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ÉconomieFrance

Sarkozy fusille le projet PS de suppression du quotient familial

latribune.fr, avec Reuters

Publié le 10 janvier 2012 à 12:12 - Mis à jour le 10 janvier 2012 à 12:22

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Nicolas Sarkozy a estimé mardi que la suppression du quotient familial, envisagée par le Parti socialiste qui veut le remplacer par un crédit d'impôt profitant à un plus grand nombre de foyers, aurait des "conséquences dramatiques".

S'exprimant ce mardi lors de la présentation de ses voeux à la "France solidaire", à Mulhouse, le chef de l'Etat a déclaré que la préservation de "l'universalité de notre politique familiale" était "un acquis absolument majeur de notre modèle social" en même temps qu'un ciment de la société. "Je veux le dire en tant que chef de l'Etat, abroger le quotient familial aurait des conséquences absolument dramatiques pour la politique familiale de la Nation", a-t-il martelé.

Lors du traditionnel petit déjeuner de la majorité, mardi matin à l'Elysée, il a qualifié de "folie" le projet socialiste de suppression de cet avantage fiscal lié au nombre d'enfants à charge, a rapporté un participant.

Ce dispositif, d'un coût annuel estimé à 10 milliards d'euros, profite seulement aux 50% de foyers acquittant l'impôt sur le revenu, les principaux bénéficiaires étant les plus aisés qui ont le plus grand nombre d'enfants. Pour Nicolas Sarkozy, il représente l'aide familiale de 4,5 millions de familles. "Notre politique familiale fonctionne, pourquoi vouloir la détruire ?", a-t-il demandé. "S'il est un domaine où le consensus entre nous devrait être respecté, c'est celui de la politique familiale."

Elle permet, selon lui, de faire progresser de 150.000 personnes chaque année la population active et explique que le taux de fécondité de la France soit un des plus élevés d'Europe. "Je n'accepterai jamais qu'on remette en cause cette politique famille", a-t-il indiqué. Selon un participant à la réunion de l'UMP, il a appelé la majorité à "monter au créneau" sur ce sujet et à multiplier les critiques contre le candidat socialiste.

François Fillon aussi...

Le Premier ministre a relayé le message lors de la réunion du groupe UMP de l'Assemblée nationale. "Plus le temps passe et plus il (François Hollande) s'en prend aux atouts de notre pays. Après le nucléaire, la réforme des retraites, la réforme fiscale c'est au tour maintenant de la politique familiale", a-t-il dit selon plusieurs députés.

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Pour la ministre du Budget, Valérie Pécresse, "c'est une solution qui sera un coup de massue : un coup de massue pour les classes moyennes et un coup de massue pour les familles parce qu'il y aura 3,5 millions de ménages qui vont perdre, à partir de trois smic, et particulièrement les familles nombreuses, à partir de trois enfants", a-t-elle estime sur France 2. "Notre politique familiale est aussi une politique sociale. L'allocation de rentrée scolaire par exemple est donnée aux ménages les plus fragiles (...) Les allocations familiales sont aussi modulées en fonction des revenus des familles."

Le président du groupe UMP de l'Assemblée nationale, Christian Jacob, a jugé qu'il s'agissait d'une "attaque en règle contre les familles". "En période de crise vouloir opposer les familles, vouloir organiser une pseudo-répartition financière sur le dos des enfants, on touche là à un fondement de notre modèle social et à un sujet qui fait consensus depuis 1945", a-t-il déclaré lors de son point de presse hebdomadaire.

À lire également

  • Le PS pour une suppression du quotient familial

Le président du groupe du Nouveau centre (NC), Yvan Lachaud, y est allé lui aussi de son petit couplet. "C'est une erreur de plus de M. Hollande", a-t-il dit lors de son point de presse hebdomadaire. "S'il est sujet sur lequel la France est bien placée en Europe, c'est sur son taux de natalité, sur sa bonne politique familiale. Toucher à quelque chose qui fonctionne bien comme le quotient familial me parait dramatique", a-t-il ajouté.

De son côté, François Hollande a déclaré ce mardi qu'il ne voulait "pas supprimer le quotient familial" mais "le moduler".

latribune.fr, avec Reuters

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