Dans la foulée de la note française, S&P dégrade celles d'EDF, de RTE et de la SNCF

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L'agence de notation Standard & Poor's (SP) a annoncé la dégradation d'un cran de la note d'EDF et de sa filiale RTE, ainsi que celle de la SNCF, quatre jours après celle de la note souveraine de la France ainsi que de plusieurs pays de la zone euro. RFF, l'Unedic, la Cades, l'AP-HP, ..., sont aussi dégradés.

L'agence Standard & Poor's annonce ce mardi avoir révisé les notations et/ou perspectives de quatorze entreprises semi-publiques de la zone euro, réduisant notamment d'un cran les notes d' EDF, RTE et de la SNCF. Ces entreprises avaient été placées sous surveillance avec implication négative le 8 décembre.

Ces décisions font suite à d'autres décisions de rating touchant seize des dix-sept pays de la zone euro, précise l'agence.

Parmi les entreprises concernées figurent les entités françaises suivantes : Aéroports de Paris : A+ confirmé (note à long terme) Perspective négative ; Electricité de France : ramené de AA- à A+ (note à LT) et ramené de A-1+ à A-1 (note à court terme) avec perspective stable ; RTE EDF Transports : ramené de AA- à A+ (note à LT) et ramené de A-1+ à A-1 (note à CT) avec erspective stable ; SNCF : ramené de AA+ à AA (note à LT) et A-1+ confirmé (note à CT) avec perspective négative.

Plus tard dans la journée, l'agence de notation a dégradé d'un cran huit entreprises ou organisations publiques françaises, dont Réseau Ferré de France (RFF), l'Unedic, la Cades et l'AP-HP (Hôpitaux de Paris). Ces quatre poids lourds du secteur public perdent tous leur triple A pour descendre à AA+, avec une perspective négative sur la note signifiant que SP envisage une autre dégradation à moyen terme, soit la même situation que la note souveraine française.

Sont également affectés (de AAA à AA+), l'Etablissement public du quartier d'affaires de la Défense (EPAD), la Société anonyme de gestion des stocks de sécurité, la Caisse nationale des autoroutes et l'Agence française de développement (AFD).

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Commentaires
a écrit le 19/01/2012 à 9:03 :
...donc se trouve ipso facto dégradée la part de la note relative à la politique sociale de ces entreprises et la gabgie qui règne au sein de leur dispendieux CE!
a écrit le 18/01/2012 à 15:24 :
Sarkosy a dit que la perte du triple A ne change rien. Il a simplement oublié que la caution ultime de ces grandes entreprises publiques ou semi-publiques ainsi que les collectivités locales bénéficient de la garantie du gouvernement. La dégradation de cette garantie fait automatiquement monter les taux d'emprunts de ces entités. Sarkosy doit considérer cela comme négligeable.
Réponse de le 18/01/2012 à 17:23 :
NS comme tous les politiques n'entendent rien à l'économie, ils veulent simplement le pouvoir. Faisons comme eux et sauvegardons nos intérêts individuels, c'est en accroisssant nos richesses individuelles que nous enrichirons le collectif et laissons tomber ces notions de solidarité qui font le lit des intérêts capitaliste. Soyons riches individuellement et nous serons riches collectivement.
a écrit le 18/01/2012 à 15:02 :
Je propose de dégrader SP à la plus basse note de façon à ne plus en tenir compte dans ses commentaires. Nous sommes dans une véritable tentative de piraterie économico-financière de la part des USA. La dette est salutaire et nécessaire pour un économie car elle est productive de plus-values. L'endettement produit de la richesse, mais autant ne pas en parler puisqu'elle captée par les entreprises. Mais l'aubaine est trop bonne pour certaines entreprises d'augmenter leur marge en diminuant la masse salariale, c'est hélas un ressort bien connu du fonctionnement capitalistique. La zone euro ne s'écroulera pas, les réductions d'effectifs non rien à voir avec la situation actuelle et répétons-le nous ne sommes pas en crise. Mais un citoyen inquiet est un électeur captif.
a écrit le 18/01/2012 à 10:25 :
Toute cette agitation me fait penser à ce navire en train de sombrer pendant que les marins se disputent au sujet de la notation sur l?étanchéité du navire. Les chiffres déments de notre endettement, de notre déficit commercial et de notre désindustrialisation sont occultés par une dispute byzantine sur une note et tout le monde y va de son commentaire! Pendant ce temps là, les allemands et les hollandais, eux, travaillent. Tout s'explique, les agences de notation ont raison.
a écrit le 18/01/2012 à 8:44 :
De mieux en mieux, S&P en rajoute pour encore plus démoraliser les français;bientôt, ils vont noter la façon de se coiffer ou de s'habiller!

C'est sans doute mieux aus USA, pays super-endetté et roi des inégalités, ou les riches méprisent les pauvres qui crèvent de faim!
a écrit le 18/01/2012 à 7:56 :
La bonne nouvelle serait de lire " Public company for sale" comme l'ont déjà fait depuis plusieurs années des pays comme le Canada ou la Suède et qui aujourd'hui en pleine tempête économique naviguent avec sérénités.
a écrit le 18/01/2012 à 7:28 :
N'oublions pas que S&P avait noté Lehman Brosers AAA 2 semaines avant sa faillite! Cette agence n'a jamais eu de crédibilité, alors n'en parlons plus.
a écrit le 17/01/2012 à 22:12 :
la dégradation des entreprises à majorité publique n'est que la conséquence de la perte du AAA de l'état français.Il s'agit de la même crédibilité .On aurait pu espérer de SP un peu plus de finesse et de discernement.En effet les comptes d'EDF sont très favorables sauf si les écolos arrivent à lui tuer le pactole nucléaire et l'aasassiner avec des coutsde rachat de l'électricité des eoliennes.Pour la SNCF ,on peut difficillement difficillement espérer une baisse des tarifs
a écrit le 17/01/2012 à 21:58 :
La perte du AAA était claire puisque juste avant Noël, toutes les banques françaises, y compris la Banque Postale (soutien pourri des pourris de la Dexia), ont été dégradées par les agences de notation. Celle de la France dans sa globalité n'était donc pas loin, et je me souviens même d'avoir dit à la radio qu'elle devrait arriver vers la fin janvier. A partir de maintenant, tout va nous coûter plus cher (nos emprunts) sur les marchés financiers, et si officiellement il nous faudra trouver 85 milliards de plus (au bas mot), on peut sans problème mettre la barre à 200 milliards. La situation sociale va devenir explosive, surtout après la hausse de la TVA et autres taxes de ce début d'année qui vont peser très très lourd dans les comptes des ménages et dont les effets n'ont pas encore bien été vus par les Français, mais qu'ils ne manqueront pas de voir sur leur compte bancaire vers le 20 ou 25 janvier 2012...

N'oubliez pas: lorsque Enron a perdu son AAA, eh bien il a été immédiatement obligé de mettre 20 millions de dollars en cash en garantie de l'une de ses obligations. Et bing, Enron n'a pas pu tricher encore plus (grâce à l'aide des banques US) et le tapis lui a été retiré sous les pieds, d'où sa faillite aussi soudaine. Il en sera de même pour beaucoup de sociétés, pme, etc. françaises qui devront aligner des garanties supplémentaires, et de fil en aiguille le circuit financier va ralentir. Nous sommes donc partis vers 23% de chômage OFFICIEL comme en Espagne aujourd'hui (chiffre novembre 2011 tombé début janvier 2012) et ce n'est certainement pas François Hollande qui va nous sortir de là avec sa décision d'embaucher des profs. S'il y en a bien un qui n'a plus de programme économique, c'est lui.
Réponse de le 18/01/2012 à 7:37 :
L'heure de vérité viendra jeudi avec les taux à 10 ans. Les grands investisseurs ce méfient de plus en plus des agences de notation leur avis devient relatif. Demander des taux de + en + élevé c'est aussi couper la branche sur laquelle elles sont assises.S§P cherche une crédibilité perdue avec l'affaire Lehman
a écrit le 17/01/2012 à 19:37 :
Standard and Poor n'est même plus écouté. Ses notations deviennent ridicules. Ils tirent à feu nourri sur la France et l'Europe, mais ils ne tirent plus que des balles à blanc, plus de balles réelles à disposition, plus de munitions. Quand est-ce que l'Europe va riposter pour définitivement descendre ce cheval de Troie? Les investisseurs ne s'y trompent plus, ils ont été roulés dans la farine. Bientôt le vrai show va commencer... Mesdames, Messieurs, retournez vous et regardez: les USA, l'Angleterre! Feu!
Réponse de le 17/01/2012 à 22:55 :
Bien de votre avis
Mais il faudrait que les investisseurs cessent de rémunérer Standard & Poor?s, car les entreprises payent pour que les agences de notation fassent ce travail. Si elles ne suivent plus S & P, qu?elles dénoncent leur contrat
C?est la seule manière de faire cesser cette comédie mais je n?y crois pas trop
Réponse de le 18/01/2012 à 5:45 :
Lol on veut casser le thermomètre pour ne pas voir que nous sommes en situation de surendettement; Aujourd'hui, ce n'est non seulement la construction hâtive et hasardeuse de l'Euro qui est remise en cause, ce n'est non seulement le surendettement des Etats, des ménages et des entreprises qui est visé, mais bien, tout compte fait, la création illimitée du crédit qui est responsable de la situation où nous sommes....
a écrit le 17/01/2012 à 19:36 :
nos gouvernants veulent nos faire manger des patates et encore en nourriture de luxe
le rutabaga en plat de tout le monde
a écrit le 17/01/2012 à 19:22 :
Dégrader la valeur de nos entreprises ferait du bien aux fonds de pension américains de la CGII principal actionnaire de McGraw Hill société mére de S&P, nous ne sommes pas parfait mais nous sommes face aux requins US qui diminue nos valeurs pour penétrer nos marchés tel qu'ils l'ont déjà fait pour Accor thalés et bien d'autres
a écrit le 17/01/2012 à 17:50 :

NOTER INDIVIDUELLEMENT CHACUN DE NOS MINISTRES !!!!oui
Réponse de le 17/01/2012 à 19:41 :
A priori, les Juges s'en chargent.
a écrit le 17/01/2012 à 17:32 :
Il faut supprimer le droit de grève...et le droit d'opinion, et puis tous les droits. Ne pensez plus, on pense pour vous. Les penseurs savent ce qui est bien pour vous, la grève c'est de l'enfantillage, c'est dépassé. Manipulation et brèves de comptoir, poujadisme. Quand les rues seront pleines de manifestants non encadrés, que le pays sera au bord de la guerre civile,ON (qui est un c...comme chacun sait) regrettera le temps des grandes grèves orchestrées par les centrales syndicales. Dures, justes mais républicaines.
a écrit le 17/01/2012 à 17:04 :
Bravo ! Ces trois talons d Achille de l economie française qui se gavent de greve ,d argent de contribuables, des comites d entreprises richisssimes pendant que le peuple se serre la ceinture !
Réponse de le 18/01/2012 à 14:32 :
vous n'avez rien compris , une bonne occasion de dire qu'edf doit rapporter du fric aux actionnaires et ne doit plus faire de cadeaux ni aux consommateurs (peréquation trtarifs régulés, tarif social et bien sur ni aux pas des salariés) une vrai logique libérale en sorte .
a écrit le 17/01/2012 à 16:23 :
tout ceci est hélas logique dans la démarche. Un seul petit bémol. pouquoi cette différence d'appréciation entre les 3 grandes agences ? Les critères retenues par les unes et les autres sont ils essentiellement techniques ? Apparemment non. Question subsidiaire : Quel critère supplémentaire est pris en compte par S & P ? N'y aurait il pas par hasard une petite touche politique?
Réponse de le 17/01/2012 à 17:48 :
En fait les modèles et les indicateurs retenus sont comparables pour chacune des agences. Des projections sur Excel pour la croissance, l emploi l inflation le niveau de déficits et de dettes (à rapporter au PIB par exemple) les conditions de financement et d autres critères du même type.Ensuite ils estiment les perspectives. Mais chacune à ses préférences. S&P par exemple est très regardant sur la gouvernance et la "fiabilité" des dirigeants. Ils ont ainsi dégradé les US au moment ou un accord sur le relèvement du plafond de la dette cet été ne passait pas du tout au Sénat. Moody s en revanche est moins sensible à c critère un peu moins objectifs et privilégie d une part l état global de l économie et surtout les différentes entreprises visant à combattre les difficultés du moment. Ceci explique donc peut être cela :)
a écrit le 17/01/2012 à 16:22 :
une chouette opportunité pour edf d'annoncer une hausse des prix afin de rassurer le marché..
a écrit le 17/01/2012 à 16:21 :
quand aurons nous une belle et bonne agence de notation européenne? on pourrait dégrader les cies américaines, les états anglos saxons qui ont des dettes, et pourquoi pas la city de londres?
dans les critères retenus on mettrait quelques points plus délicats: aspects sociaux, aspects humains, les bonus et la spéculation sur les produits alimentaires....
chiche??
Réponse de le 17/01/2012 à 16:44 :
Fitch, l'une des trois principales agences de notation est à capitaux Français, Groupe Fimalac. Standard & Poor's est le leader, avec Moody's ces trois là font 90% du marché. Il y a 150 agences dans le monde. Ce sont les compagnies qui les payent pour être notées. Les états payent parfois, pas toujours.
Réponse de le 17/01/2012 à 16:49 :
@ albert,
Pourquoi n'en créez vous pas une?
Ce n'est pas bien compliqué vous savez.
a écrit le 17/01/2012 à 16:06 :
SNCF : ramené de AA+ à AA (*)... vu les jours de gréve .. ils sont sympa !
a écrit le 17/01/2012 à 16:00 :
Et pourquoi S&P's ne remplaceraient-ils pas nos profs de Facs, de lycées, de collèges et nos instituteurs ??? Au moins ils pourront noter tout un tas de monde.....mais qu'est-ce qu'ils sont pénibles avec leur AA-3+, BBc2*M, ZZy4++ !!
Réponse de le 17/01/2012 à 17:39 :
Vous avez raison ils ont oublié de noter l'éducation nationale! (rire du jour)
a écrit le 17/01/2012 à 15:53 :
mais ils se prennent pour qui ces gens-là !!!!!!!!!!!!!!!

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