Bruxelles se satisferait de la réduction des déficits français

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La Commission de Bruxelles serait satisfaite du plan de réduction des déficits de la France. Cependant, les hypothèses de croissance française sont considérées comme bien optimistes.

La Commission européenne s'apprête à délivrer un satisfecit à la France sur la mise en oeuvre de son programme de réduction des déficits en 2010, dans un rapport d'évaluation qui sera présenté par le commissaire aux Affaires économiques et monétaires, Olli Rehn, ce mardi, et qui a été consulté par l'agence d'information Reuters. "Pour la France, la situation est bonne, cela se passe bien", a résumé une source communautaire.

L'exécutif communautaire continue tout de même d'estimer que les hypothèses de croissance françaises sont plutôt optimistes et que des efforts supplémentaires de réduction de ses déficits pourraient être nécessaires. Il invite par ailleurs les autorités françaises à préciser les mesures d'économies annoncées ces denières semaines.

45 milliards d'économies annoncées

Il y a trois jours, le Premier ministre François Fillon a chiffré à 45 milliards d'euros d'ici 2013 le programme d'économies annoncé début mai. Ce programme, qui consiste en un gel en valeur des dépenses de l'Etat sur trois ans, une baisse de 10% des dépenses de fonctionnement de l'Etat et 5 milliards d'euros d'économies sur les niches fiscales, doit permettre à la France de ramener son déficit public à 3% du PIB d'ici 2013 comme elle s'y est engagée auprès de la Commission.

Il doit être complété par une croissance des recettes pour un montant de 50 milliards d'euros pour atteindre une enveloppe globale de 100 milliards d'euros d'ici 2013.

Le déficit public français est attendu à 8% du produit intérieur brut en 2010 et le programme de stabilité français prévoit ensuite 6% du PIB en 2011, 4,6% en 2012 et 3% en 2013, sous réserve d'une croissance de 2,5% à partir de 2011.

La semaine dernière, l'Allemagne a quant à elle présenté un plan d'austérité d'un montant total supérieur à 80 milliards d'euros d'ici 2014.

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