Christine Lagarde veut aller plus loin dans la réduction des déficits

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La ministre de l'Economie estime "ambitieux mais pas irréaliste" de ramener le déficit public à 3% du Produit interieur brut en 2013.

L'objectif gouvernemental de réduction rapide des déficits publics appelle de nouveaux efforts dans tous les ministères, déclare Christine Lagarde dans un entretien à paraître jeudi dans les Echos.

En 2009, le déficit budgétaire de l'Etat s'est établi à 138 milliards d'euros, selon le projet de loi de règlement des comptes examiné ce mercredi en commission à l'Assemblée nationale. C'est 2,9 milliards de moins que par rapport à la prévision retenue dans la loi de finances rectificative de décembre 2009.

La ministre de l'Economie annonce par ailleurs qu'elle examinera les prévisions de croissance de la France "après lecture des résultats du deuxième trimestre 2010 qui seront connus mi-août".

"D'une manière générale et absolument certaine, il va falloir en faire plus que ce que pensent tous les ministres ! Je peux vous le confirmer", déclare-t-elle à propos de la réduction des déficits publics.

Sur les 100 milliards d'économies considérés par le gouvernement comme nécessaires à la résorption du déficit d'ici 2013, la moitié proviendra de réductions de dépenses.

Paris veut résorber son déficit prévu à 8% du produit intérieur brut en 2010. Le programme de stabilité prévoit ensuite 6% du PIB en 2011, 4,6% en 2012 et 3% en 2013, sous réserve d'une croissance de 2,5% à partir de 2011. Cette dernière prévision "est ambitieuse, mais pas irréaliste", estime Christine Lagarde.

"En 2009, la France a mieux résisté que les autres pays. Si on raisonne, de surcroît, par analogie, la France s'était redressée très fortement après la crise de 1993, et dès l'année suivante. J'aviserai après lecture des résultats du deuxième trimestre 2010 qui seront connus mi-août", précise-t-elle.

A l'approche du G20 de ce week-end à Toronto, Christine Lagarde dit avoir "bon espoir" que cette réunion "définisse un cadre et les principes généraux" d'une taxe bancaire.

Sa mise en place en France pourrait rapporter "entre 300 millions, qui correspond au produit de la taxation sur les bonus cette année, et un milliard d'euros", estime-t-elle.

"J'aimerais bien un milliard. Les banques ont les moyens de supporter cette charge. L'année 2009 a été excellente au regard des bonus et des dividendes distribués", ajoute-t-elle

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