La France des plans sociaux

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Madrange, Ossabois, LyondellBasell, Chomarat Textiles Industries, Mont Tauch... Tous les salariés de ces entreprises ont en commun de vivre la dure réalité des plans sociaux. La Tribune a fait un tour d'horizon des restructurations d'entreprises en France avant le "sommet de crise" organisé à l'Élysée.

Avec ce « sommet de crise » organisé ce mercredi à l'Élysée, Nicolas Sarkozy abat l'une de ses dernières cartes avant le premier tour de la présidentielle. L'objectif de ce rendez-vous est ambitieux : à court terme, il s'agit de faire baisser le nombre de demandeurs d'emploi avec des mesures d'urgence portant sur le chômage partiel, les moyens de Pôle emploi. À plus long terme, de restaurer la compétitivité de l'industrie tricolore en allégeant le coût du travail, via la TVA sociale et des accords de compétitivité (lire aussi les points de vue de ce jour). Alors que la plupart des candidats ont fait du « made in France » l'un des thèmes majeurs de leur campagne, que les délocalisations sauvages ou programmées se multiplient, le prochain candidat Sarkozy veut montrer ainsi qu'il agira jusqu'au bout de son mandat.

L'urgence est d'autant plus grande que la dégradation par S&P de la note de la France inquiète l'opinion. Après avoir collecté les propositions des partenaires sociaux, l'Élysée veut donc aboutir à des propositions précises, que le chef de l'État pourrait annoncer aux Français le 29 janvier. En effet, l'emploi et le social seront décisifs dans l'élection à venir. Le risque de voir les plans sociaux se multiplier est considérable. Selon la société d'études Altares, le nombre des défaillances de PME de plus de 50 salariés a augmenté de 10 % entre 2010 et 2011. Sur un an, il a bondi de 35 % au cours du quatrième trimestre, rappelant les heures les plus sombres de la récession de 2009.

Peu de secteurs sont épargnés : les transports, l'hôtellerie-restauration, le bâtiment et les travaux publics connaissent déjà de sérieuses difficultés, difficultés aggravées lorsque l'entreprise est située dans un bassin économique déjà en souffrance et qui n'a pas fini de panser ses plaies. Mardi, en présentant ses voeux à la « France rurale » à Pamiers, Nicolas Sarkozy a rappelé que « le choix de compétitivité, le choix de l'emploi est un choix stratégique que les autres ont fait avant nous, qui leur a réussi et que nous devons faire maintenant ».

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Commentaires
a écrit le 19/01/2012 à 5:29 :
Qu'est ce qui est préférable: Encaisser un MAX d'impots et dépenser une fortune en allocation chomage/formations/pour les sans emplois crées par cette situation ou....... réduire les impots et permettre le retour à l'emploi.. sans y engloutir une fortune....? La logique ne semble pas fonctionner en France.... Impot-Land !! on est mal barrés !!
a écrit le 18/01/2012 à 15:52 :
Contrairement à ce qu'écrit La Tribune, l'opinion publique française n'est pas si inquiète que cela de la rétrogradation d'un cran de la cotation de la France chez S&P. Les deux autres agences n'ont opéré aucune rétrogradation et n'envisagent même pas de le faire. Après l'agence de cotation la presse joue elle aussi l'accélérateur d'angoisse, donc de crise. On voit très bien qui profite et qui ne profite pas de cette attitude.
Réponse de le 18/01/2012 à 16:19 :
non, on voit pas bien...du moins on est pas sûr de voir la même chose....du côté des spéculateurs anglo saxons?? alors oui.
a écrit le 18/01/2012 à 10:36 :
le gros problème,c'est que l?état accepte le chantage des grosses entreprise,des aides financières,des baisses de charge,des baisses de tva et encore et encore;et tous sa sent rien donner en retours,ni augmentation des salaires, ni embauche.seulement des fermetures d'usine pour en ouvrir d'autre a l?étranger.le gouvernement et les entreprises sont entrain de faire crever la France.
a écrit le 18/01/2012 à 9:15 :
les entreprises continuent de licencier en masse pour plus de profits c'est une honte.au de là de 50ans et plus les entreprises n'embauchent plus.Donc il est plus difficile de retrouver un travail.Et les formations proposer par les pôles emploi ne son pas bien adapter.traviller plus pour gagner moins.
a écrit le 18/01/2012 à 9:11 :
Ils vont tiout faire SAUF renoncer à leur idéologie libérale qui autorise des pays sans aide sociale et aux salaires très bas à concurrencer notre pauvre industrie nationale étoufée par les dépenses exorbitantes du millefeuilles démocratique (Etat, collectivités locales,etc.)
a écrit le 18/01/2012 à 9:06 :
L'année 2012 et suivantes vont être particulièrement meurtrières pour les jeunes à la recherche d'un emploi. La France s'enfonce dans la misère. Avec une immigration extra-européenne massive et ses conséquences c'est bonjour les dégâts et bonjour tristesse. Hélas.
a écrit le 18/01/2012 à 8:33 :
Meme avec un salaire tres bas, l'employe(e) francais(e) est le plus cher(e) au monde. Pourquoi un investisseur serieux voudrait ouvrir en France. De plus ce(tte) meme employe(e) va faire greve deux jours apres son embauche.
Réponse de le 18/01/2012 à 9:48 :
votre message n'est que mensonge et provocation...vos affirmations sont sans preuve.
Je ne sais pas si pour finir le plus dangereux pour notre pays ne sont pas des personnes comme vous qui n'ont même plus le courage et l'honneteté de défendre leur pays...mais qui ont quand même le droit (et le devoir) de voter !!!!!
a écrit le 18/01/2012 à 8:16 :
Tout cela arrive bien tard. C'était en 2007 qu'il fallait agir surtout en réduisant les dépenses de manière drastique. Toutes ces gesticulations de dernière minute ont quelque chose de pathétique.
a écrit le 18/01/2012 à 7:55 :
Le travail ne se décrète pas. Pour qu'une entreprise embauche, il lui faut du travail à donner et des perspectives à long terme. Inverser la tendance en période de stagnation et plus certainement de récession est un pari impossible. Croire que la baisse des salaires, la flexibilité, les allègements de charges sont une solution est une escroquerie. Les entreprises vont bénéficier des allègements de charges,de la flexibilité, des avantages des contrats CDD à temps partiels, et il y aura encore plus de travailleurs pauvres. Un sous prolétariat à la chinoise, une main d'oeuvre jetable.
50 ans pour arriver à ce résultat! Merci le néo-libéralisme.

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