Eva Joly veut supprimer les grandes écoles
latribune.fr (avec AFP)
latribune.fr (avec AFP)
Au cours d'une journée d'interpellation des candidats par la fédération de parents d'élèves FCPE organisée à La Bellevilloise dans le XXe arrondissement de Paris, la candidate d'Europe Ecologie-Les Verts (EELV) à l'élection présidentielle a prôné un système éducatif moins élitiste et souhaité la création de 20.000 postes.
Elle dénonce une "école à bout de souffle" et "200 ans de tradition élitiste", et déplore un quinquennat qui se termine par "une dérive des inégalités" et "une dégradation de notre école" qu'elle attribue notamment au "non remplacement d'un enseignant sur deux" et à "la suppression des structures d'aide" contre l'échec scolaire, comme les "Rased".
Eva Joly plaide pour une "école devant former des citoyens capables de prendre la parole en public, de comprendre les grands enjeux et de pouvoir dire non". Pour cela, elle prône notamment 20.000 recrutements dans l'Education nationale, des formations professionnelles et permanentes pour les enseignants, une carte scolaire "qui assure la mixité sociale" et une offre de scolarité en maternelle "dès deux ans dans les quartiers difficiles". La candidate écologiste souhaite "des écoles dans de mêmes lieux de six à seize ans", des équipes pédagogiques stables et un "véritable statut pour les parents d'élèves".
Fondre les grandes écoles dans les universités
Sans vouloir déclencher de guerre scolaire entre le public et le privé, elle insiste sur les obligations de service public pesant sur les écoles qui bénéficient de fonds publics", notamment en termes d'accueil des élèves et de mixité sociale.
Dans le supérieur, elle veut "fondre les grandes écoles ( des lieux de reproduction des élites, selon elle) dans les universités" ce qui en élèverait le niveau tout en permettant à tous d'accéder à l'enseignement supérieur.
À lire également
Philippe Poutou (candidat du NPA) et Claude Goasguen comme représentant de Nicolas Sarkozy (UMP) étaient intervenus avant elle, elle seule a été très applaudie, alors que les relations de la salle avec Claude Goasguen ont parfois été tendues.
Jean-Luc Mélenchon (Front de gauche), François Hollande (PS) et Jacqueline Gourault au nom de François Bayrou (Modem) seront également interrogés dans l'après-midi.
Alertes en temps réel sur les informations économiques majeures.

latribune.fr (avec AFP)
Après chaque consultation médicale, le gouvernement veut afficher la facture de la Sécu par SMS
Transparence salariale : la France accélère la transposition sous pression européenne
Budget : le gouvernement pris dans un scénario noir
Moins nombreux et plus diplômés : le profil des nouveaux immigrés en France