Retraites des mères de famille : Eric Woerth gêné aux entournures

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Eric Woerth, ministre du Travail, à l'Assemblée le 13 juillet dernier.
Eric Woerth, ministre du Travail, à l'Assemblée le 13 juillet dernier. (Crédits : Reuters)
Le ministre du Travail n'exclurait pas un aménagement de la réforme des retraites en faveur des mères de trois enfants. Une interview donnée au Parisien ce mardi laissait pourtant bien entendre l'inverse.

Le ministre du Travail, Eric Woerth, n'a pas exclu ce mardi un aménagement de la réforme des retraites en faveur des mères de trois enfants. Une affirmation surprenante, puisque opérant un revirement complet par rapport aux propos du ministre retransmis par le journal Le Parisien ce mardi.

Un imbroglio s'est de fait greffé autour de l'interview du Parisien. Cette dernière existe apparemment en deux versions : une première version, communiquée à la presse dès lundi soir, où le ministre excluait de revenir sur les bornes d'âge (62 ans pour le départ à la retraite et 67 ans pour le départ sans décote) ; et une seconde version, publiée ce matin dans le journal, plus édulcorée.

Quoiqu'il en soit, le ministre a souhaité préciser ses propos sur le sujet. A l'occasion d'une visite à l'association France-Alzheimer pour la journée mondiale de lutte contre cette maladie, il a précisé : "Je n'ai jamais dit ça [qu'un aménagement pour les mères de famille était exclu, Ndlr]. J'ai dit que le gouvernement était très ferme sur le [passage de] 65 à 67 [ans] mais je n'ai pas évoqué ce sujet en particulier".

En bref, Eric Woerth a démenti devant la presse exclure a priori de discuter de la proposition relative aux mères de famille. "Tout ce qui peut être fait pour améliorer le texte, tout ce qui peut être fait pour faire en sorte que ce texte prenne encore plus en compte la situation des uns et des autres, des unes et des autres, sera fait. Il faut juste que ce soit dans l'équilibre général du texte", a-t-il ajouté.

Amendements possibles au Sénat

Le gouvernement avait laissé entendre après l'adoption de la réforme en première lecture à l'Assemblée nationale, le 15 septembre, que le texte pourrait encore être amendé au Sénat, notamment sur les questions de pénibilité ou d'égalité hommes et femmes.

Le Sénat entamera l'examen du texte en séance le 5 octobre. Gérard Larcher, président du Sénat, avait émis la semaine passée la possibilité de maintenir à 65 ans, au lieu de 67 ans, l'âge de départ pour bénéficier d'une retraite à taux plein pour les personnes - hommes ou femmes - dont la carrière a été interrompue pour élever leurs enfants.

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