Moody's relève la perspective de la note de l'Italie

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L'agence de notation a précisé qu'elle pourrait même rehausser la note de l'Italie, actuellement au niveau Baa2, en fonction de l'amélioration de la situation économique du pays. REUTERS.
L'agence de notation a précisé qu'elle pourrait même rehausser la note de l'Italie, actuellement au niveau Baa2, en fonction de l'amélioration de la situation économique du pays. REUTERS. (Crédits : reuters.com)
L'agence de notation financière a rehaussé vendredi soir la perspective de la note de solvabilité du pays, à "stable", estimant que sa dette représentera moins de 135% du PIB, cette année.

Moody's se montre plus clémente à l'égard de l'Italie. Vendredi soir, l'agence de notation financière a annoncé qu'elle relevait la perspective de la note de solvabilité du pays, de négative à stable.

Moody's a précisé qu'elle pourrait même rehausser la note de l'Italie, actuellement au niveau Baa2, si la situation économique s'améliorait à la faveur de réformes, en particulier celles concernant le marché du travail.

L'agence de notation justifie le relèvement de la  perspective par l'amélioration des finances de l'Etat, estimant que la dette du pays représentera moins de 135% de son PIB (produit intérieur brut), cette année.

Moody's ajoute que la démission du président du Conseil, Enrico Letta, et le fait que Matteo Renzi, le leader du Parti démocrate (PD, centre gauche), sera sans doute amené à former un nouveau gouvernement, ne changent en rien ses projections.

L'agence constate que les risques liés aux besoins potentiels de recapitalisation du secteur bancaire de la Péninsule sont à présent plus limités.

Moody's avait déjà relevé la perspective de la note de solvabilité de l'Espagne, un autre pays durement touché par la crise de la dette souveraine, au niveau "stable", afin de tenir compte d'un rééquilibrage de l'économie du pays.

Elle avait abaissé à plusieurs reprises la note de l'Italie, lorsque la crise de la zone euro s'était intensifiée à l'été 2011, la diminuant au total de six crans, de Aa2 à Baa2.

Standard & Poor's et Fitch, quant à elles, notent respectivement l'Italie BBB BBB+. Les deux agences ont une perspective négative sur le pays.

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Commentaires
a écrit le 16/02/2014 à 10:02 :
Marrant !
Rien ne s'est arrangé en Italie, au contraire !
L'Italie a menacé d'attaquer en justice les 3 agences de notations et leur réclame des centaines de milliards ... et aussitôt, la note progresse !
C'est sûr, on nage en plein dans le rationnel.
a écrit le 15/02/2014 à 14:54 :
Charlots and Company.
a écrit le 15/02/2014 à 10:33 :
De toutes façons ,l Italie est condamnée au défaut style grec à lond terme ,10 à 20 ans ,de par sa démographie catastrophique , allez en Italie et vous verrez dans quel état de délabrement est le pays ,20 années sans aucun investissement ,le sud c est carrément le tiers monde .
Réponse de le 15/02/2014 à 12:02 :
Vous y allez souvent en Italie ?!?
Réponse de le 15/02/2014 à 12:12 :
Sympa le commentaire et tout en nuance !! pourquoi pas dans 40 ou 50 ans..
Réponse de le 15/02/2014 à 13:55 :
L'interlocuteur "Fab" n'a pas tort. Si les dirigeants grecs n'avaient pas cédé au chantage européen et qu'avec nettement plus de luxicité, ils avaient déjà fait un retour à la drachme, sans aucun remboursement de dette (ce qui a déjà été fait dans les années 1970; la Grèce ayant arrêté tout remboyrsement de dette avec l'accord des toutes les instances juridiques internationales qui partent logiquement du principe que le prêteur prend le risque de ne pas être remboursé), la Grèce aurait retrouvé la quitude au bout de 5 à 6 ans maximum. Et cela non seuelement grâce au courage d'un peuplue grec hyper-travailleur, mais aussi aux grandes possibilités et potentialités du pays. Aujourd'hui, en se laissant escroquer par les états-vioyous européens (france et allemagne en tête), les Grecs sont victimes d'un génocide économique et mettront immanquablement plus de 30 à 50 ans à redresser la tête et retrouver un niveau de vie simplement décent.
Réponse de le 15/02/2014 à 14:23 :
Oui, il faut sortir .Oui, il faut observer autour de soi et confronter ses observations avec les propos des économistes . L'Italie s'en est toujours sortie . C'est en allant en Italie et en observant les touristes italiens (fort nombreux en France) que l'on peut se forger une juste opinion.
Les Italiens sont de grands travailleurs mais savent aussi s'amuser cela est bien suffisant pour s'en sortir . La confiance en soi faisant le reste.

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