La reprise redonne du moral aux cadres français

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La Tribune Infographie
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Sept cadres sur dix se disent confiants quant à leur avenir professionnel sur les douze prochains mois.

Les cadres retrouvent le moral. Alors qu'en décembre 2009, seulement 55% d'entre eux voyaient d'un oeil optimiste leur avenir proche, ce taux n'a cessé d'augmenter depuis pour atteindre 68% en mai dernier, selon le baromètre semestriel de l'Apec sur la conjoncture et les stratégies professionnelles des cadres. Une hausse tirée par le public âgé de plus de 55 ans, dont 60% se déclarent désormais confiants contre 45% il y a un an.

Un moral au beau fixe qui reflète une conjoncture économique plus favorable : il est vrai que l'enquête a été réalisée au mois de mai soit avant les derniers épisodes de la crise de la dette européenne. Les cadres attribuent en moyenne 5 sur 10 à la situation économique globale, un record d'optimisme depuis la création du baromètre début 2009. Ainsi, 44% des 1.100 cadres représentatifs interrogés jugent que leur entreprise est en développement économique, soit une hausse de 13 points par rapport à mai 2010, tandis que 21% considèrent travailler dans une entreprise en difficulté économique, un taux en baisse de 6 points sur un an.

Et l'amélioration de l'environnement économique se répercute sur les embauches : 69% des personnes interrogées affirment que leur entreprise a recruté des cadres dans les six derniers mois contre 60% en mai 2010.

55% jugent le marché de l'emploi plus favorable pour les cadres que pour les autres salariés, soit un bond de 18 points par rapport au baromètre de mai 2010, mais ils ne comptent en revanche pas plus sur leur entreprise pour sécuriser leur emploi qu'auparavant.

Sur le plan de la satisfaction professionnelle rien ne bouge. L'intérêt du poste, qui convient à 72% des cadres interrogés, compense la charge de travail qui ne contente que 51% d'entre eux.

Avec prudence

Idem côté formation : sept cadres sur dix trouvent utile de suivre des formations courtes. Mais seuls 38% estiment profitable de réaliser un bilan de compétences. Un taux en chute de six points par rapport à l'an dernier qui témoigne d'un regain de confiance, le bilan de compétences étant synonyme de changement professionnel.

Mais s'ils sont plus sereins, les cadres restent tout de même prudents : 68% d'entre eux jugent que la crise n'est pas terminée ou en cours d'achèvement et restent dans l'expectative quant à une possible reprise économique. 17% considèrent même qu'une nouvelle crise est envisageable à court ou moyen terme.

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Commentaires
a écrit le 14/07/2011 à 9:09 :
on en reparlera dans quelques mois quand l'économie aura de nouveau rechutée.
a écrit le 13/07/2011 à 14:33 :
foutage de gueule!!

les étrangers n'investissent pas en france...il ferme leur filiale france ...
a écrit le 13/07/2011 à 12:41 :
Self- promotion de l´APEC!
Moins d´industrie que l´Allemagne, moins d´export etc... et tout devrait aller mieux???
Une ré-industrialisation qui durera au moin 10 ans, l´embellie de l´emploi n´est pas prêt d´arriver!
a écrit le 13/07/2011 à 8:39 :
Il s'avère que ces enquêtes sont toutes probablement suspectes ou médiocres dans la façon dont elles sont menées. Ceci est grave dans le contexte actuel, car mettre en avant un tels résultats, cela voudrait dire que la plupart des cadres ne connaissent rien à l'économie. Préoccupant pour l'avenir d'un pays et d'une économie.
Réponse de le 13/07/2011 à 12:46 :
Effectivement, quand on prends connaissance de l'article, c'est préoccupant pour l'avenir, ou alors c'est notre système hybride (économie-mixte) qui rempli son rôle euphorisant...
a écrit le 13/07/2011 à 8:02 :
La reprise ? Je doutais de l'objectivite de La Tribune jusqu'a "il est vrai que l'enquete a ete realisee au mois de Mai..." Mais pourquoi publier un tel article qui, en Juillet, n'a plus aucun sens ?
Réponse de le 13/07/2011 à 14:31 :
L'article sert à influencer les masses qui ignorent la situation réelle du marché de l'emploi. D'ailleurs un des seuls indicateurs sérieux d'une reprise de l'activité est bien le marché de l'emploi. Bien sûr, la publicité, les indices de confiance et quelques autres indicateurs macroéconomiques ont leur importance mais nous sommes loin de l'euphorie annoncée.

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