5 pourcent et se retrouver à des taux négatifs , c'est augmenter sa valeur de cotation et faire 100 % de plus value mais pas sur le dos des contribuables mais par la spéculation car le risque de remboursement par l'Etat Français n'est pas avéré. Les agences de notation ne sont plus en odeur de sainteté étant donné que sur les marchés financiers en complément de leurs analyses, les analystes financiers demandent les situation des contreparties . Donc perdre son AAA n'est plus que le HAAA aux agences financières
a écrit le 30/09/2016 à 20:29 :
Clarté pédagogique, comme souvent. Mais le problème, ici, c'est la psychologie allemande : ils se refusent à une relance, que tout le monde ressent aujourd'hui comme indispensable, et toujours parce qu'ils font cette sempiternelle névrose monétaire et obsessionnelle sur les années 20. Pour une fois que le problème est aussi chez eux, et pas uniquement à Lisbonne ou à Rome, peut-être, par nécessité, vont-ils enfin ouvrir les yeux ? Peut-être : l'idée que l'austérité vertueuse est PARFOIS procyclique, et donc néfaste, choque les enfants de Luther .
a écrit le 30/09/2016 à 20:01 :
Je suis bien d'accord, l'auteur de l'article confond tout, et se contredit beaucoup.

Pour être banquier et travailler dans une pure banque de financement et d'investissement depuis toujours, le problème ne réside pas dans les choix politiques qui ont été faits dans les années 2007-2008. Ceux-ci ont été faits dans l’urgence pour contenir et éviter la propagation d’un incendie qui aurait pu tout emporter.

Avions-nous le choix ? Oui, toujours évidemment, et nous l’avons vu avec Lehman Brothers.

L’Etat n’hésite pas à sauver de petites PMEs régionales en faillite médiatisées, par soucis pour l’emploi, pour l’image aussi… et ne sauverait pas des champions (j’insiste, de vrais champions dans leur secteur) mondiaux embauchant plusieurs centaines de milliers de personnes à travers le globe et ayant la charge de l’épargne de millions de clients ?! Absolutely non sense, comme disent les anglosaxons.

Le premier problème réside dans l’inconstance d’une réglementation qui change tous les jours pour chacune des dizaines d’activités qu’exercent les banques, et la tentation politique (j’insiste, tentation politique) de systématiquement remettre en cause, voire pire, démontrer par l’exemple que les banques sont fragiles y compris lorsqu’elles ne le sont pas, ou, au mieux, qu’elles sont malhonnêtes.

La plasticité du secteur bancaire est énorme. Aucune industrie n’a une telle capacité d’adaptation à un environnement réglementaire et de marché (les marchés sur lesquelles les banques se refinancent et les clients auxquels elles prêtent) aussi volatils. Les nouvelles règles imposées ne sont fondamentalement pas mauvaises, mais le fait qu’elles changent chaque jour pose de vrais problèmes. Une banque déclarée tout à fait solide aujourd’hui parce qu’elle dispose par exemple d’un ratio Tier one de 12%, pourra tout à fait être déclarée quasi-insolvable demain parce qu’un nouveau ratio ne sera pas respecté. N’oublions pas que, lorsqu’une banque prête à 25 ans pour un prêt immobilier, elle doit au même moment se refinancer quasiment à 25 ans sur les marchés. Les banques s’inscrivent ainsi dans le long terme, par nature, et pour des montant se comptant en milliers de milliards. Comment gérer de telles tailles de bilan à 25 ans, si les règles changent tous les ans ? La solution est simple, et elle consiste en réduire la taille des établissements. Avec des bilans plus petits, les banques deviennent encore plus manoeuvrables.

On touche ici le paradoxe de la réglementation et de la politique monétaire, le deuxième problème. On ne peut pas d’un côté pousser les banques à rétrécir leurs bilans, et de l’autre inonder le système de liquidités comme le fait actuellement la BCE dans l’espoir que les banques prêteront plus (car c’est bien elles qui prêtent). Ce sont deux objectifs contradictoires, impossibles à réconcilier. Dans l’attente, oui, une grande partie des liquidités créées par la BCE reste tankée dans les bilans des banques. Cette liquidité est en effet recyclée dans le seul système financier. Par ailleurs, je suis toujours étonné de remarquer que les acteurs économiques se préoccupent beaucoup du niveau des taux plutôt que de leur variation. Or, c’est bien la variation à la hausse, ou à la baisse, et non le niveau absolu, qui permet de contrôler et piloter l’économie. Si des mesures ne sont pas prises urgemment aux US et en UE pour remonter les taux et réduire la liquidité, avec un Euribor 3 mois à -0,35% et des taux swap 5 ans négatifs jusqu’à au moins 5 ans, nous ne disposerons plus de marge de manœuvre pour les baisser lors du prochain cycle économique.

Enfin, la conclusion de l’article s’apparente à tous les mauvais papiers que l’on voit actuellement. Politiser, politiser, politiser, détruire, détruire, détruire. Mais n’avons-nous pas suffisamment détruit de choses ces dix dernières années qu’il ne reste vraiment plus rien à reconstruire ? Le climat politique est-il si morne que l’on souhaite encore plus d’instabilité politique, avec son lot usuel de démagogie de bistrot ?

Reconstruisons. Et pour cela, créons la stabilité nécessaire à pouvoir se projeter dans l’avenir.
Réponse de le 30/09/2016 à 22:03 :
Europe sans gouvernance politique ni économique .

le bordel.succession de crises à répétition ,démocratie en danger ,

dirigeants attention;nationalisme à nos portes
Réponse de le 01/10/2016 à 6:14 :
Le problème est justement de prêter sur 25 ans pour un achat immobilier ; 15 ou 18 ans devrait être la norme (comme ça l'était) et on aurait évité probablement quelques effets pervers.
Les banques ont aussi prêté aux états sans discernement sachant que ces prêts étaient quasiment sans risques.
Maintenant, faire supporter aux contribuables les turpitudes des banques, la est le véritable scandale ( voir l'Irlande). Mais je reconnais que la France a été à peu près épargnée ( mais on ne sait peut être pas tout).
Réponse de le 01/10/2016 à 9:20 :
L'analyse de ce banquier n'est pas convaincante. On ne pousse pas les banques à rétrécir leur bilan, on met au contraire des gardes-fous pour qu'elles ne fassent plus n'importe quoi. Quant aux taux d'intérêt, ils sont bas car l'économie va mal. Si on les augmente, l'investissement va encore plonger un peu plus et plomber la croissance.
Réponse de le 01/10/2016 à 15:10 :
@jmp48 la réduction de la taille des bilans des banques est une conséquence des dernières mesures réglementaires. Évidemment, ce n'est pas un objectif imposé par le régulateur (quoique, celui-ci peut parfois contraindre certains établissements à céder en masse des actifs), mais une réponse du système bancaire.

Sur le niveau des taux, je pense que le contexte macro-économique européen n'est fondamentalement pas plus mauvais aujourd'hui qu'il y a 8 ans, donc il n'y a pas de raison de laisser les taux à ce niveau, si ce n'est l'inflation certes très faible (à l'inverse de la Fed qui est focalisée sur la maîtrise de la croissance, la BCE a pour objectif la maîtrise de l'inflation).

L'inondation du marché par la BCE de liquidités sans perspectives de réutilisation/Investissement est un problème. En ce sens, le plan Juncker corrigera un peu cette anomalie, mais nous sommes entrés dans une période disfonctionnelle.
Réponse de le 02/10/2016 à 10:51 :
@45ACP
Vous les banquiers n’avez pas compris que le cycle économique en vigueur depuis les années de la dérégulation est terminé et que l’on ne reviendra jamais au niveau de ce que la finance a connu ces 30 dernières années.
Vous ne vous rendez pas compte de ce que votre comportement basé sur la cupidité fait endurer a la grande majorité des citoyens via la financiarisation excessive de l’économie. La stabilité que vous demandez, les marchés sont incapables de la réaliser. Ce sont eux les responsables du désordre économique apparu dans les années 2000 et vous continuez à jouer avec eux. Svp arrêtez de vous plaindre, changez de paradigme.
Enfermés dans votre logique vous oubliez votre rôle, celui de faire vivre l’économie réelle.
N’oubliez pas qu’aujourd’hui, ce sont les états et les citoyens qui forment votre fond de roulement.
La BCE vous permet, par la mise en place d’un QE, de financer les entreprises, les foyers. Vous avouez, que vous « tankez » ces liquidités, confirmant par là ce que toute personne qui s’intéresse un tant soit peu à l’économie a pu constater. Là encore ce comportement est indigne.
a écrit le 30/09/2016 à 18:46 :
Et si les difficultés du système financier était du au fait que les économistes oublient de tenir compte du role de l'énergie dans leur raisonnement? L'énergie remplace le travail et doit être considérée comme le travail: travail, capital, énergie. Il faut répartir les charges sociales sur le travail ET sur l'énergie.
Réponse de le 01/10/2016 à 11:57 :
L'énergie ne prend pas la place du travail car jamais les cobots ou les machines ne remplaceront l'homme .
Il y une crise de confiance à la base entre l'actionnaire et les entreprises et les états et donc le consommateur actionnaire doit être rassuré et c'est là le vrai problème car on peut facilement réduire l'endettement des états et pour l'énergie c'est pareil avec les panneaux solaires et les batteries pour l'agro alimentaire et même pour les aciéries avec les barrages hydro électriques .
Réponse de le 02/10/2016 à 7:46 :
Si un jardinier met 8heures pour bêcher manuellement son jardin, il mettra seulement 2heures avec un motoculteur qui aura consommé 1litre d'essence; il aura économisé 6heures de travail grace a l'énergie consommée. C'est bien le litre d'essence qui a permis de remplacer 6 heures de travail.
Réponse de le 02/10/2016 à 10:29 :
Le travail et l'énergie, c'est de même nature; le travail étant réservé à l'énergie fournie par l'être humain. Ce travail peut être physique ou intellectuel. L'informatique est "intellectuelle". Le robot est "physique et intellectuel". Merci.
a écrit le 30/09/2016 à 17:52 :
N'importe quoi ces conclusions! "Compenser la rémunération par le volume" preter à qui pour compenser? si les clients ne veulent pas acheter plus?
"Epargne sur les marchés rémunérateurs plutôt que d'investir dans la production" ben oui produire ne sert a rien s'il n'y a pas assez de débouchés supplémentaire?
Bref les théorie de ce genres ne valent pas lourd! Ayez une vision plus macro, plus large. On impose pas aux marchés, il n'agissent que s'il y a intérêt.
a écrit le 30/09/2016 à 17:33 :
Le secteur est à la fois trop hétérogène (concentré dans certains pays, totalement éclaté dans d'autres comme l'italie) et autorisé à faire des transactions qui posent un vrai problème car pour beaucoup effectué sur des darkpools.

On peut interdire de faire d'énormes transactions sur les dérivés pour les plus grosses d'entre elles mais on préfère les taxer, c'est plus simple pour les politiques.

Le politique n'a strictement rien compris à la crise et c'est normal, car il en profite à plein.
Il n'y a qu'à voir le patrimoine des élus : tous multi-propriétaires, ultra heureux d'avoir vu leur patrimoine doubler en 15 ans et de ne posséder, pour la morale, aucune action d'aucune entreprise.

Tout est parait-il parti d'une crise immobilière... mais ce n'était pas les banques qu'il fallait sauver, c'était le patrimoine des élus qui avait doublé avant tout.
Accessoirement, quels politiques ne sont pas heureux d'emprunter à tout va à taux négatif ? Pas les francais en tout cas.

Oui, il manque de la régulation mais le politique a tranché : du moment qu'on taxe, on authorise TOUT.

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