Levée de boucliers contre la création du secteur optionnel
Fabien piliu
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Après la publication au Journal Officiel des décrets obligeant les complémentaires santé à rembourser des dépassements d'honoraires plafonnés, pratiqués par des médecins spécialistes de bloc opératoire, les réactions des mutuelles et des consommateurs ne se sont pas fait attendre. La solution élaborée par le gouvernement, l?option de coordination est, déjà critiquée. Selon la Mutualité Française, celle-ci ne réglera en rien la problématique de l'accès aux soins pour les patients.
L'option de coordination n'a pas fait ses preuves
Au contraire, le renforcement de l'option de coordination créée en 2005 pérennise une solution inefficace car peu attractive pour les praticiens », estime la Mutualité dans un communiqué. En 2011, seuls 1 500 médecins adhéraient à l'option de coordination, dont moins de 400 parmi les chirurgiens, les anesthésistes et les gynécologues obstétriciens, des praticiens concernés par le nouveau décret.
« C'est trop peu pour que l'ensemble des patients voient les bénéfices de cette mesure et surtout pour encadrer efficacement les dépassements d'honoraires qui ne cessent d'augmenter », poursuit la Mutualité.
Les consommateurs s'inquiètent
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Pour UFC-Que Choisir, cette solution est loin de l?avancée promise. « C?est un nouveau renchérissement du coût de sa santé qui se profile, après l?explosion de 6,7 milliards d?euros entre 2006 et 2010, établie par l?UFC-Que Choisir », explique l?association de consommateurs. « La mise en ?uvre du secteur optionnel entraînera automatiquement une nouvelle augmentation des cotisations de complémentaire santé, avec la répercussion sur les assurés des honoraires supplémentaires à rembourser. Cela signifiera en outre que les 4 millions de Français dépourvus de couverture complémentaire devront assumer seuls le poids écrasant de ces nouveaux dérapages tarifaires », poursuit UFC-Que choisir.
Fabien piliu
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